
Non! En effet, trois chapitres encore pour la fin! Et les voici...
21 ) Le début du dénouement.
Wart regardait fixement toutes les personnes assises devant lui, dans le salon des Toadstools.
Mario et Peach, les habitants d’une maison hantée.
Luigi, ingénieur dans le son et lumière, et sa femme, Daisy, ancien membre d’une secte.
Waluigi, toujours à la recherche de sa « @¤£$ de pelle » .
Papy Champi, toujours aussi blême et tremblant.
Il ne manquait que les enfants des deux couples, qui jouaient dans le jardin, ainsi que le regretté Meuh et l’un peu moins regretté Boo…
Wart inspira longuement, et commença :
Wart : Messieurs, Mesdames, nous voici réunis en cet après-midi pour tenter de résoudre une bien sombre affaire. Je suis venu dans ce quartier dans l’unique but de percer les secrets d’une maison hantée. Bien vite, je remarquai que tous les habitants du coin n’étaient pas clairs… Je savais, par exemple, que le libraire, Meuh, avait quelques lourds secrets… Des secrets, qui lui ont causé la mort.
Mario : Et quel genre de secrets, inspecteur ?
Wart : Nous en reparlerons. Partons plutôt de l’arme du crime, la pelle rouge de monsieur Waluigi.
Waluigi : Je vous ai déjà dis que j’étais innocent !
Wart : Malheureusement, vos dires peuvent très bien n’êtres que mensonges… Néanmoins…
Waluigi : Mais…
Wart : NEANMOINS, il est impossible que vous soyez coupable de ce meurtre. En effet, j’ai eu la bonne idée de regarder l’heure, sue les lieux du crime. Il était 15H 30. Or, vous prenez des cours de tennis tous les jours, de 15H à 16H 30. J’ai vérifié auprès de votre entraîneur, vous étiez bien présent en cours le jour du crime. Ce qui vous raye de la liste des suspects.
Waluigi : Ha ! Je savais bien que je n’étais pas coupable !
Wart : Vous n’êtes pas totalement rose dans cette histoire, monsieur. Alors, à votre place, je me tairais. J’ai alors pensé à Boo, qui formait un coupable idéal. Malheureusement, son meurtre peu de temps après laisse supposer que ce choix est erroné…
J’ai donc tenté d’établir des liens, entre les victimes et leurs relations avec le voisinage :
-Rappelez-vous, quelques jours plutôt-
«
En chemin, il croisa Luigi, qui parlait vivement avec Meuh. Ils avaient l’air de se disputer. Wart ne put saisir que les mots « Silence » et « Sinon ».
»
«
??? : Vous ne pouvez pas me demander de vous payez pour ça !
Boo : Et pourquoi pas ? Toute peine mérite salaire, non ?
??? : Mais on n’est même pas sûr que ma fortune se trouve sous ce terrain !
Boo : C’est votr’ problème.
??? : Vous n’avez pas le droit !
»
«
Boo : Attention à ce que vous dîtes, hein ! Ca pourrait vous retomber dessus !
Meuh : Pourquoi me menacer ? Vous oubliez que j’ai toutes les cartes en main !
Boo : Oui. A vous de bien jouer, donc. Ou vous risquez de perdre la partie…
»
-
Wart : Visiblement, Boo et Meuh avaient un différent entre eux. Et Luigi avait un compte à régler avec ledit Meuh… Coïncidence étonnante, vous ne trouvez pas ?
Luigi : Quoi ?! Vous m’accusez ?!
22) Les coupables dévoilés.
Wart : Calmez-vous, monsieur. Je ne vous accuse pas. Disons que… Je vous implique fortement dans cette sinistre affaire.
Luigi : C’est intolérable d’entendre ça ! Quand je pense que j’ai raté mon spectacle de sons et lumières pour me faire insulter !
Wart : Avant de nous énerver, nous allons essayer de reproduire les évènements. Nous savons que le crime a eu lieu à 15H 30. Comme je l’ai déjà dit, Waluigi ne peut êtrel e coupable, bien que l’arme du meurtre lui appartienne.
Waluigi : On le saura…
Wart : Le meurtrier idéal aurait donc été Boo, le fossoyeur. Mais son décès récent annule cette hypothèse, pourtant très alléchante. Comme meurtriers présumés, il ne nous reste plus que Papy Champi, Luigi et Daisy. Car rappelons-le, Mario et Peach étaient chez leur notaire.
Luigi : Et moi, j’organisais un spectacle à cette heure.
Wart : J’allais le dire. Et je crois même que votre femme vous accompagnez.
Daisy : En effet.
Wart : Il ne reste donc plus qu’un suspect, Papy Champi.
Papy Champi : Qu… Quoi ? M… Moi ? M… Mais… non !
Wart : Excusez-moi, monsieur, mais je ne vois pas d’autres personnes possibles… Tout le monde-ci présent possède un alibi à l’heure du crime, sauf vous.
Papy Champi : Et vous ! Qui nous prouve que ce n’est pas vous l’assassin ? Tous ces crimes ont commencé depuis que vous êtes là !
Waluigi : C’est vrai, ça… On était plutôt tranquille avant que vous arriviez…
Luigi : Votre venue ici n’a rien arrangée, au contraire !
Wart : En effet. Curieuse coïncidence, il faut l’avouer. Mais avant de m’accuser ouvertement, écoutez plutôt ce qui suit. Un de mes collègues dit souvent « Il faut prendre le bon bout de la raison ». Alors allons-y… Commençons par le début : la soit-disante maison « hantée ». Il m’est vite apparu qu’une personne bien vivante voulait du mal aux Toadstools…
Peach : Quelle horreur !
Mario : Du calme, chérie…
Wart : C’est notamment le couteau que j’ai retrouvé dans le jardin qui me fais penser cela. De plus, à force de dormir ici, j’ai remarqué un détail fort étrange : les bruits que l’on entend chaque nuit sont exactement les mêmes. Ils débutent toujours à la même heure et s’achèvent chaque soir au même moment. A la seconde près. Et j’ai également constaté un drôle de spectre dans la salle de bain, qui apparait la nuit et visible seulement sous un certain angle.
Mario : Que voulez-vous insinuer ?
Wart : Ces apparitions ne sont pas plus surnaturelles que vous et moi. Elles sont l’œuvre de technologies poussées et avancées. D’ailleurs, j’ai même retrouvé un micro dans votre maison. J’ai cru bêtement qu’il s’agissait d’un jouet de bébé Mario…
Peach : Mais pourquoi il y aurait-il des micros cachés dans notre maison ?
Wart : Pour vous faire peur. Pour vous faire fuir. Car quelqu’un ne désire pas votre présence dans ce quartier… Et, visiblement, les techniques utilisées pour générer ces « ectoplasmes » sont très complexes. Seul quelqu’un du métier pourrait réussir à obtenir un résultat si correct.
Luigi : Attendez, là… Je vous vois venir… Vous pensez à moi, c’est ça ?
Wart : Bien évidement. Et cela expliquerait bien des choses : vous vous infiltriez la nuit chez les Toadstools pour monter votre petit matériel. En cas de problème, vous vous armiez d’un couteau, pour vous défendre. Mais il semblerait qu’une nuit, vous vous êtes trompé de porte et êtes entré dans ma chambre. Et un autre soir, j’ai même failli vous avoir… Mais vous vous êtes enfuis par la fenêtre, vous blessant au passage, d’où la traînée de sang au mur, et votre plâtre.
Daisy : Dis-moi que ce n’est pas vrai, chéri !
Luigi : Bien… Bien sûr que non… C’est… complètement absurde…
Wart : Malheureusement pour vous, Meuh vous a vu, lors d’une de ses ballades nocturnes, vous mettant dans un drôle de pétrin…
Luigi : Je ne l’ai pas tué !
Wart : Je le sais bien, on l’a démontré au début de notre conversation… Mais néanmoins, c’est vous qui vous infiltriez dans cette demeure, car vous vouliez faire fuir les Toadstools.
Mario : Mais pourquoi, Luigi ?
Peach : Luigi… Luigi… Non ? Pas ce Luigi-là !
Luigi : Héhé… Salut, Peach… Ca va comme tu veux ? … …
Mario, Daisy : Vous vous connaissez ?
Peach : C’est l’homme dont j’étais follement amoureuse, avant que je ne te rencontre, Mario. Il m’avait promis monts et merveilles, puis il m’a abandonné comme une moins-que-rien !
Daisy : Quoi ? C’est vrai, ça ?
Luigi : Disons que…
Wart : Je suppose que c’est pour éviter cette situation embarrassante que vous vouliez faire fuir les Toadstools, n’est-ce pas ?
Luigi : …
Peach, Daisy : Espèce de monstre !
Wart : Voilà donc une première affaire de réglée. Meuh a surpris Luigi, d’où leur dispute. Cependant, Luigi n’a pas l’âme d’un criminel. Il n’aurait jamais osé s’en prendre à la vie de quelqu’un. Ce qui nous ramène à vous, monsieur…
Papy Champi : Vous êtes donc vraiment sûr de ce que vous insinuez, alors ?
Wart : Absolument. Vous êtes le doyen de ce quartier, celui qui habite ici depuis le plus longtemps. Et je crois savoir que vous êtes très intéressé par les héritages…
Papy Champi : Et alors ?
Wart : J’ai inspecté votre dossier, monsieur. On vous accuse notamment, il y a de cela une vingtaine d’années, de détournement d’argent. Vous avez su vous débrouiller pour qu’on vous lave de toute accusation, en vous arrangeant notamment pour que l’on ne retrouve pas l’argent. Argent que vous avez enterré aux alentours de la maison des Toadstools, si je ne m’abuse…
Papy Champi : C’est une vielle histoire ça. C’est du passé. J’ai quand même le droit de me faire pardonner, après tant d’années, non ?
Wart : Pas lorsque vous récidivez, désolé. Vous avez demandez à Boo de creuser pour vous. Comme ça, personne ne pourrait vous accuser, et tous les soupçons iraient sur le fossoyeur. Belle stratégie, il faut l’avouer. Malheureusement pour vous, Boo a vu là une occasion de s’enrichir. Il vous réclamait donc un salaire en échange de son « service ».
Papy Champi : Le misérable voyou…
Wart : Et comble de malchance, Meuh, décidément fort curieux, a surpris Boo en train de creuser son trou. Ce qui explique la dispute entre ces deux personnes. Boo était de plus en plus stressé de travailler pour vous, et il vous menaçait toujours plus de vous dénoncer… car il savait que c’était vous, le meurtrier de Meuh… Alors, ne prenant aucun risque, vous avez préféré tuer le fossoyeur.
Papy Champi : Mais vous n’avez aucune preuve de ce que vous insinuez, mon jeune garçon ! Allez dire à la cours que j’ai détourné de l’argent et que j’ai tué deux personnes. C’est certes vrai, mais sans preuve, on vous rira au nez !
* Wart sort un magnétophone de sa poche *
Wart : Mais la preuve, vous venez de me la donner, mon cher...
23 ) La fin de l’enquête
Avez-vous déjà eu la fantastique impression que tout se passe bien pour vous ? Que rien ne peut plus aller de travers ? L’immense sensation de puissance et de bien-être ? Wart ressentait cela à chaque enquête finement élucidée…
-
Papy Champi : …
Wart : Maintenant que nous savons qui voulait faire partir les Toadstools, et qui a tué Meuh et Boo, nous avons encore quelques problèmes à résoudre… En effet, il se trouve que j’ai eu la surprise, il y a de cela quelques jours, de voir Waluigi espionner Luigi et Daisy.
Luigi, Daisy : Quoi ?
Waluigi : Je vous ai dis que je vérifiais si tout se passait bien…
Wart : A d’autres, monsieur, à d’autres… Il m’a donc semblé intéressant de faire un lien entre le couple et Waluigi. Il m’a vite parut évident que Luigi n’avait rien à voir dans cette histoire.
Luigi : Et comment ! Je le serais si ce type jouait un rôle dans ma vie !
Wart : Ben justement, il y joue un rôle… indirectement…
Luigi : Comment ça ?
Wart : Je pense ne pas me tromper en affirmant que c’est votre femme qui a voulu emménager dans ce quartier ?
Luigi : En effet… Mais quel rapport avec Waluigi ?
Wart : J’ai découvert que Daisy appartenait, il y a de cela quelques années, à une secte, qui se fait appeler « Secte Des Koopatriotes ».
Luigi : … Je me suis marié avec une sectateure ?
Daisy : Tu veux qu’on reparle de tes infidélités ?
Wart : Or, il semblerait que Daisy ne supportait plus la rudesse de sa vie. Elle a donc fuis la secte, et a décidé de refaire sa vie. C’est ainsi qu’elle vous a rencontré, Luigi. Mais Daisy se savait suivie : on ne quitte pas une secte impunément… Or, j’ai découvert une bague chez Waluigui. Une bague portant les initiales « SDK ». Les initiales du nom de la fameuse secte…
Waluigi : Elle nous a trahit. Elle doit être punie…
Wart : Et vous, vous méritez d’être condamné pour harcèlement. Je comprends mieux votre caractère antipathique, maintenant. Côtoyer des gens « normaux » en étant membre d’une secte, ça doit donner un drôle d’effet…
Peach : Mon ex’… Un vieux meurtrier… Des sectes… C’est un quartier de fous !
Mario : La prochaine fois que tu as une « superbe affaire » en vue, fais-le moi savoir avant de te précipiter…
-
Oui, Wart était fier de lui : il avait une fois de plus résolu une affaire plus que difficile. Les Toadstools pouvaient être contents de l’avoir engagé…
Mario : Merci beaucoup, monsieur. Sans vous, je crois que l’on serait devenu fous !
Peach : Mais l’ennui, c’est qu’avec l’achat de la maison, on va avoir du mal à vous payer convenablement…
Wart : Vous savez, j’ai connu assez d’affaires pour vivre sans travailler. L’aventure que vous m’avez offert m’est amplement suffisante, rassurez-vous.
Pour Wart, rien n’était plus satisfaisant qu’une enquête achevée dans les règles de l’art. C’est donc avec un sourire aux lèvres qu’il s’installa derrière le volant de sa voiture. Mais juste avant de partir, il vit Bébé Mario courir vers lui.
Bébé Mario : Vous partez déjà, m’sieur ?
Wart : Vois-tu, je suis venu pour une affaire unique, et je pars en en ayant résolu trois. Je ne m’en sors pas trop mal, non ?
Bébé Mario : Je n’en suis pas si sûr… Je me pose encore plein de questions…
Wart : Ha oui ? Et quel genre de questions ?
Bébé Mario : Que faites-vous de la voix que j’ai entendue dans la cuisine ? Aucun micro n’a été trouvé dans cette pièce…
Wart : Ben…
Bébé Mario : Et le fantôme du chat mort ? Et comment pouvez-vous expliquer le cadavre de Jean Peplu qui part de la cave pour se retrouver dans le trou creusé par le fossoyeur ?
Wart : Mais comment tu connais toutes ces histoires, toi ?
Bébé Mario : Si je vous le disais, vous ne me croirez pas… Sauf si vous croyez aux revenants, mais j’en doute…
Malheureusement, toutes nos périodes de bonheur pur cachent souvent une zone d’ombre. Une zone que l’on voit toujours trop tard. Et qui nous prend toujours de revers, pour ébranler nos certitudes…
C’est ainsi que Wart jeta un dernier regard à la maison du 13, Rue des Champignons. Après avoir soulevé les épaules, il démarra son véhicule, et s’éloigna.
Un miaulement sinistre surgit alors, déchirant la nuit.
FIN