
Chapitre 18 : apocalypse.
Heimdall…
La ville elfe était en proie à un bombardement de projectiles magiques qui passaient par-dessus la forêt d’Ymir et, dans celle-ci, l’une des colonnes ennemies menée par le général Xinas repoussait les créatures des futaies qui défendaient les habitants des bois tout en avançant inexorablement. Dans un autre contexte, à l’extérieur de la forêt d’Ymir, les faucons noirs fondaient en piqué sur l’ennemi et les chargeaient avec les loups noirs des plaines, amis des elfes.
Au corps à corps, les troupes elfiques et animales des deux camps présentes sur les collines se livraient une rencontre sans merci alors que, dans les bois, troublions et suidés assaillaient l’opposant dans des rixes sauvages. Les colonnes Sindaï recevaient des coups de becs, de têtes et du gaz et répondaient de décharges magiques ou de coups d’épée ou de lance.
Décapitant un énorme sanglier qui le chargeait, Xinas, le guerrier inflexible, écartait tout ennemi présent sur les pontons des marécages et fonçait tel un vaillant meneur en repoussant les insectes rouges des arbres qui le canardaient d’attaques mortelles. Faisant tourbillonner son sceptre, il stoppait les dangereux dards et écrasait les guêpes tueuses pendant que ses hommes affrontaient les phacochères et autres suidés présents sur leur route. Bondissant par-dessus un trou d’eau béant, il gagnait la berge solide quand trois gardes elfes d’Heimdall l’arrêtèrent de leurs lances.
« Halte ! Retournez sur vos pas et vous aurez la vie sauve !
-Soumettez-vous au Sindaï et vous serez épargnés. Dans le cas contraire, je devrai vous tuer.
-Quoi ?! Même si vous êtes aussi un elfe, nous ne pardonnerons pas cette injure ! A mort ! »
Les trois gardes se précipitèrent alors sur lui mais il sauta en l’air et pointa son arme vers le sol. Aussitôt, les elfes furent jetés à terre et le combattant imposant les laissa à ses troupes pour se ruer vers Heimdall où, au centre du village, l’Ancien l’attendait.
« Vous êtes le chef du village ? Alors pliez-vous à nos ordres et nous vous laisserons vivre !
-Vous êtes des elfes vous aussi… Pourquoi attaquer ce village pacifique ? Fit-il d’une voix calme.
-Parce-que j’en ai reçu l’ordre.
-Même si je suis vieux, je ne laisserai pas des envahisseurs semer le trouble chez nous. En garde ! Leva-t-il les mains alors qu’une grande énergie verte émanait de celui-ci.
-Vous ne me laissez pas le choix… »
Ozette…
Reconstruit depuis très récemment, le bourg caché dans la campagne forestière avait retrouvé sa splendeur d’antan et de nouvelles maisons bâties dans les arbres avaient vu le jours avec de nouvelles ramifications des branches aériennes géantes. Sur la place autrefois dévastée, une grande chapelle accolée à la falaise aux murs de planches en bois sacré siégeait et ses vitraux magnifiques taillés par le nain Altessa devaient êtres superbes par temps clair.
Les survivants de l’attaque du Cruxis avaient reconstruit un village encore plus beau que le précédent mais les blessures étaient encore vives dans le cœur des gens et ce temps de mauvais augure les avait fait rentrer chez eux. Un vent glacial ballottait les lanternes jaunes et les cloches de l’édifice sacrée pendant que le bruit des arbres avait une sonorité peu rassurante.
Au sol, en bas du village, la maison de Préséa avait été également rénovée et des jonquilles poussant à ses bords se pliaient sous la houle fraîche alors que le toit sombre était doté d’une nouvelle étanchéité.
Une pluie diluvienne s’abattit alors peu à peu dans la contrée et trempa progressivement les lieux. Sur la tombe de son père bien entretenue, Préséa avait déposé des fleurs depuis peu et celles-ci étaient mouillées par l’averse lorsqu’une énorme patte couverte d’écailles les écrasa : se dévoilant de l’ombre , trois hydres géantes au teint verdâtre des marais et aux têtes multiples hérissés de crénelures venaient d’apparaître à la lisière de la forêt et elles se dirigeaient vers la maisonnette pour la détruire lorsqu’une lourde hache s’écrasa devant eux… pour révéler derrières les créatures, dans les arbres, un duo singulier.
« Avancez encore et c’est la mort !
-Vous feriez mieux de l’écouter, monstres marins. » L’épaula le second tandis que la foudre laissait apparaître leurs visages jusque-là dissimulés dans la pénombre : Préséa et Régal !
Altamira…
L’ancien paradis balnéaire recouvert en partie par les eaux continuait au même moment à être progressivement englouti par une marée contrôlée par Midahãn. Debout sur une tortue d’eau géante, celle-ci laissait ses monstres marins lacérer les habitants et les buildings s’effondraient les uns après les autres sous les coups des monstres venus des abysses. Arrachée par les innombrables bras des poulpes géants, la roue du parc d’attraction gisait dans l’eau avec un nombre incalculable de cadavres et les hydres de l’unité dévoraient avec les grandes méduses les survivants qui tombaient de la terrasse de la société Lézaréno ou du grand hôtel de la ville.
Se battant avec tout ce qui était à leur portée, vacanciers, hommes d’affaires, commerçants et ouvriers résistaient implacablement aux créatures qui grimpaient sur les murs et la défense était acharnée. Contemplant ce terrible spectacle depuis son 'poste' lointain, la meneuse ennemie paraissait s’ennuyer lorsque, dégainant tout à coup une étrange hallebarde, elle ordonna à ses monstres de se retirer d’un geste.
« Ils se replient ! Victoire ! Hurla l’un des rescapés.
-On a gagné !
-Pauvres idiots… Se moqua la dirigeante en souriant de leur naïveté. C’est au contraire le début de la fin ! »
Levant alors son arme, elle fut entourée d’un geyser et déclencha un raz-de-marée immense qui semblât se lever tel un cobra avant de se ruer sur ses victimes. Voyant la vague géante arriver sur eux, tous les citadins se retinrent à des choses solides et la tourmente les engloutit de ses eaux avant de laisser les flots se retirer… pour laisser voir une poignée de survivants.
« Les habitants de ce monde ont la vie dure… Ils l’auront voulu ! »
Dressant alors son doigt où se trouvait son étrange bague, la dirigeante des armées de la mer ouvrit d’énormes tourbillons autour de la cité qui disparaissait toujours peu à peu sous les eaux et des poissons volants jalonnés épines s’abattirent sur toute la ville en meurtrissant davantage ses habitants.
Envahissant de nouveau les deux hautes structures encore debout, tortues géantes et autres créatures marines s’en prenaient aux derniers hommes encore en vie et venaient d’atteindre maintenant les sommets encore au-dessus de la mer où une dizaine d’individus se débattaient avec désespoir et repoussaient inlassablement leurs assauts avec une force redoublée.
Décidée à achever le travail que n’arrivait pas visiblement à finir ses serviteurs, Midahãn joignit alors les deux mains pendant que ses prunelles brillaient d’un éclat bleu et un geyser titanesque arracha tout à coup le bâtiment de la société avant de le laisser retomber dans l’océan avec ses victimes. Altamira était rayée de la carte du monde…
Tiweïrâ…
Encerclée par une foule de bêtes venues des montagnes, de la forêt maléfique et du désert, le petit village d’où était native la prêtresse Miyana était harcelé par des fauves et ses habitants luttaient contre des plantes vivantes telles des Irissali ou bien contre des animaux devenus étrangement déchaînés depuis l’apparition de cet ouragan.
Surgissant des futaies montagneuses ou depuis le désert ; loups noirs, noctules, mantes rouges et autres créatures maléfiques s’abattaient en nombre sur le bourg aux maisons de chaux et les grizzlis mauves, tels des bulldozers, arrachaient les pavés verts des chemins pour les jeter sur les humains quand ils ne les lacéraient pas de leurs griffes acérées.
Au sommet de l’église alors assaillie, visible de dos, le général de ces troupes animalières à la longue queue semblable à celle des loups et aux oreilles animales laissait aussi ses bêtes faire le travail et ces dernières envahissaient les ruelles ainsi que l’avenue principale en ravageant tout sur leur passage.
Un écureuil posé sur son épaule couverte d’un habit de fourrure comme son corps, le chef de ces troupes restait à l’écart lorsqu’un pan entier de l’église se rompit tout à coup et menaça de s’écraser sur des loups de sa horde quand, fonçant vers eux avec une vitesse ahurissante, il les attrapa au passage et les sauva ainsi de la mort avant de bondir à nouveau sur son perchoir avec une agilité hors du commun. Attaqués par des vipères, les parents de Miyana qui s’étaient pourtant cloisonnés étaient acculés contre le mur et essayaient de les effrayer avec des bâtons.
Dehors, le village était mis à sac et les maisons dévastées par la force des puissants plantigrades dont les occupants étaient dévorés ou mis en pièces par les animaux meurtriers. Un groupe d’aventuriers, familiers au combat, parvenaient cependant à contenir les monstres et ceux-ci étaient momentanément stoppés lorsque le leader de cette faction particulière, plus petit que ses grizzlis, se dégagea tout à coup de ses créatures.
« Partez… ou je vous mettrai en pièces. Les fixa-t-il d’un regard bestial qui combinait à la fois calme et furie animale.
-Quoi ?! Un nabot qui se prétend capable de nous vaincre. Tu veux rire ? Se moqua l’un d’eux avant de se mettre à courir vers lui, épée levée. Tu vas mourir !
-Je vous aurai prévenu. »
Passant alors au milieu des aventuriers à la vitesse du vent, l’énigmatique général mi-elfe mi-animal les avait traversés et restait dans sa posture d’attaque lorsque ceux-ci tombèrent sur les pavés verts, déchirés par une griffe puissante et invisible.
« On ne bafoue pas un Naïjên. »
Meltokio…
Repliée au château, l’armée royale avait au même moment à faire avec les créatures volantes infernales du seigneur Likaël qui apparaissaient dans les cieux et supprimaient toute vie sur leur chemin. Sur les remparts, soldats et magiciens affrontaient les monstres terrifiants qui fondaient sur eux avant de s’envoler de nouveau et étaient impitoyablement éliminés dans des flots de plasma sanguin par les bêtes folles furieuses.
Les canons crachaient leurs boulets pour tenter de faire reculer les êtres démoniaques mais leurs corps résistaient aux impacts et ceux-ci ripostaient de jets ardents qui faisaient fondre les armes de guerre avant de lacérer leurs artilleurs de ces lasers venant de leur iris. Même à dix, les soldats ne parvenaient pas à égratigner un seul diable encerclé et les pertes étaient sévères chez les humains. La ville, en feu et à sang, était pareillement assaillie et ses villageois assassinés sans aucune distinction.
Ecrasant peu à peu les premières enseignes situées à l’étage inférieur, les troupes célestes du Sindaï ravageaient échoppes, tavernes, auberges et marchés et ne semblaient pas pouvoir être stopper. Atterrissant sur la célèbre aire de combat de Meltokio, 5 des diables unirent leurs pouvoirs et désintégrèrent le célèbre lieu de combat avant de s’en prendre à l’église de Martel qui fut réduite en cendres peu après par ces créatures extraordinaires nées d’elfes au cœur noir comme la nuit.
En plein cœur du carnage, l’être angélique sanguinaire qui avait affronté le groupe de Lloyd prenait plaisir à tuer les soldats dans des escarmouches sanglantes lorsque, surgissant des casernes, les chevaliers pontificaux équipés de leur lourdes et dures cuirasses s’opposèrent à leur tour aux êtres maudits pendant que leur chef provoquait l’ange en combat singulier. Souriant d’avance du futur meurtre, Likaël avait une apparence épouvantable et ses prunelles orangées brillèrent un court instant avant qu’il n’invite le commandant pontifical à l’attaquer de la main.
Simultanément, ses hommes se confrontaient aux diables sans craindre leurs griffes acérées et leur arrivée rendit leur courage aux soldats en garnison. Défonçant un pan entier de muraille tandis que ses congénères bombardaient la cité de flammes, l’une des créatures allait lacérer les chevaliers quand trois d’entre eux lui sautèrent dessus depuis les remparts et plongèrent leurs épées en plein dos.
Tuée net, la bête s’effondra sur le sol alors que, plus loin d’autres de ces bestioles affrontaient au corps à corps les paladins armés de leurs célèbres hallebardes. Un suite de séismes bouleversait le sol de temps en temps et renversait les soldats mais ils revenaient inlassablement à la charge et luttaient contre ces créatures de l’enfer sans craindre la peur. Ailleurs, les mages harcelaient d’autres de ces monstres depuis les tours mais des salves embrasées les réduisirent bientôt en poussière pendant que l’ennemi avançait dans la capitale.
Parallèlement, les archers postés en embuscades harcelaient les bêtes de flèches acérées et plusieurs d’entre elles furent abattues malgré leurs robustes peaux souples. En riposte, les autres décochaient des jets embrasés ou des lames de vents et l’hécatombe allait en grandissant chez les humains. Planant dans la voûte céleste, une dizaine de diables larguait des averse de projectiles de mana violet qui incendiaient les maisons encore debout et les autres -qui avaient pris pied sur la place du château- frappaient celui-ci de leurs poings en lézardant ses murs qui s’écroulaient progressivement.
Rivalisant avec le chef de ces démons, le commandant pontifical très entraîné à la hallebarde lui renvoyait ses attaques magiques avec une précision et une vitesse surprenante et l’ange semblait apprécier sa vélocité quand, brisant de son pied le sol de dalles jaunes, il invoqua un jet d’étoiles qui heurtèrent violemment son adversaire. Ayant résisté grâce à sa dure protection, le chef pontifical revint à la charge et lui asséna un terrible coup qui devait lui couper la tête quand il constata avec horreur que la hallebarde n’avait même pas entaillé son cou !
« Ce n’est pas…
-Une vermine, même renforcée d’une exsphère, reste une vermine ! » Lui dit alors son assaillant avant de le rejeter d’un terrifiant cyclone qui lacéra son armure en lui ouvrant de terribles blessures.
Voyant leur leader en danger, deux des chevaliers vinrent en renfort mais Likaël les tua de ses épines en déchiquetant leurs cuirasses et se rua sur leur commandant avant d’abaisser sa main vers lui. Esquivant le tranchant mortel qui coupa le sol, le leader exécuta un retourné et allait le frapper à nouveau lorsque, cette fois, son arme se brisa sur une défense magique de son ennemi.
« Mais que ?!
-Meurs ! »
Armant alors une tourmente atomique, celle-ci emporta le chevalier dans un des remparts et un flot de sang éclata en éclaboussant le terrible général Sindaï.
« Ha ha ha ha… L’ère du mal peut commencer ! Ricanait-il dans un rire de folie quand un des soldats éclata :
-Regardez ! L’armée de la paix arrive ! Nous sommes sauvés ! »
Dans le ciel, une dizaine de ptéroplans perfectionnés venaient de faire leur apparition et, sur ceux-ci, des magiciens de l’ancienne faction renégat fonçaient sur la cité en proie aux flammes quand ils larguèrent aussitôt une averse de sorts d’attaques. Pris par surprise, plusieurs diables furent abattus net mais un courant de haine parcourut le reste de la horde et presque la moitié d’entre eux prirent leur envol pour les affronter dans des rixes aériennes.
Dans le château qui se détruisait sous les coups de la horde satanique, le roi et sa fille étaient évacués par un passage secret tandis que la capitale de Tesséha’lla s’effondrait peu à peu sous les attaques. Malgré leurs puissances non négligeables, ces mages de la paix -des anciens renégats formés par Yuan- ne pouvaient rivaliser avec la force des diables et, bientôt, plusieurs ptéroplans commencèrent à s’écraser dans la ville en fauchant quelquefois d’autres vies. Les défenseurs de la cité, cédant à la peur se mirent petit à petit à déserter et l’ennemi en profita pour assurer son avancée.
L’armée royale en déroute, les hordes sataniques dévastèrent alors les ruelles et carbonisèrent toutes les bâtisses encore debout avant que leur maître ne s’élève dans le ciel et arme dans sa main une boule lumineuse.
Ayant saisi ce qu’il allait faire, les diables quittèrent immédiatement la cité et avaient à peine mis de la distance avec la ville dévastée que le général la pulvérisait d’une énorme colonne d’énergie dans un fou rire d’aliéné…
Temple de la glace…
Abandonné depuis que Sheena avait fait le pacte avec Celsius, le temple de glace recevait en ce moment une averse de neige particulièrement rigoureuse -tout comme Flanoir- et ses pingouins et autres animaux polaires se cachaient pour se protéger. Loin au-dessus de lui, près des nuages noirs où l’atmosphère lourde devenait écrasante, le seigneur Albian lui-même semblait insensible à la neige et émettait une auréole brûlante comparable à une profonde colère qui faisait fondre la neige qui tombait sur lui.
Observant le temple de la glace avec une aversion particulière dans ses yeux noirs, il semblait attendre quelqu’un lorsque, dans une émanation glaciale, l’esprit Celsius s’envola à la rencontre de cette aura menaçante.
« Qui ose menacer Celsius de la glace ?
-Albian du Sindaï, commandant suprême du même ordre et monarque de Nyllothana.
-Quoi ?! Tu es… ?
-Tu vas payer ! »
Matérialisant alors un énorme soleil dans sa paume levée vers le ciel, le chef ennemi le lança sur l’esprit originel de la glace qui répondit d’une attaque glaciaire. Mains dressées vers l’être commandant à la glace, Albian semblait dominé d’une rage sans borne et était traversé de flux électromagnétiques orangés pendant que la boule de feu géante gagnait du terrain.
Dépassée par cette énergie incroyable, Celsius, enrobée de son aura froide et bleue, résistait de toute sa puissance et tentait de repousser sa sphère brûlante tandis que son temple se mettait à fondre derrière elle. Se faisant face avec une ténacité redoutable, les deux antagonistes pareils à l’image de leur élément respectif semblaient être ennemis jurés et, alors que la foudre rouge tombait autour d’eux en brisant les glaciers, ils étaient complètement plongés dans cet arcane à la puissance explosive.
Commençant à être repoussée, Celsius sentait le sol se rapprocher et ses pieds se posèrent bientôt dessus avant de commencer à s’enfoncer. Ivre de furie assassine, l’impitoyable chevalier obscur déployait une force incroyable et ses sourcils froncés en disaient longs sur sa haine et sa détermination. Entouré de sa bulle défensive enflammée tout en projetant son attaque, le chef Sindaï était éclairé des éclats orangés et écarlates et était parcouru d’étincelles pétillantes violettes qui semblaient aussi le défendre.
Augmentant alors brutalement la puissance de son attaque, il plongea l’esprit de la glace dans les éternelles abysses figées de son sanctuaire et celui-ci s’écroula dessus, engloutissant le soleil créé par son adversaire…