
Chapitre 34 : la flamme du démon.
« Votre… amie ?! Releva Lloyd totalement ahuri.
-……
-Là ! C’est là que le dragon s’est écrasé ! » Eclata tout à coup une voix tandis que des gens se précipitaient en dehors de la ville rocheuse, armés de lances et d’épées. Entourant le groupe ainsi que Flamèchh protégée par Yuan, les villageois semblaient menaçants et les tenaient en respect alors que leur chef s’approchait d’eux :
« Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous avec ce monstre ?
-Elle est l’amie d’un de nos compagnons. Nous devons la soigner rapidement ou elle mourra. Expliqua la prêtresse.
-Quoi ?! Sauver une telle créature qui pourrait nous tuer d’un seul souffle ?! Pas question ! Emparez-vous d’eux ! »
Aussitôt, les habitants du village se ruèrent dans leur direction et ils n’étaient plus qu’à quelques mètres lorsque, ouvrant tout à coup des yeux de colère, l’ancien renégat ouvrit une large brèche dans le sol de la main.
« Quiconque avance encore est mort ! » Annonça-t-il tandis que ses yeux brillaient pour la première fois d’un éclat dangereux. Emanant de tout son être, une tension meurtrière respirait autour de lui et ses traits contractés révélaient qu’il était prêt à attaquer. Son regard glacé fixant les villageois, une sombre partie de sa personnalité se montrait à la surface et impressionnait toute la bande, habituée à un Yuan stoïque. S’ils avançaient encore, il les tuerait !
« Huuuuh… Hésitèrent-ils devant son apparence assassine, ses prunelles jetant des éclairs.
-Melle Raine… Vous êtes la seule à pouvoir la guérir. Je vous en prie, sauvez-la. » Se tourna-t-il alors vers l’enseignante avant de s’incliner légèrement, comme pour la supplier.
Décontenancé de son attitude qui avait l’air d’une supplication, le groupe de Lloyd ne savait que penser quand l’enseignante répondit :
« Très bien… Ecartez-vous d’elle. »
Dégainant alors la corne de licorne, elle invoqua un sort de soin très puissant sur la bête titanesque et ses blessures se refermèrent peu à peu. Sentant ses forces revenir et la douleur disparaître tandis que le professeur épuisé achevait de la guérir, Flamèchh put bientôt se lever et se frotta à Yuan de sa grosse tête avant de reprendre, avec une attitude noble et fière :
« A vous qui m’avez sauvée, j’ai une immense dette et jure de la payer un jour.
-Attendez ! L’arrêta le bretteur. Vous êtes qui au juste ?
-Flamèchh, matriarche et reine suprême des dragons petit humain, comme l’a dit Yuan.
-……
-Yuan, je suis contente que tu ais enfin des amis, de plus, de nobles amis.
-Q… Quoi ?!? Attends Flamèchh ! Ce ne sont pas… » Allait-il protester lorsque, battant des ailes, l’immense créature s’éleva dans les airs avant d’achever :
« Nous nous reverrons bientôt… mon ami. »
A ces mots, elle s’envola brusquement dans le lointain, laissant Yuan ainsi immobile face à l’océan. La créature envers qui il semblait avoir une confiance absolue venait de partir et il se sentait comme abandonné, prunelles délavées vers le large, quand une main se posa sur son épaule.
« Elle reviendra. Le réconforta l’enseignante qui s’était sentie obligée de le soutenir.
-Hum… Bien entendu. Fit-il simplement avec un ton détaché.
-Elle sait que tu as cœur et nous le savons aussi, quoi que tu veuilles en laisser paraître. »
Comme étonné qu’on lui dise une chose pareille, l’ex-renégat fixa alors l’enseignante alors que son expression était comme perdue : depuis Martel, personne n’avait jamais cerné son cœur de loup solitaire et il était comme un enfant ne comprenant pas sa maman. Incapable de prononcer une parole, il restait ainsi sans arriver à dire quoi que ce soit lorsque Raine s’éloigna sur une dernière parole, ses cheveux d’argent soulevés par une brise saline :
« Yuan, tu as des amis. Tu fais partie intégrante de notre groupe, quoi que tu en penses. »
Se retrouvant seul avec les flots, l’ancien traître du Cruxis se sentit comme envahi d’une étrange sensation de bien être qu’il n’avait plus ressentie depuis longtemps : pour la première fois, une de ses congénères depuis la mort de sa fiancée avait deviné ce qu’il y avait derrière son apparence froide et son amitié avait éclairé le sentier sombre de son âme. Il n’avait pas voulu reconnaître jusque-là que ces aventuriers qui voyageaient avec lui étaient plus que de simples compagnons mais…
« On repart ? Suggéra Sheena au retour de Raine, suivie ensuite de Yuan. Nous avons encore beaucoup de chemin.
-Nous ne devions pas visiter cette ville ? Rappela Zélos.
-Avec une telle mentalité, je ne veux même pas y penser ! Critiqua l’enseignante sans hésitation. Allons dormir à l’oasis du désert. On en profitera pour y voir la voyante et lui demander des informations sur notre nouvel ennemi.
-Très bien… alors let’s go ! » Sauta de joie Lloyd en ouvrant la marche, rapidement suivi par ses amis.
Pénétrant ainsi dans les dunes du désert brûlant alors que l’après-midi était bien entamée, ils commencèrent à parcourir de nombreux kilomètres à travers le sable chaud. Etouffant sous la chaleur, tous suaient de tout leur être et étaient malmenés par la lourde atmosphère qui les avait déjà bien tourmentés lors de la quête de la régénération.
Les souvenirs remontant à la surface, Lloyd se souvenait surtout de sa capture à la base de Sylvarant ainsi que de la halte à l’auberge avec Kratos. Se remémorant cette discussion avec lui au sujet de Noïshe près de l’enclos, le bretteur était submergé d’émotions. Simultanément, sa fiancée se souvenait du moment heureux où elle l’avait retrouvé avec Génis dans l’installation en bravant ainsi l’attitude de son père alors séraphin du Cruxis.
Sur la voie de la réconciliation, ils se rapprochaient de nouveau et voyageaient côte à côte pendant que Sheena se sentait mal à l’aise : elle n’avait pas vécu cet épisode de leurs aventures et… Songeait-elle, tête baissée, quand Zélos la prit par l’épaule.
« Eh bien chérie, on rêvasse ? L’enjoignit-elle à parler en devinant des soucis.
-Lâche-moi ! Rejeta-t-elle son bras avec un air furibond.
-Eh ! Sois plus cool ou tu finiras comme une vieille mégère solitaire.
-Quoi ?! »
Tandis qu’une nouvelle dispute naissait entre la ninja et l’ex-élu décidément lui-même, ils arrivaient en vue de l’oasis pendant que le soleil déclinait et, à l’approche du soir, ils atteignaient enfin la ville du désert. Ayant particulièrement souffert de la chaleur, Sertjen, le semi-elfe qui s’était éventé de sa queue pendant tout le trajet, sauta dans le lac sans s’occuper des pensées des habitants de l’oasis. Ayant vu la tente de la voyante éteinte, la troupe avait renoncé parallèlement à la voir dans l’immédiat et tous se dispersèrent dans ce bourg que la plupart connaissaient comme leur poche…
Allant d’une étagère à l’autre, attirée par toutes sortes de babioles inutiles, la nonne allait dépenser le flouz qui restait dans les stands lorsque, la saisissant par le dos, Lloyd l’arrêta.
« Miyana… Il ne reste qu’assez de flouz pour les chambres. Rappela-t-il en la tenant par le col.
-Maaaiis ! Je voulais juste acheter quelques…
-On a vu avec Kelsat et on préfère gérer la bourse à ta place, tu veux bien ?
-Argh… » Se résolut-elle à lui laisser la bourse, voyant le regard inquisiteur des villageois croyant à une dispute de couple.
Pénétrant alors dans l’auberge avec leurs compagnons qui avaient fini simultanément de visiter la petite ville, le duo allait réserver les chambres lorsque la patronne les accueillit à bras ouvert.
« Aaahhh ! Mais voilà des clients fidèles ! Je suis ravi de vous revoir.
-Euh… Quoi ?! L’interrogea Lloyd d’un regard interrogateur, la prenant pour une déséquilibrée.
-Je n’ai pas oublié vos multiples passages il y a quelques années. Entrez mes amis ! Il y a justement des places de libre. Toutes nos chambres à vrai dire.
-Parfait ! Nous les prenons. Accepta l’enseignante. Combien pour ce soir ?
-Rien.
-Quoi ?!
-Nous n’avons pas oublié que c’est grâce à vous que nous sommes tous en vie aujourd’hui alors c’est bien le moins que nous vous devons. De plus, je vous offre le repas.
-Mais c’est que… Allait protester Miyana quand Zélos posa sa main sur sa bouche.
-Merci beaucoup, c’est très aimable à vous.
-Alors c’est parfait. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, adressez-vous à la réception. »
Tandis que l’épéiste magique se faisait pincer par la prêtresse pour l’avoir empêché de parler, tous gagnèrent leurs dortoirs respectifs. Fou de joie à l’idée d’être de retour à Isélia demain, Lloyd bondissait sur son lit pendant que Sertjen restait silencieux pour une obscure raison, lui d’habitude très ouvert. Invité à l’extérieur par Zélos, Yuan et lui s’entraînaient simultanément à l’extérieur, sous la lumière des étoiles, et l’ex-élu de Tesséha’lla ne revint qu’à l’heure du repas.
« Et Yuan ? Demanda Raine lorsqu’ils furent tous à table.
-Il a dit ne pas avoir faim.
-Nous devrions lui apporter à manger. Proposa Colette avec sa bonté habituelle.
-Tu as raison. Approuva le professeur. J’y vais. Gardez-moi du dessert.
-……
-Qu’il y a-t-il Zélos ? Fit Lloyd en le voyant sourire.
-Quels aveugles vous faites…
-Comment ça ? S’énerva Sheena en prenant de haut la remarque
-Si vous faisiez fonctionner un peu vos cervelles, vous comprendriez. » Se contenta-t-il de dire avant d’avaler un bol de soupe devant lui, toujours aussi insouciant et démarqué.
Tandis qu’une discorde monumentale éclatait à l’intérieur, l’enseignante munie d’un plateau-repas se dirigeait alors vers la chambre des garçons et frappa à la porte avant de l’ouvrir… pour constater qu’il n’y avait personne à l’intérieur !
Posant le plateau, animée d’un pressentiment, elle sauta par-dessus la balustrade de l’escalier en révélant une souplesse cachée avant de courir à l’extérieur, le cœur battant. Franchissant rapidement l’enceinte de la ville, étrangement tiraillée d’une sensation d'angoisse nouant son estomac, elle venait d’atteindre les portes du désert quand elle aperçut l’ancien renégat en train de partir.
« Yuan ! L’appela-t-elle d’un air affolé avant de se précipiter vers lui.
-C’est vous… Constata-t-il d’une expression indifférente. Je pensai qu’on ne remarquerait pas mon départ.
-Pourquoi ? Pourquoi mentir et partir maintenant ?
-Je dois entrer en communication avec mes hommes le plus vite possible et être au courant de la situation sur l’ennemi. Justifia-t-il d’un ton calme mais ferme, son visage vide de toute émotion.
-Cela pouvait attendre demain. Le désert est très dangereux la nuit. A moins… que vous n’ayez une autre raison ? L’interrogea-t-elle du regard en devinant autre chose.
La barrière de glace de son âme décidément sondée par cette personne, l’ex-séraphin demeurait silencieux malgré une certaine activité dans son cerveau quand, ouvrant finalement la bouche, il confessa :
« Si je continue à rester avec vous… je ne pourrai bientôt plus accomplir ce que je veux.
-?!
-Lloyd… Je veux ma revanche envers lui. Avoua-t-il pour la première fois à l’enseignante pendant que ses mèches saphir révélaient ses yeux muscaris emplis d’une décision immuable.
-Juste pour ça ?
-Oui, juste pour ça. Je ne peux pas… me laisser imprégner par cette confiture de bons sentiments qui finiront par…
-Chut ! Posa-t-elle son doigt sur sa bouche en l’interrompant. Vous alliez dire quelque chose de très mal.
-Que ?! S’exclama-t-il de surprise devant son geste audacieux.
-Enfin, je suppose qu’on ne peut changer un homme. Mais pourquoi n’êtes-vous pas naturel à la fin ? Pourquoi vous enfermez-vous dans ce carcan de solitude ?
-Je vous ai dit pourquoi : la sympathie qui pourrait m’envahir finirait par anéantir ma détermination et je n’aurai plus la force de frapper celui que je considère comme un rival mortel si je reste.
-……
-Vous comprenez ? Lloyd est mon ennemi et c’est justement parce-que j’ai… du respect pour lui que je dois le battre ! Serra-t-il son poing de conviction, décidé et inflexible.
-Ah ces histories de fiertés… Je comprends pourquoi les femmes ont des amours ardents mais éphémères avec des mecs comme vous.
-Pardon ?! Tonna-t-il en se sentant transpercé d’une flèche incandescente à la chaleur douce et brûlante à la fois.
-Prenez ceci : ce n’est pas grand chose mais cela pourrait vous être utile dans le désert. Saisit-elle alors un objet de sa poche pour lui glisser dans la main, une expression hésitante sur son faciès, craignant qu’il rejette son cadeau.
-Un… diamant ? Observa-t-il longuement le cristal brillant dans sa main aux reflets légèrement verdâtres.
-Il vient des mines de Triet. C’est un anti-poison et comme vous pourriez être mordu par des vipères… Expliqua-t-elle en baissant légèrement les yeux, ses joues devenant couleur cerise.
-……
-Quoi ?
-Je ne vous ai jamais remercié pour m’avoir veillé toutes ces nuits et pour votre compassion ainsi que le sauvetage de Flamèchh alors… tenez. Entonna-t-il à son tour en lui donnant un étrange objet dissimulé dans sa cape marine.
-Qu’est-ce que c’est ?… Ouvrit-t-elle sa paume pour voir dedans un petit objet cubique d’acier.
-Un émetteur miniature, fruit de nos dernières découvertes. Si vous deviez être en très grand danger, alors… Commença-t-il à être embarrassé malgré lui avec cette ambiance.
-Je… Merci.
-J’espère… vous revoir un jour. » La fixa-t-elle brusquement d’un tout nouveau regard, franc et sincère, avant de partir seul dans les dunes chaudes sous le couvert de la nuit…
« Comme c’est romantique… Constatait Colette qui, accompagnée de Lloyd, avait tout vu et entendu depuis le haut du muret où ils s’étaient dissimulés.
-Oui…
-Moi aussi j’ai un cadeau pour toi. Lui révéla-t-elle un petit bracelet fait main dans un tissu rouge finement brodé de motifs dorés.
« C’est un gantelet que j’ai béni pour qu’il te protège où tu iras. Lui prit-elle la main dans la sienne, empreinte de chaleur et d’amour.
-Dans ce cas… Enfila-t-il l’objet à la main droite avant de se déposséder d’un étrange artefact caché dans ses vêtements qu’il lui glissa dans les mains.
-Mais c’est…
-Un serti-clé spécial de ma fabrication. Je pensai te l’offrir à ton anniversaire mais…
-Oh comme je t’aime ! » Lui sauta-t-elle dessus en le renversant pendant que l’enseignante rentrait à l’auberge, le cœur étrangement confus.
Dans le désert de Triet, Yuan parcourait les dunes d’un pas rapide en économisant au maximum son exsphère encore fragile et n’était plus très loin de sa base quand, entouré brutalement d’une aura rouge comme le feu, il fut transporté dans une énorme caverne souterraine. Retombé sur un promontoire rond au milieu de la pièce souterraine, coupé des bords alors que bien en dessous bouillonnait de la lave, il venait d’être pris dans un genre de piège quand une voix résonna brutalement dans une grande intonation :
« Yuan, ex-ange du Cruxis… J’ai lu dans ton cœur ton désir de revanche et je sais que tu veux le pouvoir. Mets-toi à mon service, jure-moi fidélité et tu auras ce que tu désires.
-Qui êtes-vous ? Détona-t-il de colère qu’on l’ait ainsi téléporté sans son avis.
-Mon nom est Kazathorn, empereur suprême des Sindaï. Reprit la voix sans relever son agressivité. Si tu acceptes mon marché, tu disposeras d’une puissance inouïe et pourras avoir la confrontation que tu souhaites.
-Et je devrais vous jurer fidélité en retour, c’est cela ?
-Oui ! Je ne te demande que ça.
-Que dois-je faire ?
-Débarrasse-toi de ce serti-clé et porte celui-ci. Dévoila l’étrange interlocuteur en matérialisant du néant un objet similaire au ton sinistre. Tu obtiendras alors ce que tu désires.
-… Je mets deux conditions : garder mes souvenirs actuels et mon apparence, pas devenir un de ces minables diables qui ont attaqué ma base.
-Hmmm… Tes souvenirs seront conservés mais ton apparence actuelle sera légèrement ou complètement modifiée selon le pendant de ton âme. Seul ton subconscient peut commander à la transformation. C’est tout ce que je peux affirmer. Alors ? Acceptes-tu mon pacte ou préfères-tu rester dans ta base comme le petit dirigeant faible et sans force qui n’a même pas pu vaincre un jeunot il y a 3 ans de cela ?
-……
-Quel est ton choix ?
-Pardonne-moi… Raine. Pensa tout à coup involontairement l’ancien traître avant de reprendre tout à coup plus haut :
« J’accepte !
-Alors… que le pacte sois scellé ! »
Une incroyable aura enveloppa alors Yuan dans des colonnes de feu et son serti-clé explosa pour laisser l’autre prendre place. Immédiatement, une force fabuleuse se dégagea progressivement de son corps et ses ailes au violet translucide devinrent oranges, s’étirant en une apparence démoniaque. Sentant son âme salie par une étrange force emplie de haine et d’envie de sang, le leader renégat se sentait soumis au mal pendant que sa cape et son plastron rouge se disloquaient.
Une armure complète au violet sombre, liserée d’un rouge vif couleur sang, le recouvrit alors avec un plastron en forme de tête de monstre. Des signes sataniques bruns et orangés sur le ventre et les genouillères ; la cuirasse était aussi décorée de motifs de longues flammes sur ses doubles épaulettes aux bouts triangulaires relevés. Son pigment de peau resté le même, ses cheveux et ses épais sourcils s’assombrirent et brillèrent d’un éclat héliotrope alors que cette partie de la métamorphose était clairement refusée par son subconscient.
Ses traits plus durs, ses muscles étaient aussi devenus plus robustes. Egalement souillée, son arme à double lame évoluait parallèlement en arme empoisonnée et elle prit des couleurs sombres en reluisait de tons pourpres, ébènes et carmins avec de minces traits d’or. Faisant alors éclater toute sa puissance infernale dans un hurlement assourdissant, le super Yuan démoniaque venait d’apparaître dans une nuée embrasée !!!!