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FANS FICS (archive)

L'Otram, le monde ancestral

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Posté par Kikart le 27-09-2007 à 20:41
Avatar de KikartMon histoire a un petit côté RPG, que je supprimerai plus tard car c'est beaucoup trop complexe.

Vous aurez la fiche d'un perso important par chap, sauf quand il y a rupture de stock.

Aussi, lorsque l'histoire sera terminée, je la retravaillerai entièrement. Je prépare dès maintenant les nouveautés, donc s'il y a des endroits où c'est un peu confus (à partir du chap 27-28), c'est normal ^^
Posté par Kikart le 12-07-2006 à 20:10
Avatar de KikartIntro

Un homme vient de s’écrouler sur le sol. Cette personne est un héros de l’Otram et vient de mourir de la main d’un ange noir : Wildfar. Ses ailes noires transpercées, son arme teintée de sang, il venait de vaincre un adversaire qu’il craignait. Une épée électrique disparaissant, une figure de cette terre venait de s’éteindre. Les yeux rouges se fermant peu à peu, il entendit la voix de son adversaire :
« Je t’ai finalement battu ! Ce fut difficile, et je ne pensais pas avoir tant de mal, mais tu as révélé des capacités dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je suis fier d’avoir vaincu un adversaire de cette ampleur. Adieu…Kuraï ! »


Chapitre 1 : une vie normale

Batraïka, huit heures. Le soleil ne pointait pas encore, et la fraîcheur du matin se faisait ressentir dans cette jolie petite ville.
Huit heures et quart. La foule commençait à sortir de chez elle pour partir travailler ou pour déposer les enfants à l’école. Devant un grand portail noir d’environ trois mètres de hauteur, un surveillant était posté et regardait les enfants entrer dans le grand bâtiment. La joie apparaissait sur tous les visages plus petits, ce qui n’était pas le cas chez les plus grands. Cinq minutes plus tard, les collégiens arrivèrent. Parmi eux, Kikart, jeune garçon de quinze ans, discutait tranquillement avec ses amis, à moitié éveillé. Ayant pénétré dans l’enceinte de l’édifice, les écoliers se dirigeaient vers la porte directement sur la droite. Plus à gauche, un long bâtiment abritait les laboratoires qui se composaient de deux grandes salles pour que deux cours aient lieu en même temps. La bande de garçons se dirigeait vers leur bâtiment principal, le collège.

Montant les cinq premières marches, ils furent rattrapés par deux filles qui commencèrent à s’esclaffer avec eux. Ils passèrent la porte et arrivèrent dans un grand couloir horizontal très éclairé, très vivant. Tout de suite à droite se trouvait l’escalier principal et à gauche, à l’autre extrémité du couloir, l’escalier secondaire qui aboutissait aux mêmes étages mais qui était emprunté par moins d’élève. Si, au lieu de prendre un escalier, on continuait tout droit depuis la porte d’entrée, on arrivait dans une cour, appelée cour arrière, du fait qu’elle n’était occupée que par les collégiens, éventuellement les lycéens tandis que la première qu’ils avaient traversé n’était réservé qu’aux petits, de la maternelle à la fin du primaire. Le gymnase, la salle de musique et la salle d’art plastique qui servait aussi au professeur de technologie.

Kikart et ses camarades n’étaient pas dans la même classe. Lui prenait l’escalier secondaire tandis que compagnons prenaient celui de droite. Huit heures vingt-sept ! Encore deux minutes et la sonnerie retentirait. L’enseignant pouvait arriver n’importe quand, et serait libre d’accepter un élève en retard, comme il pourrait le renvoyer en permanence avec un travail.
'Oh la la ! On est quel jour ? Ah oui jeudi, on a latin. Quand je pense qu'il faut monter les cinq étages! On a vraiment pas de chance d'être au cinquième, heureusement que l'on utilise pas les étroits labos du sixième ou du septième. Dans une minute je serai en retard, c'est pas grave, après tout, le latin…'

Pendant que le jeune garçon montait les escaliers sans se presser, une cloche vibra à chaque étage. Arrivé au second palier, Kikart marqua une pose le temps de reprendre son souffle, alors qu'il ne l'avait pas encore perdu. Il vit passer Louis qui montait les marches deux par deux tout en courant. Quel bon élève ! Il s'efforce d'arriver à l'heure, pour un cours qui ne sert strictement à rien. Se grattant la tête, le futur 'élu' en profita pour redresser ses courts cheveux blonds qui se dressaient sur sa tête. Il reprit son ascension, sans craindre de se faire réprimander.

« Tu es vraiment incorrigible ! Tu ne peux pas arriver avant que je sois là ? Et avec les autres professeurs, comment fais-tu ? Tu es en retard aussi ? Et ferme la porte, ça fait des courants d'air.
-Si vous voulez mais il y a Paul qui arrive derrière, je l’ai aperçu depuis le troisième étage.
-Je ne sais pas pourquoi vous avez choisi de faire du latin tout le deux car vous ne faites strictement rien ! Et ce n’est pas avec vos trois et quatre de moyenne que vous arriverez à faire quelque chose dans la vie !
-Non madame, j’ai quatre de moyenne aussi. Se moqua Kikart. Et puis ce n’est pas avec du latin que l’on arrivera à faire quelque chose dans notre avenir…
-Et ce n’est pas en dormant non plus. Se plaisanta le professeur à son tour. Tu devrais arrêter de regarder la télé le soir puisque, apparemment, tu te couches trop tard.
-Evidement, je me couches une heure plus tard puisque je sais que l’on a latin le lendemain en première heure.
-D’accord, d’accord ! Va à ta place et fais en sorte que je ne t’entende plus. Et Paul, tu peux dire bonjour en arrivant.
-Oui c’est ça, bonjour. Rétorqua le jeune homme brun.
-Va à ta place aussi et prépare toi pour l’interrogation.
-Il y a une interro ? Questionna Kikart. Vous devriez arrêter les interros surprises, c’est énervant dès le matin, on perd du temps de sommeil !
-Elle était prévue, mais tu devais encore écouter ce jour là. Bon ça ira, assieds-toi et travailles.
-Quand vous serez parti de ma place. »

Devant un élève pareil, le professeur préféra retourner à son bureau. Un enseignant doit savoir se faire respecter, mais quand on a une petite bonne femme, un peu obèse, de grosses lunettes, des cheveux gris et très courts avec une voix si aigue, ce n’est pas si facile que ça !

L’interrogation dite surprise dura environ dix minutes, et deux copies blanches furent rendues. Il n’y eu aucun problème durant l’heure du cours de mathématique. Le professeur est très gentil et aucune mouche n’a le droit de voler pendant son cours. Heureusement que tous les collégiens de cette classe l’aime, car ce serait la foire. Puis vint le temps de la récréation. Le cours de musique n’était pas comme le cours de maths, bien au contraire ! Kikart était mort de rire devant les cassettes que passait l’enseignante, et avec des voisins comme les siens, difficile de ne pas se moquer et de rester sérieux. Au final, les cinq élèves furent renvoyés du cours et d’autres les suivirent par la suite. Pour finir, ces fameux élèves, Kikart, Paul, Victor, Christopher et Zoé séchèrent le sport et attendirent en permanence.

Parfois, certaines personnes posaient cette question :
« Mais d’où vient ce prénom Kikart ?
-Dans mon pays, il y a huit divinités : Vulcar du feu, Ondine de l’eau, Glaçale de la glace,  Volt de la foudre, sylb du vent, Shadow de l’obscurité, Nainsos de la terre et Luna de la lumière. Huit grands guerriers élémentalistes étaient parvenus à contrôler leur puissance. Parmi eux, Kuraï contrôlait la puissance de Volt. Mes parents m’ont donné un prénom digne de ce génie en espérant qu’un jour j’aurai un pouvoir égal ou supérieur à lui. Il est mort définitivement à seize ans, son âme a été offerte à son dieu. »

Une étymologie bien étrange pour un prénom, mais qui voudra tout dire plus tard.
La sonnerie marqua la fin des cours de la matinée, et le jeune garçon, futur sauveur de son pays, avait désormais cent minutes pour déjeuner et se reposer un peu avant la reprise. En sortant, il vit trois hommes assez costauds en train de trafiquer un objet bizarre qui le fixait attentivement. Il rentra dans le hall de son appartement qui se situait à environ cinquante mètres du collège.

Les cours de l’après-midi se passèrent sans encombre, contrairement à ceux du matin. Tout le monde attendait impatiemment le son de la cloche, mais hélas pour eux, celle-ci mit du temps avant de se manifester.
Il sortit seul, comme d’habitude, mais une copine le rejoignit très vite. C’était une très jolie fille, de taille moyenne, de longs cheveux blond foncés qui cachaient en parties ses yeux d’un noir éclatant. Kikart s’arrêta net et la regarda pendant un moment. Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle se mit à parler :
« Nous voila enfin seul ! Je voulais te dire quelque chose qui me tient à cœur mais le problème est que je ne sais pas comment te le dire.
-Ah. Dit-il, complètement ignorant. Et ce n’est pas moi qui vais pouvoir t’aider. Ajouta-t-il en souriant.
-Je voulais que tu saches que…je suis vraiment…amoureuse de t… »

Sans avoir eu le temps de finir sa phrase, une sphère noire complètement opaque les engloba tous les deux pour les emmener dans un monde nouveau. Enfin un monde, nous n’en savons rien puisque tout est recouvert de noir, seul les cinq humains sont éclairés. Peut-être que ce monde n’est qu’une simple salle…
Kikart serra la jeune fille contre lui, en position défensive, mais un bruit de pas attira son attention. Il aperçu un homme à quelques pas de lui avec des muscles énormes. Il écarta violemment la fille du combat et fit face à l’homme. Ce face à face ne dura pas longtemps car le héros tenta de stopper le poing de son adversaire, en vain, et se prit un coup qui l’envoya valser dix mètres plus loin. Puis il se positionna près de la fille en lui tournant le dos, faisant face à sa proie qui était allongé au sol pour qu’elle ne puisse pas intervenir. Le second individu s’approcha à une vitesse hors du commun - pour des humains -, sait la fille par le cou et la souleva comme s’il s’agissait d’un poids de deux kilos.

« Petite, tu possèdes un objet que nous recherchons et nous sommes prêt à tout pour mettre la main dessus.
-Mais……qui…êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous mon collier ?
-Ce collier donne des pouvoirs magiques très puissant à son possesseur des humains ne peuvent pas les utiliser. Pour répondre à ta première question, Namqueck nous a envoyé pour te prendre cette chose. Désigna-t-il le collier.
-Maintenant, donne-le nous ! S’avança le troisième soldat.
-Jamais !
-Comme tu voudras. Reprit l’homme qui avait engagé la conversation. Gromn, occupe-toi du nain plus loin, ne le tue pas, on pourra sûrement rigoler avec lui plus tard. Grab et moi, on s’occupe d’elle, hin hin hin. »

Gromn s’avançait doucement vers Kikart qui faisait semblant d’être mal en point pendant que Troe, le dernier individu, lâcha la fille par terre, attendant que Grab vienne la ramasser. Au moment où il s’apprêtait à lancer la jeune fille contre son allié qui sortait huit grandes lames qu’il glissa entre ses doigts. Au signal de la personne qui apparemment était le chef, Grab envoya la jeune blonde vers son ami.
De l’autre côté du terrain, le gros costaud était arrivé vers Kikart et s’apprêtait à l’étouffer légèrement, pour ne pas l’achever. Mais le mot légèrement chez cet homme est trop fort. Au moment où il s’en attendait le moins, sa proie se faufila entre ses jambes et passa la tête, puis le corps derrière son chasseur puis, restant à terre sur le dos, joignant ses pieds, il frappa de toute ses forces entre les deux cuisses de son agresseur, puis se releva en le regardant tomber au sol. Il s’élança vers les deux autres confrères, mais ce fut trop tard. Avec sa rapidité, l’homme détenant les lames lacéra à une vingtaine de reprises la fille qui s’étala par terre. Kikart, toujours dans son élan, remarqua que cette personne venait de prendre l’objet tant recherché dans sa main et l’agitait. Le héros et sauta sur son ennemi avec comme principal objectif : le collier. Passant dans les airs au-dessus de la tête de l’assassin, il lui vola la chose si précieuse et exécuta une roulade en tombant près de son amie qui avait subit de nombreux dommages. Il cacha incognito le collier dans son soutien-gorge, endroit où les malfaiteurs n’iront jamais vérifier. Troe avait saisi en une seconde le coup de l’opposant et l’envoya contre Grab qui avait joint ses deux grosses mains pour broyer les côtes de sa proie. Manque de chance, Gromn lui fit non de la tête. Il dut se résigner à attraper Kikart et à le fracasser par terre. Troe s’approcha de lui :

« Où as-tu mis le collier ?
-Je maîtrise aussi…la magie, la magie…de feu…et votre objet a… brûlé… dans mes flammes.
-Espèce de…!!!!!!
-Du calme. Intervint Grab. S’il ment, nous le découvrirons bien assez vite et nous reviendront chercher notre dû. Ce gamin paiera tôt ou tard.
-Bien. Reprit Troe. Allons faire un rapport à Namqueck, nous verrons notre programme par la suite. »

Les trois assassins se volatilisèrent et le nouvel héros se retrouva seul dans le noir, avant que la sphère disparaisse. Il était de retour dans le monde réel, mais sans son amie. Il marcha vers elle, puis se baissa et attendit que la foule l’entoure.
Dix minutes plus tard, la police et le SAMU étaient sur place. La jeune fille ouvrit les yeux, malgré ses profondes lésions. Kikart ayant été retrouvé avec elle était soupçonné d’avoir lacéré son amie. Elle ne put parler mais elle s’efforça de dire aux policiers que son amant était innocent, qu’il avait cherché à la protéger mais qu’il s’était fait agressé aussi et était peut-être mal en point.
Observant l’état dans lequel était la jeune fille, le futur bretteur sentait sa rage monter en lui et, tandis qu’il la contenait, toute la zone dans laquelle il se trouvait était contaminée par cette colère, colère qui picotait le corps des personnes se situant à son égard…






J'espère que ça a plu, je n'ai pas le talent de Molock, mais c'est une histoire que j'ai totalement inventé (le monde, les persos, attaques, etc.), je pense que ça reste 'potable' quand même ^^
Posté par Kikart le 08-10-2006 à 18:41
Avatar de Kikart{Fiche perso}KIKART : jeune garçon de 15 ans, blond, un regard qui inspire à la confiance. Il apparaît au début de l’histoire dans le monde normal, avant de disparaître à jamais. Il sait se battre, manie bien les armes, beaucoup de force et de résistance. Il s’obstine beaucoup, surtout lorsque l’un de ses proches est en difficulté. Il va résister au premier assaut des anges noirs, les « forces du mal de l’Otram », et il n’arrivera pas à contenir sa colère malgré son tempérament calme. C’est un personnage important, mais il n’est pas considéré comme un perso principal.



Chapitre 2 : le début des embrouilles

Durant la nuit, Kikart repensait à cette journée : l’attaque, sa résistance héroïque, le collier recherché. Mais qui était et que voulaient ces types ? Il finit par s’endormir, terrassé de sa longue journée.
Durant la nuit, il perçut la voix d’une sœur qu’il ne connaissait pas et entama une discussion très importante avec elle.

« Kikart, c’est moi, Yusha, tu ne dois pas me connaître, ou tu ne te rappelles plus de moi.
-Non en effet je ne te reconnais pas, mais qui es-tu ?
-Je suis ta grande sœur dans l’Otram, mais c’est normal que tu m’aies oubliée.
-L’Otram ? Qu’est ce que c’est que ce truc ?
-Ha ha ha ! Tu ne te souviens même pas de ce second monde ? Ce n’est pas grave pour le moment. Je t’ai observé récemment, et j’ai vu ton combat. A vrai dire, j’ai eu pitié de toi en te voyant te battre, tu es bien retombé au stade humain. Tu as envie de te venger et je lis ça dans ton cœur, tu ne peux pas dire le contraire. Pour le moment, tu ne peux rien faire contre eux. Le temps, dans l’Otram, s’écoule vingt-quatre fois plus vite que sur Terre, ils ré attaqueront demain à la même heure et cette fois-ci, ils sauront que tu as le collier, si tu as pensé à le récupérer dans le soutien-gorge, bien sûr ! Ce que je te propose, c’est de laisser ta vie sur Terre de côté et de revenir t’installer dans l’Otram. L’excellent guerrier que tu étais nous manque terriblement, et si tu souhaites te venger, tu disposes de vingt-quatre jours pour t’entraîner. Qu’en dis-tu ?

-Un excellent guerrier ? Je ne sais pas pourquoi tu dis ça mais ça doit être vrai.
-Tu ne te souviens même plus de la légende que tu étais ! Nous souhaitons tous que tu reviennes parmi nous, tu étais redouté de tous les guerriers, y compris ceux qui étaient plus puissants que toi. Nous avons mené des recherches pour te retrouver à cause de ton changement de prénom, toute la population nous encourageait en nous avons mis environ deux semaines à te rattraper, si l'on peut dire ça ainsi.
-Un changement de nom ? Mais qu'est ce que c'est que cette histoire ? Je n'ai jamais changé de nom.
-Comment se fait-il alors que sur Terre ton nom est Kikart, tandis que dans l'Otram, tu vas sûrement être surpris puisque tu es celui que tu croyais ne pas être, ton prénom est Kuraï !
-Kuraï ?!? Comment est-ce possible, je n'ai jamais maîtrisé la puissance de Volt, comment expliques-tu que ce soit moi ?

-Si tu parles à quelqu'un et que tu évoques ton prénom, soit Kuraï, il saura qui était cette légende. Cet après-midi, juste après le combat, tu as éprouvé de la colère, elle était tellement grande qu'elle sortait de ton corps, c'est ce que l'on appelle l’aura. Ton aura était emplie de haine, et toute la zone dans laquelle tu te trouvais était plongée dans cette énergie divine. Tu ne l’as pas sentis, mais toutes les personnes qui t’entouraient devaient ressentir un picotement dans tout leur corps. Voilà la preuve ! Mais je sais que tu nous reviendras tôt ou tard. Je ne peux rien faire pour toi mais je peux te donner un conseil : demain, laisse aller tes émotions et essaies de les accentuer le plus possible. Soit tu seras étonné, soit tu auras retrouvé le caractère que tu avais dans l’Otram avant de mourir.

-Très bien, si tu es vraiment la personne que tu affirmes être, je te ferai confiance, mais je me pose une question tout de même : si je suis mort dans l’Otram, comment se fait-il que je sois vivant sur Terre ?
-Excellente question. Répondit la soi-disant sœur de Kikart. Après ta mort, lorsque l’on a retrouvé ton corps, Volt est sortit devant nous et a commencé à reprendre toute l’énergie que tu n’avais pas eu le temps de développer pendant ton combat. Notre Roi a voulu t’appliquer des soins de réanimation, mais l’esprit de la foudre lui a dit qu’il ne devait pas faire ça, car ta blessure était beaucoup trop profonde. Notre Maître s’est donc résigné à regarder la scène et Volt a décidé de te ressusciter. Il t’a emporté avec lui et nous a annoncé deux jours plus tard que tu étais vivant mais sur Terre, et que si tu étais toujours en vie, c’était grâce à ta détermination. Seul défaut : tu ne te souviens plus de rien et tu dois recommencer ta vie sur Terre. Voilà pourquoi tu es encore là.

-Mais ça pose encore un problème : tu m’as dit que le temps passe vingt-quatre fois plus vite que sur Terre, et je suis né depuis quinze ans, ça signifie que tu as trois cent soixante ans ! Et en attendant ta voix tu as l’air d’être jeune…
-Je ne vais pas t’expliquer maintenant, tu devrais t’endormir maintenant car tu vas avoir une journée mouvementée demain. Tu n’auras la réponse à ta question que lorsque tu retourneras dans l’Otram. Tout ce que je peux te dire, c’est que j’ai dix-neuf ans, à toi de découvrir pourquoi, sachant que j’ai vue ton corps étalé sur le sol. Je vais t’endormir maintenant grâce à ma magie. A demain, j’espère… »

Un toit blanc, une pièce totalement éclairée, des bruits dans la cuisine, Kikart était réveillé et n’avait pas oublié la conversation de la veille. Bizarrement, il n’était pas fatigué du tout. L’attaque aurait lieu l’après-midi, il disposait encore d’un peu plus de neuf heures pour anticiper ses déplacements, les coups qu’il porterait, sa stratégie.

La journée se passa sans encombre, mais en plein milieu du premier cours de l’après-midi, il pensa à une chose : les malfaiteurs reviendront pour l’attaquer au même endroit. Mais comme il a encore du sport et que celui-ci ne se déroule pas dans l’enceinte du bâtiment mais dans une stade à environ cinq kilomètres, ses opposants ne pourraient pas le trouver, car en rentrant chez lui, il sera plus tard que la veille et en plus, il n’est pas obligé de prendre la même rue en rentrant chez lui.

« Oh mais pourquoi ? On ne risque rien ! S’énerva Paul qui adorait le sport.
-Si je ne vous y emmène pas, c’est qu’il y a un problème. Répondit le professeur. Des actes de violence ont été commis vers le stade et je ne peux pas prendre le risque de vous y conduire, donc nous allons faire du basket dans la cour, au lieu de le faire dans une salle spéciale là-bas. »

Gloups ! Kikart se sentait mal tout d’un coup. Ses futurs agresseurs l’attendraient devant la sortie de l’école comme jeudi soir et il le transférerait dans la sphère noire pour lui reprendre l’objet, et peut être aussi pour le tuer !

Cinq heures ! Le jeune garçon sortit et observa autour de lui : rien ! Il continua d’avancer et d’un seul coup il se retrouva dans le noir, entendant des bruits de pas. Il regarda autour de lui, toujours rien mais juste des bruits de pas. « Laisse aller tes émotions et essaies de les accentuer le plus possible ». Il essaya d’éprouver de la colère mais contrairement à ce qu’il pensait, ce n’était pas si évident que ça pouvait l’être. Une ombre apparut devant lui à une vingtaine de mètres, c’était le chef adverse, Troe. La colère montait de plus en plus quand Gromn avec sa force surhumaine apparut à son tour. Pour finir, Grab se dévoila lui aussi. Ils n’étaient pas disposés n’importe comment, tout était prévue. Quel est le résultat du combat entre un clan faible, peu nombreux mais organisé et un clan très fort, avec une multitude de membres mais qui attaquent n’importe comment ? La réponse est claire et nette, le plus petit clan l’emporte ! Sauf que là, le clan le plus nombreux et le plus fort était organisé - apparemment - tandis que Kikart ne l’était pas du tout.

« Donne-nous ce collier ou nous devront te tuer puis le récupérer ! Ordonna Troe. »
Le héros mit la main dans sa poche. Oh oh ! Il avait du l’oublier chez lui !
« Jamais ! Vous allez payer pour tout ce que vous avez fait ! Je vous défie tous les trois ! Ragea-t-il.
-Quel dommage, je me vois dans l’obligation de te tuer, et de tuer tous tes proches si je ne trouve pas ce collier. Kikart c’est ça ? Le combat d’hier était plus énergique que ceux que j’ai livré contre d’autres humains. La façon dont tu encaissais les coups les plus puissants et ta feinte font de toi quelqu’un de robuste. J’espère que tu sauras nous divertir autant qu’hier. Je vais me battre seul contre toi pour tester ton niveau. Moi, Troe, guerrier à la vitesse exceptionnelle, je relève ton défi. Mais comme je suis gentil, dis-moi quand tu seras prêt. »

Tout allait se jouer maintenant. Combat en un contre un, ce sera beaucoup plus facile que ce que Kikart imaginait ! Il essayait de stopper la colère qui abondait en lui, mais ce fut difficile, bien qu’il soit de caractère plutôt calme. Il ordonna donc le début du combat.
« Viens, je t’attends ! »
A ce moment, Troe courut sur lui mais il s’arrêta à mi-chemin. Les yeux de son adversaire ainsi que sa coiffure changeaient de couleur et de forme. Ses cheveux étaient toujours blond, mais un blond foncé et ils se dressaient comme des pics sur sa tête pendant que ses yeux devinrent plus fins de couleur rouge. On aurait dit que Kikart se transformait, ses cheveux et son regard reprirent leurs couleurs normales, et deux secondes après la couleur avait encore changée, et ainsi de suite durant trente secondes. Une fois le temps écoulé, il fut de nouveau normal, mais il n’avait pas le même caractère, un regard plus ténébreux. Et tandis qu’il croisa ses mains - en laissant ses deux indexes en l’air - au-dessus de sa tête tout en baissant celle-ci, Troe reprit sa course et mit entre ses doigts les petites lames qu’il avait utilisé lors du précédent combat. L’aura de du jeune garçon s’amplifiait de plus en plus et était visible par tout le monde. Troe s’élança dans les airs et fondit sur son opposant. Celui-ci leva un tout petit peu la tête, le regarda d’un œil sombre, le sourire aux lèvres et s’écarta d’un pas pour esquiver l’offensive adverse.

Il exécuta un demi-retourné arrière et frappa de toutes ses forces le chef ennemi qui fut envoyé à environ quinze mètres. Grab et Gromn s’élancèrent sur le jeune garçon pour lui faire payer ce qu’il venait de faire, suivit par Troe qui venait de se relever. Ils virent que Kikart tendait la main vers eux mais rien ne se passait lorsque regardant le sol, ils virent des sortes de petites bulles qui apparaissaient. Ils s’écartèrent ensemble au moment ou trois colonnes électriques surgissaient à l’endroit où il y avait les bulles. Gromn était surpris, il baissa donc sa garde et n’avait pas remarqué que l’attaque continuait. Trois nouvelles colonnes, deux fois plus grosse qu’un geyser, apparurent encore sous leurs pieds, électrocutant Gromn dans d’atroces souffrances. De l’autre main, le nouveau guerrier fit apparaître la même technique sauf que celle-ci tombait sur les deux survivants. Grab esquivait toutes les techniques et Troe les évitait aussi mais grâce à sa vitesse.

« Troe, Gromn est mort ! Qu’est ce qu’on fait ?
-Tu as bien entendu les ordres ! Si l’on rentre sans ce foutu collier, on se fera tuer aussi, on a pas le choix, on devra affronter notre maître ou tuer ce gamin qui est largement plus faible ! On l’attaque de front !!!! Mais, que… »
Kikart surgit par derrière et donna un nouveau coup de pied à Troe qui fut expulsé à environ cinq mètres cette fois-ci. Restait Grab qui sortit une lame très fine, spécialisée pour les combats rapides. Il n’eut pas le temps de s’en servir puisqu’une épée gigantesque s’écrasa par terre, tranchant Grab en deux avant d’électrocuter les deux parties de son corps. Encore un ! Troe avait bondit sur son adversaire et tenta de le trancher avec ses lames aussi rapidement qu’il le put. Malheureusement pour lui, son antagoniste évita tous ses coups, mis son indexe et son majeur contre son front et se volatilisa dans les airs. Puis, tendant ses mains devant lui comme pour concentrer une attaque, il libéra un faisceau électrique qui s’explosa sur le sol, manquant Troe de peu.

« Rahhhhhhhh ! Je ne perdrai pas contre toi !!! Tu vas goûter à ma technique secrète : les douze lames invisibles qui sera suivit de l’explosion millénaire !!!!!! »

Croisant ses mains devant son ventre, il se mit à méditer pendant quelques secondes, ce qui laissait du temps à l’épéiste pour préparer une contre-offensive. Il matérialisa une épée avec sa puissance électrique, une lame qui devait faire vingt centimètres de largeur sur un mètre de long. Et pendant qu’il s’approchait doucement du sol, son adversaire tendit son bras dans sa direction avant de se replier sur lui-même, comme une boule. Aucune attaque à l’horizon, Kikart s’attendait à un coup fourré, ou alors Troe lui avait dit ça pour qu’il se méfie d’une éventuelle attaque alors que le chef adverse préparerait un sort très puissante qui requiert du temps de préparation.

Il retomba sur le sol et retourna dans les airs sentant une présence maléfique. Il vit en face de lui un spectre équipé de sa faucille qui le fixait dans ses yeux rouge sang. Il agita son arme puis disparu. Très rapidement, un coup d’une puissance incroyable frappa l’épée électrique. Le guerrier élémentaliste avait compris la technique. Redoublant de vigilance, il scrutait dans la pénombre une autre lame et en vit une sur le côté gauche en forme de demi arc de cercle d’une couleur très particulière. Elle était à peine visible et sa couleur était assez spectrale. Kikart leva son arme pour se protéger mais la puissance offensive adverse était tellement puissante qu’il dû plier son bras sous le choc. Encore dix autres ! Il sentit comme un vent derrière lui et en vit une autre. Il se protégea cette fois-ci de toutes ses forces mais rien n’y fit. Il avait toujours le dessous mais s’il trouvait le moyen d’augmenter sa force, il pourrait peut être se battre puissances égales. Il détruisit son épée par la pensée et en créa une nouvelle gigantesque : un mètre de large pour trois mètres de long !

Il maniait les armes blanches avec une dextérité incroyable. Pour lui, avoir une petite épée est aussi lourde qu’une très grosse lame. La seule chose qui changeait était le style et la façon de combattre. Avec une petite arme très fine, il porterait des coups peu puissants mais rapides sans trop dépenser d’énergie tandis qu’avec une épée comme celle qu’il vient de créer, il combattrait plus lentement mais ses coups seraient très puissants et il s’épuiserait plus vite.

Il abattit son épée sur la forme spectrale et la trancha en deux. Une autre lame fit une apparition devant lui. Il esquiva ce coup-ci pour se protéger d’une autre attaque qui venait de derrière. Il se retourna et frappa le plus fort possible l’arc de cercle qui s’explosa face à la défense adverse. Enfin ! Deux autres arrivèrent de chaque côté. Kikart matérialisa rapidement une autre lame très fine et dévia avec celle-ci l’attaque venant de gauche pendant que, de son autre main, il détruisit l’autre. Celle qui fut déviée revint à l’assaut ; il envoya sa petite arme sur l’arc de cercle spectral, la fit exploser à son contact et bloqua une lame venant par le haut. Il agrippa celle-ci de sa main et passa au-dessus. Sentant que son combat aérien allait se terminer au sol et que Troe attendait sûrement le moment où son adversaire toucherait la terre ferme, il se renvoya dans les airs grâce à ses pieds en prenant appuie sur la lame spectrale et lâcha sa propre arme pour qu’elle puisse rester en contact avec celle de l’adversaire. Il la fit exploser à son tour et conçut une nouvelle épée à doubles lames en forme de croissant de lune. Un croissant à gauche qui pointerait vers l’avant, un emplacement au milieu pour tenir cet objet et un croissant à droite qui pointerait en arrière.

Il eut à peine le temps de finir de la créer qui dû faire l’équilibre dans les airs en plaçant sa main sous lui en faisant tourner ses doubles lames tel un ventilateur qui trancha latéralement l’attaque spectrale. Il fit de même avec les dernières formes spectrales qui apparurent et avec celles qui avaient disparues après leur tentative de meurtre.

Après s’être débarrassé de cet opposant invisible, il plaça ses mains l’une sous l’autre, ses paumes face à face et une boule d’énergie se forma progressivement. Il envoya celle-ci sur son adversaire principal qui ne réagissait pas. Un mur de feu se dévoila au moment où la sphère d’énergie le percuta. Puis Troe se releva brutalement et des dizaines d’aiguilles grosses comme un crayon déferlèrent sur Kikart. Il envoya son arme sur les épines et l’explosa devant elles formant un mur électrique mais rien ne se produisit. Il re-matérialisa cette fois-ci un sabre et une sorte de plaque qu’il plaça sous ses pieds pour se propulser en arrière. Les éperons se rapprochaient de plus en plus de l’épéiste quand celui-ci sorti sa botte spéciale.
Kikart donna un coup d’estoc dans le vide et plusieurs têtes de dragons s’échappèrent de la lame. Ils étaient petits et à leur tête se prolongeait une queue qui était reliée à la lame électrifiée et ils foncèrent sur les projectiles qui furent en un instant anéantit sous l’air ébahit de Troe. Pour finir leur course, les dragons se dirigèrent sur l’ennemi principal qui avait beau se déplacer mais qui fut rattrapé par d’autres créatures. Il n’avait plus qu’un seul échappatoire : la voie des airs.

Il sauta et partit dans les airs, où le guerrier élémentaliste l’attendait. A son contact, il tenta de le transpercer latéralement mais Troe stoppa le sabre avec ses lames qu’il avait placé entre ses doigts à cinq centimètres de son cœur. Mais le guerrier matérialisa trois pics en forme de cône qu’il enfonça dans la poitrine du chef adverse qui ne put rien faire. Il expulsa à l’aide de ses pieds son adversaire qui fut envoyé en direction du sol. Troe rencontra aussi les dragons sur son passage qui le transpercèrent, causant peu de dégâts mais efficaces. Etalé sur le sol, il avait du mal à bouger car il n’avait pas l’habitude de subir tant de dommages et, commençant à retomber, Kikart reforma une sphère d’énergie qu’il envoya sur son opposant, qui ne l’était plus. Celui-ci vit la boule se rapprocher de lui et il sombra dans une explosion électrique.

Revenant enfin sur le plancher des vaches, il ne vit que deux cadavres sur les trois. Il se retourna et Gromn lui donna un bel uppercut dans l’estomac que Kikart stoppa d’une main. Il répliqua en tournant sur lui-même, puis il décapita le puissant adversaire avant de trancher le reste du corps. Le combat était finit.
Posté par HackPrincess le 09-07-2006 à 14:45
Je trouve ta fic tres bien !C'est un trés bon debut !Agréable a lire !Tu as du talent !Je n'ai pas remarqué de faute mais je suis pas la meilleure en orthographe,alors....
Posté par Molock le 11-07-2006 à 22:03
Avatar de MolockTrès bonne fic avec un langage varié. J'ai bien aimé le coup du soutien gorge. Kikart le rebelle, c'était pas mal. Kuraï est tiré de la DA... Sympa comme clin d'oeil.

Quelques points cependant à soulever :

-Personnage principal décrit un peu à la va-vite ainsi que sa petite amie. Nom de la jeune fille ?
-'Kikart' est un peu trop répété. Donne plus souvent d'autres noms ou synonymes comme 'le guerrier élémentaire', 'le bretteur', 'l'épéiste magique', etc.
-Fais un peu plus d'espace entre les paragraphes si tu le peux car c'est un peu dur à lire quelquefois.
-Une intro ou un prologue ne serait pas mal.
-Mélange de présent et d'imparfait quelquefois maladroit.
-Présentation des ennemies un peu légère (un grand musclé, c'est tout). Même s'ils sont de simples soldats d'une grande faction obscure. N'hésite pas à décrire !

C'est tout pour le moment. Sinon, c'est un très bon début et je suis impatient de lire la suite.
Posté par Kikart le 12-07-2006 à 11:36
Avatar de KikartMerci beaucoup HackPrincess, ça me touche énormément :D

Sinon, Molock, ça reste une fic d'amateur, ce n'est pas une histoire de pro comme toi ;)
Cela dit, je vais quand même prendre en note tes conseils (enfin, certains):
-Je vais décrire le perso principal un peu mieux, en effet. Je n'ai pas décrit la fille car on imagine son physique comme on le sent, le caractère n'a aucune importance vu qu'elle disparaît très vite. Si elle n'a pas de nom, ça rejoint ce que j'ai dit sur le caractère.

-Je vais supprimer quelques répétitions quand j'aurai le temps, mais c'est difficile vu que Kikart ne sait pas trop se battre (pas comme toi si tu vois ce que je veux dire :p). Par contre, au niveau des répets, Kuraï me pose beaucoup moins de problèmes.

-Les textes sont plus espacés, je pense que ça devrait aller maintenant.

-Vu que je suis nul pour les intros, je n'en ai pas faite. J'ai du mal à en faire et même dans mes rédac en histoire-géo ou en français, c'est mon seul point négatif.

-Présent/imparfait, je relirai quand je pourrai et je modifierai, le temps de finir le chap que j'écris et je m'en occupe.

-Je décris mieux les ennemis principaux, mais je vais améliorer ceux-là.

Merci pour tout Molock, je me remets au boulot ^^
Je vais arrêter de publier pour le moment et je vais corriger les petites erreurs. Merci à vous deux !
Posté par Kikart le 05-08-2006 à 10:27
Avatar de Kikart{Fiche perso}KURAÏ: ancien guerrier considéré comme une légende. Il était presque imbattable, mais il fut tué par Wildfar, le maître des anges noirs. Maniant la puissance de Volt, celui-ci conserva son esprit et le fit ressusciter dans le corps de Kikart, un humain ordinaire. Il prit le dessus sur le jeune homme et retrouva sa carrure physique d’antan. Mais il devait s’entraîner pour retrouver sa puissance et se venger des anges noirs pour les faire disparaître à jamais.
C’est LE personnage principal de l’histoire. Ses cheveux blond foncés et ses yeux fins et rouges font souvent peur à ses adversaires. Il ne pleure jamais de joie ni de tristesse, mais de haine. Il ne pense qu’à se venger des autres, a une petite amie mais ne sait plus ce qu’est l’amour. Il se fiche d’avoir à affronter un ou plusieurs adversaires, il rentre dans le tas et détruit tout sur son passage. Il aide les autres, mais aime rester et combattre seul. Il est le membre le plus puissant des 6 Mystik, le clan le plus redouté. Il ne possède aucune arme propre, il les créé lui-même et lorsqu’il s’énerve, il est beaucoup plus puissant et son aura est destructrice.




Chapitre 3 : le choix de la vie

Après cette bataille, les cheveux du garçon reprirent leur couleur initiale ainsi que ses yeux. L’ère de combat avait disparue et Kikart était de retour dans le monde réel. Epuisé par cette énergie surpuissante, il s’effondra sur le trottoir ce qui attira la foule. Cinq minutes plus tard, il rouvrit les yeux et vit plusieurs personnes autour de lui qui se demandaient ce qu’il se passait.



« Tout va bien. S’exclama-t-il. Je n’ai rien, je suis juste épuisé.
-Ah tu nous rassures ! Répondit Louis. Quand on t’a vu par terre, on a cru à un malaise et on s’est inquiété, mais tu t’es réveillé quelques minutes après.
-Merci mais tout va bien, je vais rentrer chez moi et je vais m’allonger car je suis complètement à plat. Je ne vous retarde pas, à lundi les mecs ! »



Il s’éloigna petit à petit sous le regard ébahit de ses amis. De retour chez lui, il dû attendre le soir pour pouvoir dormir et récupérer totalement son énergie. Vers minuit, Yusha réengagea une conversation par l’intermédiaire d’un rêve avec son frère.



« Je suis vraiment fière de toi petit frère ! Tu as réussi à retrouver une partie de ta puissance d’antan et tu as vaincu tes trois assaillants !
-Oui mais ce n’étais pas moi qui combattait, c’est impossible. La fluidité de mes mouvements, la force, la capacité à maîtriser le pouvoir de la foudre et à créer des armes, aucun humain ne peut faire de telles choses.
-Mais si ce n’était pas toi, qui était-ce ?
-C’est justement la question que je me pose. C’était mon corps mais j’ai sentis une robustesse qui m’a enlevé toute mon énergie.
-Quelqu’un qui possède des pouvoirs que des humains n’auront jamais et qui utilise l’électricité pour se battre, ça ne te donne pas d’indication sur une certaine personne ?



-Ca me fait effectivement penser à Kuraï. Tout ce que je connais et tout ce que tu m’as appris sur lui correspondent à l’évènement de tout à l’heure, mais c’est impossible !
-Je t’avais prévenue que tu serais étonné du résultat si tu arrivais à déchaîner toute la colère de tes sentiments. Ricana-t-elle.
-Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est l’étendu des pouvoirs de Kuraï… Comment ce fait-il qu’il soit si faible que ça ? Je le croyais beaucoup plus puissant et pourtant il a mis du temps à se débarrasser de ces gêneurs.
-Exact, mais tu n’as eu qu’une seule partie de ses anciens pouvoirs magiques et physiques. Tu ne te battais qu’avec la moitié de sa vraie force. L’autre partie est la plus dévastatrice ! Tu n’as sûrement pas remarqué que tu t’amusais avec ces trois antagonistes, le vrai Kuraï aurait souri et les aurais déchiqueter par ses dragons, puis il aurait fait tomber la puissance divine sur eux pour qu’il n’en reste plus rien, pas même les os, et tout cela en environ dix secondes. Comme tu retrouvais cette magie, tu te réhabituais à les manier convenablement. C’est normal ! En quinze ans, tu oublies tout.



-Attends ! Comment ça la puissance divine ? Et les dragons les auraient déchiqueté ?
-Exactement. Ceux que tu as invoqué ne causent que peu de dégâts, ils ne blessent en réalité que leurs points de vie et non leur énergie. Pour ce qui est de l’attaque divine, tu n’as pas utilisé la technique ' Tempête ancestrale ' ou ' Tempête ancestrale concentrée '. Tu aurais directement compris l’étendue de son talent.
-Tempête ancestrale, intéressant, tout cela m’intrigue. Mais, les points de vie, comment se fait-il que l’on ai des points de vie ? Ce n’est pas que dans les jeux vidéos ?
-Tu comprendras toute cette histoire lorsque tu seras de retour au pays. Veux-tu nous rejoindre ou préfères-tu rester sur ta décision ?
-Je voudrais réfléchir encore un peu. Si je suis là-bas demain soir, c’est que j’aurai accepté d’y rester durant toute ma vie, sinon, reprends contact avec moi et je te dirai si j’ai décliné ta proposition ou si je réfléchis encore.
-Bien, je t’attendrai dans vingt-quatre jours… »



Ah oui, c’est vrai que le temps passe plus vite dans l’Otram ! Allait-il partir ? Quitterai-t-il définitivement sa planète ?



Le lendemain, Kikart sortit faire un tour, qui serait peut être le dernier sur ce monde. Il fallait maintenant qu’il trouve le moyen de disparaître sans que ses parents s’inquiètent et ce n’était pas si simple que ça.
Il croisa un policier qui était en fait un ami qu’il connaissait bien et qui avait fait sa carrière dans ce métier. Il eut une idée :



« Salut mec ! Ca roule ?
-Bonjour ! Oui ça va. Répondit-il. En ce moment, c’est un peu calme mais je ne me plein pas. Qu’est ce que tu veux car dès que l’on se parle l’un en face de l’autre, ça veut dire qu’il y a un problème.
-Exactement ! Tu me connais bien. Ricana Kikart. Je vais aller droit au but : j’ai envie de me faire passer pour mort. Je veux quitter la Terre et pour cela j’ai besoin de toi. Il faudra, demain midi, que tu ailles chez moi pour annoncer à mes parents que je suis décédé la veille à cause d’un événement particulier.
-Aucun problème, du moment que ça peut t’aider ! Il paraît que des types possédant des pouvoirs magiques sont arrivés sur notre planète pour récupérer un objet, un collier je crois.



-Exact et je les ais tué, mais il faudrait dire qu’en plein affrontement, j’ai pas fait attention et qu’une attaque surpuissante m’a surpris et m’a désintégré, ne laissant aucune partie de mon corps. D’accord ?
-Dans ce cas ils en parleraient aux informations du soir. Raisonne un peu !
-J’y ai pensé, mais ils ont d’autres trucs plus importants à montrer. Donc tu es d’accord pour m’aider ?
-Oui si tu veux, ça ne me fera pas de mal de faire quelque chose de sérieux. Ce n’est pas que je n’aime pas être avec toi mais je dois encore patrouiller au cas où d’autres personnes comme celles que tu as éliminées reviennent. Mais est ce que tu penses à ta petite sœur ? Ca va lui faire un choc d’apprendre que l’individu qu’elle préfère est mort…



-Tout est prévu, n’ai crainte. Bon, je ne te retarde pas plus longtemps. Bonne chance pour la suite et ne me déçois pas. »



Le policier fit un signe de tête pour dire qu’il était d’accord et repartit en accélérant le pas. Pendant ce temps, Kikart rentrait chez lui, content de son action.



Devait-il préparer quelques vêtements s’il n’en trouvait aucun là-bas ? Aimant le danger, il ne prit rien et attendit que la nuit tombe.
Vers minuit, ses parents étaient couchés. Kikart pouvait commencer à bouger, mais il n’avait pas fais attention à un détail : « Je voudrais réfléchir encore un peu. Si je suis là-bas demain soir, c’est que j’aurai accepté d’y rester durant toute ma vie ». Encore fallait-il savoir comment y aller…



Attendant un quelconque signe de Yusha, il se rassit et se mis à songer à ce qui l’attendait dans ces nouvelles terres. Laura, sa petite sœur de neuf ans, se réveilla et l’interrogea :
« Pourquoi est-ce que tu dors pas ?
-Ah oui j’ai oublié de t’en parler. Répondit-il. J’ai vu une personne qui m’a dit que je n’avais pas ma place en France car mon pays d’origine se trouvait dans l’Otram, un autre monde. Je dois y retourner pour retrouver ma vraie personnalité. Ne pose aucune question, c’est déjà assez compliqué comme ça. Tu vas jouer un rôle important : à partir de demain, tu ne me verras plus jamais, sauf si je reviens sur Terre de temps en temps. Tu me trouveras changé, autant au niveau physique que psychique, mais toi tu n’auras pas trop changée, je te reconnaîtrais facilement et nous pourrons être à nouveau ensemble. Mais pour pouvoir partir discrètement sans inquiéter personne, un policier viendra demain annonçant ma mort à tes parents. C’est totalement faux mais je voudrais que tu joues le jeu en pleurant, enfin en faisant comme si c’était vrai alors que c’est faux, tu me suis ?



-Mais pourquoi tu pars ? Je veux que tu restes avec moi à la maison. » Elle se mit à pleurer et elle sauta dans les bras de son frère.
« C’est comme ça, je n’ai pas trop le choix en réalité. Les gens de ce monde me considèrent comme leur idole, que je suis mort mais que j’ai eu la chance de renaître dans ce corps. Excuse-moi, je parle comme si j’étais ce héros, mais je ne peux pas rester. Je reviendrai te rendre visite, bien sûr, mais… »
Se mettant à pleurer de plus en plus, Kikart ne savait pas quoi faire pour consoler sa sœur. Il ne pouvait pas partir brusquement, ça ne ferait qu’aggraver les choses. Puis, il eut une idée :
« Si tu ne t’arrêtes pas de sangloter, compte sur moi pour ne jamais revenir te voir… Soit comme moi, devient une fille forte, que je puisse te faire confiance quand j’aurai besoin de toi. »



Restant un moment sans rien dire, le frère regardait les beaux yeux de sa sœur, puis, hochant de la tête, elle dit :
« J’ai toujours cru en toi, en tes paroles, et tu ne m’as jamais déçue. Je vais avoir foi en toi, et je serai forte pour ne pas pleurer !
-Oui, enfin ne sois pas trop forte quand même pour que tu puisses jouer la comédie demain matin. »
S’embrassant tendrement une dernière fois, le héros finit par lâcher sa sœur et la mit dans son lit, recevant un magnifique sourire en échange.



Pour le moment, il fallait partir, et s’il ne faisait rien, il serait encore là le lendemain matin et son collègue policier viendrait sonner pour prévenir les parents du décès de leur fils alors que Kikart serait toujours là.



Tout à coup, une lumière blanche aveuglante se posa devant lui et l’engloba tout entier avant de disparaître à jamais de la Terre…
Posté par Molock le 13-07-2006 à 01:28
Avatar de MolockPas mal du tout la suite mais 2 choses m'ont un peu choqué :

-La réaction du policier est un peu stoïque, même s'il s'agit d'un ami. Il devrait au moins s'exclamer à une demande pareille avant de dire 'Aucun problème, du moment que ça peut t’aider !'. A sa place, je serai ahuri, même en étant flic et qu'il s'agisse d'une demande d'un ami-lol.

-Pareil pour la petite soeur, même si elle n'a que 9 ans : ne plus jamais voir son grand frère devrait lui faire un grand choc voire la faire pleurer... Qu'elle réponde 'D’accord, je m’en fiche du moment que je te reverrai un jour.' est assez surprenant.

Bien entendu, ce ne sont que des conseils. Ecris ta fic comme tu l'entends. Sinon, un réel progrès en tout cas. Continue !
Posté par Kikart le 13-07-2006 à 11:53
Avatar de Kikarteffectivement ça fait un peu bizarre, lol
je vais modifier pour la petite soeur, le flic tant pis, je cangerai si j'ai des idées mais c'est pas fastoche :/
et sur le PC à 1h du mat', c'est pas bien ^^
Posté par HackPrincess le 13-07-2006 à 13:38
Fanfic toujour aussi bien.Néeanmoin,comme l'a dit molock,les réactions de la soeur et du flic sont bizarre mais bon je recconnais que ecrire une fic c'est pas facile.
Posté par Kikart le 05-08-2006 à 10:28
Avatar de KikartMerci beaucoup ^^
C'est modifié (enfin, un peu :p)


On commence à entrer dans le vif du sujet, toutes les explications compliquées sont à ce moment, mais c'est juste histoire de voir le fonctionnement du monde, je ne parle que très peu des carac.


{Fiche perso}YUSHA : grande soeur de Kuraï. Elle est une excellente guerrière et se bat avec 2 pistolets dont les balles sont illimitées. Elle se sert aussi d’une petite dague pour tuer ses antagonistes au corps à corps. Extrêmement gentille, elle s’occupe beaucoup de son frère et elle en prend soin car c’est la personne qu’elle préfère dans ce monde. Assez grande, cheveux courts couleur marron, des yeux émeraudes, elle a un physique très calme et ne s’énerve que lorsque son frère est en danger. Elle s’inquiète souvent pour lui, et lorsqu’il veut défier un adversaire surpuissant, elle fait tout pour l’empêcher de partir dans ce combat qu’il risque de perdre.




Chapitre 4 : l’Otram

Kikart atterrit devant un énorme mur de pierres, et ne sachant que faire, il le contourna. Il se trouva finalement face à face à une grande entrée, sans porte ni rien. Il essaya de pénétrer dans la cité mais il fut repoussé par une puissance magique qui l’expulsa à dix mètres, puis il tomba dans les pommes.


« Tiens, quelqu’un a essayé d’entrer sans permission. Ricana un garde à son groupe.
-Attends une seconde. Fit le chef s’étant approché pour voir qui étais-ce. Ce ne serait pas le frère de Yusha par hasard ?
-Comment en être sûr ? Se leva un autre soldat.
-Son frère est un humain, une puissance magique défensive comme la notre est dangereuse pour un être sans protection. Rigam ! Vas chercher Yusha, elle le reconnaîtra si c’est lui.
-Bien colonel. »

« Et si ce n’était pas lui colonel ? Demande un troisième garde.
-Ce serait peu probable, il vient de l’autre monde appelé « la Terre », il ne sait rien de l’Otram. De plus, connais-tu beaucoup de guerriers qui vont s’aventurer dans une ville sans demander la permission de lever la protection magique pour y pénétrer ? Si c’est un espion, il aurait instinctivement paré les attaques invisibles, et puis nous sommes là pour protéger l’entrée, nous pouvons nous battre contre des adversaires tout de même. »


Deux personnes arrivaient en courant, dont une femme. Yusha accourue vers Kikart sans prêter la moindre attention aux gardes.
« Oui c’est bien lui ! Cria-t-elle. Il est gravement blessé, il lui faut des soins de toute urgence. »


Kikart se réveilla dans une grande salle blanche. Il se redressa sur son lit d’hôpital et vit à quelques pas de lui une jolie jeune fille, grande et fine, cheveux courts de couleur marron, des yeux émeraude, qui remarqua le réveil de son frère. Elle vint vers lui :


« Salut, Kikart ! Tu te souviens de moi j’espère ? Dit-elle d’une voix douce.
-Oui, mais je ne t’imaginais pas comme ça. Tu es vraiment magnifique, j’ai de la chance d’avoir une sœur si mignonne.
-N’en profite pas trop non plus. Rigola-t-elle. Lèves-toi, tout le peuple de Krackor, cette ville, est prêt pour la cérémonie.
-Cérémonie ?
-Oui, le Roi Pracad veut absolument fêter ton retour. Il va te redonner le pouvoir de manier l’énergie de Volt comme bon te semble. Tu ne seras désormais plus Kikart mais Kuraï. Tu perdras donc ton apparence et ton caractère, tu retrouveras ton ancien style de combat, tu ne conserveras qu’une partie de ta mémoire, ce que tu as choisi de garder comme souvenirs. Puis Pracad te redira dans le château comment marche le système de ce monde.
-Très bien allons-y ! »


Environ dix minutes après leur conversation, ils arrivèrent sur une estrade au bout d’une immense allée dans laquelle les gens s’étaient entassés pour fêter le retour de leur héros. Toute la foule applaudit le retour du fameux guerrier, puis celui-ci entra par la porte qui se situait derrière lui pour se retrouver dans une immense salle très décoré, tapis rouge, grand escalier, six salles au rez-de-chaussée. Un homme relativement jeune descendit les marches, une cape rouge sur le dos, des habits digne d’une personne de la plus haute importance, une épée à la ceinture. Il s’approcha, fit signe à Yusha de le laisser seul avec Kikart.


« Alors, te revoilà enfin parmi nous ! S’exclama le roi Pracad. Pendant un moment j’ai cru ne jamais te revoir, mais j’ai eu tort de penser à une telle chose. Bienvenu parmi nous !
-Merci beaucoup, vous êtes Pracad, le roi ?
-C’est exact. Tu risques de me voir pressé mais toute la population de cette ville, Krackor, est venue assister à la renaissance de leur combattant favori. Je ne veux pas les retenir trop longtemps, donc suis moi, nous allons commencer la cérémonie dans la salle interne.
-La salle interne ? Pourquoi s’appelle-t-elle comme ça ?
-Question de principe, rien de plus. Répondit le roi en souriant. »

Une fois dedans, Kikart observa la pièce : elle ressemblait à l’intérieur d’une église, avec quelques bancs en bois, un autel au fond de la salle. Des ornements dorés se trouvaient un peu partout ce qui donnait du charme à la salle interne. Pracad s’approcha près de l’autel et sortit son arme : une lame magnifique toute noire, longue et qui paraissait très puissante.
Il la planta dans une fente, puis il se recula de deux pas, se mit à genoux et prononça quelques mots d’une langue inconnue.


Tout à coup, des centaines de particules jaunes se réunirent pour donner forme à un monstre qui n’était qu’une simple boule complètement ronde. Quelques secondes plus tard, des sortes de flammes violettes et jaunes s’échappèrent du point culminant, des yeux fins qui réprimaient une certaine violence apparurent à leur tour, la couleur de tout l’ensemble devint jaune et violet et la chose se mit à flotter dans les airs. Elle était assez grosse, d’environ un mètre de diamètre.


« Kikart, voici la divinité qui t’a accompagné dans ce monde, je te présente Volt ! Annonça Pracad, d’une voix forte. Lorsque je le transfèrerais dans ton corps, tu te perdras totalement pour renaître sous la forme de Kuraï. Conserve quelques souvenirs dans ta tête car ta mémoire sera anéantie et préviens-moi quand tu seras prêt ! »
Le héros réunit les souvenirs les plus important dans sa tête, puis demanda à son futur maître d’en finir avec cette histoire.


Pracad se tourna pour être face à Kikart, dos à Volt, puis il joignit ses mains, ferma les yeux et prononça à nouveau un long texte dans la même langue étrangère. Il se saisit de son épée tout en parlant, transperça la divinité de la foudre avec pour que la lame s’imprègne de toute sa puissance, et avec une rapidité effroyable, il l’enfonça dans le cœur de Kikart avant que tout le château ne sombre dans une lumière blanche aveuglante…


De nouveau dans la salle interne, le roi remit son épée dans son fourreau et regarda le nouveau guerrier : ses cheveux blond foncé se dressèrent à nouveau comme des pics sur sa tête et ses yeux devenus rouges devinrent plus fins.
Une aura terrifiante s’empara de son corps, et, une fois le spectacle finit, il se retourna et sortit de la pièce sans dire un mot.


« Eh ! Cria Pracad. Attends ! Ne sors pas maintenant, je dois t’expliquer à nouveau le fonctionnement de l’Otram !
-…Bien.
-Pour commencer, maintenant que tu es de retour parmi nous, tu vas sûrement vouloir te venger du chef des anges noirs qui t’a tué en plein combat.
-…
-Sa puissance est sans limite, et comme te revoilà au point de départ, tu vas devoir t’entraîner pour pouvoir redevenir l’emblème protecteur de la cité. Tu trouveras tout au long de ton parcours des guerriers qui voudront se confronter à toi. Tu trouveras aussi des monstres pour t’aider à progresser, bien entendu ! Dans ce monde, tu possèdes un bracelet en métal incassable, rectangulaire qui est placé sur ton bras droit. Tu ne peux l’enlever, d’autant plus qu’il est extrêmement important. Il te donne tes points de vie, de magie, ton niveau actuel et ton expérience. Tout cela parait compliqué, comme dans les jeux vidéo, mais à chaque niveau, comme tu es un guerrier élémentaliste, tu gagneras automatiquement :
¤Deux points de force (PF)
¤Un point de défense (PDef)
¤Un point de vitesse (PVit)
¤Un point de dextérité ( PDex)
¤Quatre points de magie (PM)
¤10% de tes points de vie actuel en plus (PV)
Tu démarres avec 50 points de vie, au prochain niveau, tu en auras 55, puis 60, 66, 72, 79 et ainsi de suite. Une fois arrivé au niveau 10, tu gagneras automatiquement 10 PV plus le chiffre des dizaines de ton niveau. C’est très compliqué, voila pourquoi je vais prendre un exemple :
Tu es niveau 36, tu gagneras alors 10+3 (chiffre des dizaines), soit 13 PV.
Tu es niveau 168, tu as passé le cap des 100 niveaux, tu gagneras 10 PV de bonus à chaque fois que tu as passé 100 niveaux, donc ça te fera 20+6, soit 26 PV.
Ne te préoccupe pas trop de cela, c’est compliqué et ça pourrait te déconcentrer en plein combat. Garde juste un œil sur tes PV et PM.
A chaque passage de niveau, tu peux améliorer une compétence ; +1 dans n’importe quel domaine que tu choisiras ou alors +2 en points de vie.
Pour finir, l’expérience s’accumule à chaque fois que tu tues un monstre ou une personne. Il te faut 100 points d’expérience (xp) pour passer un niveau. Pour passer au niveau 1 car tu n’y est pas encore, il te faudra 100 xp, 200 pour le niveau 2………3600 pour le niveau 36 et ainsi de suite. Tu retomberas à 0 à chaque passage de niveau.
Tu démarres avec 50 PV, 30 PM, 25 PF, PDex, PDef, PVit. Pour regagner de la magie, tu devras frapper ton opposant une fois pour 1 PM, qu’il se protège ou qu’il se fasse blesser. Est-ce clair ?


-Oui, la mémoire commence à me revenir, je me souviens de tout ce mécanisme.
-Bien ! Il se peut que j’ai oublié des petites choses. Tu les découvriras par toi-même je suppose. Ah oui, j’y repense ! Les monstres aussi ont des niveaux, donc des points de vie, de nouvelles techniques, etc. Chaque ville à son commerce, mais si tu veux beaucoup plus de marchandise, tu devras aller à la cité marchande, à environ 200 kilomètres. Ne t’en fais pas, tu y arriveras rapidement, tu ne mettras pas un mois à y parvenir comme sur Terre.
-C’est tout ou il y a autre chose ?
-Il y a une dernière chose très importante : les anges noirs ! Ce sont des tueurs nés qui disposent d’un pouvoir infiniment grand et qui sont très puissants. Ils ont une base gigantesque qui est beaucoup plus grande que la notre. Si tu te fais tuer par l’un d’entre eux, tu perdras une partie de tes caractéristiques, environ 10%. Prends garde !


-Comment les reconnaître ?
-Ils dégagent une aura très négative, ils ont l’air, en apparence physique, très fort, mais leur esprit est bien plus grand que le notre. Ils sont tout en noir, voire en gris, et possèdent des ailes de couleur très foncée.
-Très bien, je les tuerai tous avant de m’attaquer au chef ! Dit Kuraï, toujours aussi calmement.
-Non ! Sûrement pas ! Dans toutes les cités se trouve un roi, et nous augmentons notre puissance sans rien faire, automatiquement. C’est pour cela que je suis au niveau 2374.
-…
-Je vais conclure avec ceci : si jamais tu meurs au combat, tu reviendras automatiquement en ville à l’hôpital cinq jours plus tard. Tu ne mourras pas vraiment, tu perdras juste 10% de tes points de vie. Mais si un jour, en mourrant, tu repasses en dessous de 50 PV, ton prochain décès te sera fatal et tu disparaîtras à jamais !
-Quelle différence avec les anges noirs ?
-Ils t’ôtent 10% de toutes tes caractéristiques, c’est tout ce qui fait la différence entre ces deux châtiments. Maintenant que tu sais tout, tu vas pouvoir te présenter devant le peuple de Krackor ! »


Sans dire un mot, Kuraï sortit du palais et se positionna devant la foule, qui se mit à applaudir, à siffler et hurler de joie devant leur sauveur. Il prit alors le micro que sa sœur lui tendit et prononça un court discours :
« Mes amis ! Je suis de retour parmi vous ! Notre roi Pracad m’a fait retrouvé la mémoire, cette mémoire qui était perdue dans l’oubli ! Volt est de nouveau en ma possession, je le contrôle comme je le désire. Je me rappelle de ce dernier évènement qui m’a coûté la vie, et je vous jure, que ce roi dont j’ai oublié le nom, car ça ne vaut pas la peine de retenir le nom d’une ordure pareille, périra de mes mains !!! Mais ce jour est loin d’arriver et la route qui mène à la victoire est semée d’embûche, mais nous les passerons toutes, tous ensemble ! Mes amis, je suis…de retour. »


Sous un tonnerre d’applaudissement, Kuraï descendit les quelques marches et se rendit chez lui, chaque personne s’écartant de son passage pour le laisser passer.


Arrivé devant la porte de sa petite maison, l’épéiste accompagné de sa sœur se retrouva face à cinq individus qui lui rappelaient vaguement quelque chose.


« Bienvenu chez toi mon pote ! Lui dit un grand jeune homme blond.
-Euh merci. Répondit Kuraï. Vos têtes me disent quelque chose mais je ne vois plus trop qui vous êtes.
-Nous sommes des guerriers élémentalistes, tout comme toi. S’avança un dragon qui se tenait aussi droit qu’un homme. Tu ne te souviens pas de nous, logique puisque tu es mort. Le blond qui à des cheveux qui se dressent sur sa tête, comme toi, avec des yeux bleu, c’est Fred. Le brun à la coiffure explosé qui se tient plus loin, le regard couleur marron, c’est Otaka. Celui qui a les cheveux châtains qui lui cachent un peu les yeux, les yeux rouges et noirs, c’est Pract. Le dernier qui est brun, les cheveux sur les côtés qui reviennent en avant et qui a les yeux noirs, c’est Birbon. Je suis Drago, un dragon qui a retrouvé une taille humaine, et je ne suis pas à quatre pattes, comme un cet animal mythique, puisque j’ai l’allure d’un homme. Nous formions, à l’époque, les six Mystik. Grâce à nos caractéristiques de guerrier ou de mage et notre pouvoir à contrôler les éléments, nous étions surpuissants et craint de presque tout l’Otram. Nous sommes tous heureux de te retrouver car nous pourrons reformer notre groupe, mais le niveau moyen de force ayant considérablement augmenté, nous ne serrons plus le meilleur groupe, mais nous serrons à nouveau tous ensemble.


-C’est bien. Donc nous maîtrisons tous un élément ?
-Exact. Rétorqua Birbon. Tu maîtrises la foudre avec Volt, j’utilise l’eau grâce à Ondine, Otaka le feu par l’intermédiaire de Valco, Fred la terre en passant par Terran, Drago la glace avec Celsius et Pract le vent grâce à Séphie ainsi que quelques magies de soutien. Il y a deux autres éléments : la lumière, pouvoir contrôlé par ta sœur avec Luna et les ténèbres uniquement utilisé par les anges noirs ou par les créatures qu’ils invoquent grâce à Shadow. Maintenant que tu sais tout, je suppose que tu as envies qu’on te laisse tranquille, n’est ce pas ?
-Oui je vais peut être aller dormir car mon esprit est un peu fatigué, et avec cette pluie d’informations sur ce monde, c’est épuisant pour le cerveau.


-Bien, laissons-le alors. S’exprima Otaka. N’oublie pas que Miya attendait ton retour avec impatience, il faudrait que tu penses à aller la voir.
-Miya ? Qui est-ce ?
-Ah mon pauvre, tu es vraiment tombé bien bas. Ricana Pract. Tu ne te souviens même pas du nom de ta petite amie. Va dormir, ça te fera le plus grand bien. »


Ils se saluèrent, puis Kuraï entra chez lui suivie de Yusha qui était contente de voir que les six Mystik se soient retrouvé de nouveau.
A l’intérieur de la petite habitation, tous les meubles étaient en bois. Il y avait une table avec quatre chaises, deux armoires, une pour les vêtements, l’autre pour la vaisselle, un lit avec un couverture qui paraissait bien chaude, un grand tapis central qui recouvrait une bonne partie du parquet, petite cuisine avec lave-vaisselle, lave-linge et plein d’autres équipements en plastique ou en bois.
« Bon, puisque tu es fatigué, je vais te laisser. Annonça Yusha. Je ne sais pas si Pracad te l’a dit, mais tu gagneras de l’argent en tuant des monstres ou des personnes. Quand tu en as beaucoup, je te conseille d’aller en mettre dans la caisse commune au centre de la place centrale. Cet argent servira à agrandir notre cité. Pour cela, le roi doit demander à Dieu de descendre pour écarter nos limites d’environ un mètre. En échange, il faut fournir 100 000 gils, la monnaie courante. C’est très long à trouver et même avec les 4203 personnes qui habitent cette ville ce n’est pas chose facile.  


-On ne peut pas se faire voler l’or de la caisse commune ?
-Non, aucun voleur n’existe dans l’Otram, ne t’en fais pas.
-Mais un jour, puisque nous vivons éternellement, les cités seront tellement grandes qu’elles se toucheront toutes, non ?
-Oui, mais dans ce cas, Dieu agrandira ce monde tout en respectant les distances entre les villes. Mais ce jour n’est pas près d’arriver. Ah je me rappelle que je devais te dire une chose. En ce moment, tu as quinze ans, mais tu pensais que je serais très vieille, c’est ce que tu m’avais dit. En fait, lorsque tu en as envie, tu demandes à Pracad un entretien avec Dieu pour qu’il arrête le vieillissement de ta vie. En clair, si tu veux arrêter de vieillir maintenant, tu le peux et tu auras quinze ans à jamais. Mais je te conseille d’attendre, développe encore tes capacités et tu verras après.
-Merci, j’avais oublié ceci mais je comprends mieux à présent.
-Normal, avec ta nouvelle mémoire. Sourit-elle. J’habite juste à côté, si tu veux quelque chose, tu n’auras pas loin où aller. Bonne nuit. »

Faisant juste un signe de la main pour saluer sa sœur, il s’allongea sur son lit et s’endormit quelques minutes plus tard.
Posté par Molock le 15-07-2006 à 20:02
Avatar de MolockUn chouette chapitre. J'ai pas trop compris pour l'entrée au tout début mais la suite est bien travaillée. Le moment du transfert vital est particulièrement apprécié. Les 6 Mystik, c'est bien trouvé aussi. Je te tire mon chapeau car l'évolution est fulgurante tant sur la description que sur les fautes disparues (lol). Peut-être que le trouble de Kuraï envers ses anciens compagnons peut être davantage travaillé mais sinon, respect !

PS : très bonne remasterisation des chapitres précédents.
Posté par sanctis dénélica le 17-07-2006 à 16:11
excellente fic,va vraiment falloir que je m'y mette avant que la barre soit mise trop haut pour la mienne
Posté par Kikart le 05-08-2006 à 10:28
Avatar de Kikartlol, merci ^^
T'as le temps, à part la fic de Molock, celle de Cassandra et quelques autres, la barre n'est pas mise très haut...
Quoiqu'il arrive, si tu fais la tienne, bon courage ;)
Vala la suite:


{Fiche perso}FRED : l’un des membres des 6 Mystik. Il est très proche de Kuraï, malgré qu’il ait été un rival par leur passé. Il maîtrise la terre, élément de la vie, et comprend son ami, même lorsqu’il s’en va lui-même à la mort. Il est souvent en désaccord avec Yusha, qui veut protéger son frère, tandis que lui veut le laisser vivre sa vie. Ses cheveux sont en pics sur sa tête, comme Kuraï, et de même couleur, tandis que ses yeux sont d’un bleu sombre. Il se bat avec une épée à double lame.




Chapitre 5 : des débuts prometteurs

Kuraï se réveilla le lendemain matin, au lever du jour. Il avait faim, mais il n’avait rien à manger et pas encore d’argent. Il décida d’aller voir sa sœur mais elle n’était pas chez elle. Il se dirigea alors vers le château du roi. Au passage, il repéra la caisse commune, qui n’était qu’une petite caisse sur un grand promontoire. Il s’approcha pour voir de plus près l’étrange boîte qui pouvait contenir tant d’argent malgré ses dimensions. Il vit une fente dans laquelle on devait glisser les pièces. Une jeune femme le vit en train de comprendre le fonctionnement de cette caisse et elle l’interpella :


« Kuraï, tu as même oublié la particularité de cette caisse ! La fente est relié à un grand tuyau pour atterrir directement dans une salle immense au sous sol. Il n’y a que Dieu qui peut prendre cet argent une fois à l’intérieur, ou encore notre roi grâce à une incantation spéciale.
-Ah je comprends, mais l’or que l’on gagne, on ne le trouve qu’en pièces ?
-Exact, mais par contre, tu peux aller à la banque, dans la rue centrale, qui t’échangera vingt pièces contre une gemme. Chez toi, tu dois avoir une sorte de coffre fort pour garder ton argent dans une grande salle. Même si les voleurs n’existent pas, c’est plus agréable d’avoir son argent placé quelque part plutôt qu’il y en ait partout par terre. Mais au fait, tu n’as rien mangé depuis ton arrivée, tu ne veux pas quelque chose ? Un chocolat chaud te ferait le plus grand bien.
-Je vous remercie mais je n’ai ni nourriture, ni argent et c’est pour ça que je vais voir Pracad.
-Je comprends. Dit-elle comme déçue. Une prochaine fois peut être. »


Elle continua sa route dans la ville tandis que Kuraï s’en allait réquisitionner à manger chez son maître. Arrivé au palais, il monta les quelques marches et prit la porte centrale qui se présentait à lui. Il atterrit dans une autre grande pièce avec d’autres portes et deux escaliers qui donnaient accès eux aussi à d’autres portes.
« Et ben je suis pas arrivé. Pensa l’épéiste. Je crève de faim depuis hier soir mais j’étais trop fatigué, il me faut à manger. »
Et tandis que ses yeux pétillaient, il aperçu une porte avec un écriteau : cuisine. Ses yeux pétillaient de plus en plus pendant qu’il poussait la porte pour entrer. Une pièce très grande se présenta devant ses yeux, avec au moins une vingtaine de cuisiniers.


« Excusez-moi mais je cherche Pracad, et c’est pas que je suis un peu paumé mais…
-Ah Kuraï ! Le maître se trouve au troisième étage, donc emprunte le deuxième escalier, prends la porte à gauche, monte encore les marches et tu te retrouveras dans une salle immense. Prends la porte à droite, puis continue tout droit et tu le trouveras. »
Le regardant avec des yeux grands ouverts, Kuraï le fit répéter trois fois, le remercia et s’aventura dans le labyrinthe.

Après s’être trompé de porte deux fois, il parvint devant Pracad en dix minutes, un temps record parait-il. Il trouva son roi à genoux devant une statue à huit bras, un peu comme les bouddhas mais en plus perfectionné, d’autant plus que la statue n’était pas très moche.
Au moment d’adresser un mot à son maître, Kuraï sentit une lame sous sa gorge. Le roi se retourna :


« Ah c’est toi ! Pardonne-moi, j’ai peut être été un peu brusque, mais je ne prends aucun risque.
-Bien sûr, il ne vaut mieux pas, hé hé. »
Kuraï se retourna et vit un clone de son supérieur. Riant, Pracad en créa dix autres en disant à son ancien apprenti que ça paraissait impressionnant mais que ce n’était rien à faire.


« Bien, que me veux-tu ?
-En fait, j’ai pas d’argent et j’ai rien à manger. Ma sœur n’est pas chez elle donc je me suis dis que vous avez oublié de me donner quelques provisions…
-Milles excuses ! J’ai complètement effacé cette pensée de mon cerveau. Voici cent pièces d’or, je vais te fournir la nourriture et pour la peine, je t’offre le petit déjeuner !
-Merci beaucoup. Rétorqua le jeune homme, un peu gêné. »


Il descendit deux escaliers, passa une porte et se retrouva dans la salle à manger. Un énorme petit déjeuner était servi avec des croissants, pains au chocolat, pleins de gâteaux au chocolat, à la crème, au beurre, nature, des brioches avec de la confiture, un repas pour quatre personnes minimum.


« Prends ce qu’il te fait plaisir ! Lui annonça  Pracad, réjouit.
-Vous ne croyez pas que ça fait beaucoup pour une personne ?
-Et bien, je n’ai pas le droit de manger ? Sourit-il. Nous ne perdons aucune nourriture, tout ce qui n’est pas mangé est conservé et resservit le lendemain. Avec des professionnels en cuisine et un peu de magie, tu peux conserver un croissant pendant plus d’un mois et il sera aussi bon que le premier jour.
-Grâce à la magie ?
-Parfaitement. Aujourd’hui, c’est ton premier jour à proprement dire dans ce monde. Je vais te trouver un monstre facile à éliminer, tu combattras seul et tu le tueras.
-Il paraît que Miya veut me voir, c’est vrai ?
-Oui mais elle est en mission pour le moment. Elle améliore ses techniques de soin et de soutien avec de vrais professionnels.
-Des sorts de soutien ? Elle est magicienne et utilise les mêmes sorts que Pract ?
-Pract augmente très légèrement tes capacités dans un combat. Tu n’en vois pas la différence, sauf si tu es en danger de mort ; dans ce cas tu remarques que tu es un peu plus fort pendant une courte durée. Miya est une vraie magicienne, bien qu’elle ne soit qu’au niveau 56, elle est plus douée que ton ami qui est un vrai guerrier.
-Au fait, à quel niveau sont les cinq autres Mystik ?
-Ils sont tous entre le niveau 95 et 102. Ils ne progressent plus aussi vite qu’avant, tu les rattraperas plus vite que tu ne le penses. »

Le petit déjeuner terminé, Kuraï suivit Pracad dans la salle principale, là où il voit toutes les données de ses combattants et les monstres se situant dans le monde entier pendant que les cuisiniers débarrassaient la table. Impressionné devant cet écran gigantesque qui fournissait n’importe quelle information, l’épéiste ne savait que dire, mais son maître parla en premier.


« Je vois un monstre niveau 1. Pour le combattre, va trois kilomètres au sud, il est tout proche de la ville.
-…Bien, mais une fois qu’on aura tué tous les monstres, il n’y en aura plus, donc ce sera plus difficile de progresser.
-Erreur. Une fois que tu as tué un monstre, il réapparaît à un autre endroit dans le monde dans la semaine qui suit. Il n’y a pas de délai, pas comme lorsqu’une personne meure.
-Une fois que je l’aurai tué, je reviendrai ici, c’est ça ?
-Si tu veux. Je vais te fournir trois potions de vie. Elles redonnent chacune 30 points de vie. Tu en trouveras d’autres dans les boutiques, mais va tuer ce monstre en premier. Cet élémentaire de feu ne risque pas de vivre très longtemps une fois arrivé dans notre champ défensif. Aussi, une dernière chose : tutoies moi.
-Aucun problème. Je fonce !
-N’oublies pas de prendre la nourriture en passant près des cuisines et de la déposer chez toi. Quel tête en l’air ce guerrier ! Pensa-t-il.


Un quart d’heure plus tard, Kuraï se trouvait sur la terre désolée de l’Otram et cherchait le monstre, quand soudain, une forme rouge se déplaçant grâce à une queue, avec deux bras et une tête, se présenta à lui. La créature faisait environ deux mètres et passa à côté du héros, manquant de le frôler et donc de le brûler.
« Si on ne les agresse pas, ils ne nous font rien. Pensa-t-il. »


Avec l’énergie de Volt, il matérialisa une épée normale ainsi que quelques lamelles qu’il lança sur l’élémentaire de feu. Celui-ci se retourna et esquiva de justesse les projectiles. Il tendit ses bras et deux jets de flammes s’en échappèrent. Kuraï déclencha une série d’éclair, sa seule et unique technique à son niveau, ce qui stoppa l’avancée de la puissance de Valco. Le guerrier élémentaliste courut jusqu’au monstre et trancha l’air de sa lame avec une violence inouïe. L’élémentaire arrêta l’attaque de son bras enflammé et fit jaillirent quelques étincelles qui propulsèrent le héros dans les airs.
L’épéiste lança son arme sur l’opposant qui le rejoignit avant de la faire exploser à son contact. Il créa deux autres équipements offensifs : il tenait les poignées avec ses mains et les lames lui remontaient le long du bras. Maintenant, le combat allait se dérouler au corps à corps.


La créature ouvrit la gueule et de minuscules particules se dirigèrent sur le guerrier. Les évitant toutes, Kuraï en profitant pour terminer ce combat quand elles explosèrent derrière lui, projetant le jeune homme en direction de la terre. Il fut rattrapé au vol par le monstre qui, le saisissant par le ventre, s’apprêtait à utiliser son ultime jet de flamme pour brûler sa proie. Mais celle-ci, bien qu’en mauvaise posture, ne se laissa pas faire et, au lieu de trancher le bras enflammé de son prédateur, il lui enfonça sa lame dedans avant de le foudroyer grâce à la puissance de Volt. Un membre du corps tomba, comme le héros qui n’était plus retenu par cette chose brûlante, mais, avec son autre lame qu’il planta dans le cœur de la créature, la déchira avant de s’écraser sur le sol. Kuraï se redressa et approcha de la tête de sa victuaille devenue absolument inoffensive et invoqua un éclair pour la détruire à jamais. Les vêtements lègerement brûlés à cause du poing qui maintenait le héros en l’air, il expira et regarda sa victime disparaître. La proie devenue le prédateur fixa son compteur de statistique à son bras droit : 26 points de vie, 7 points de magie, 9 points d’expérience. Il retourna au château, comme prévu, espérant être complimenté par Pracad…


Devant la porte de son maître, il s’arrêta pour écouter les voix qu’il entendait. Il devait sans doute s’agir d’un autre roi qui parlait avec le sien. Il entra et salua le monarque qui lui faisait face.
« Pistos, seigneur de Xinastis, je te présente Kuraï, mon favori.
-C’est donc toi Kuraï. Dit avec intérêt le roi, passant la main dans sa longue barbe blanche.
-…
-Bien, je ne vais pas te retarder plus longtemps, d’autant plus que je dois parler avec lui.
-Nous nous verrons mardi soir, ne l’oublis pas. Salutation. »


Pistos pressa le pas et à peine le seuil de la porte franchit, il jeta un regard noir à Kuraï.
« Tes yeux rouges me plaisent tout particulièrement mon petit. Tous les litres de sang que tu as dû faire couler dans ton passé, ça donne des frissons. S’exprima-t-il à voix basse. »
Il se volatilisa après avoir lancé un dernier sourire au bretteur. Celui-ci se retourna vers son roi qui engagea une conversation seul à seul.


« Donc, tu viens de tuer ton premier monstre, c’est parfait ! Tu vas pouvoir passer au suivant, que je viens de localiser. Mais avant, laisse moi te donner les premiers soins. »
Il invoqua des anneaux lumineux dans une sphère bleutée qui se dirigea en plein dans le cœur de Kuraï.
« Regarde cette carte, vois-tu la position de ta future victime ?
-Tu n’as qu’à me le dire, non ?
-Toujours aussi glacial, c’est ce qui plait aux femmes. Sourit Pracad. Essaye de déchiffrer quand même ce plan. Cela renforcera ta capacité de déduction, crois-moi.
-Quatre kilomètres au nord, cerbère de niveau 1.
-Très bien, je vois que tu n’as pas même prit le temps de la réflexion.
-Disons qu’il me reste quelques souvenirs de mon ancienne vie, la puissance ancestrale n’a pas tout foudroyé. Ricana le jeune homme. A tout à l’heure. »


Il se rendit sur le champ de bataille, possédant toujours les trois potions. Il vit le monstre au loin. Il matérialisa un très long bâton qui était aussi grand que lui, voire un peu plus et fonça sur le chien à trois têtes. Il ne ferait pas la même erreur qu’avec l’élémentaire de feu, il n’attendrait pas de l’attaquer à distance. Mais une fois devant le monstre, ce n’était plus la même chose. Il était à peine plus grand que le précédent monstre mais beaucoup plus imposant du fait de ses trois têtes.


Traversant les airs, Kuraï retombait sur la créature lui assénant un terrible coup sur l’une des têtes. Sans lui laisser le temps de répliquer, il déclencha une série d’éclair qui consommèrent le tiers de sa magie, rechargée au maximum. Sous le choc, le cerbère donna un violent coup de dent sur son dos manquant de peu l’épéiste qui, ajoutant une lame à l’extrémité de son arme, planta son bâton dans la gueule du monstre. Il le laissa et retomba à terre créant une double épée qui fit exploser l’autre.
Une tête était hors jeu, la seconde endommagée et la dernière opérationnelle. Il déclencha une nouvelle série d’éclairs à la vue des deux têtes, les crocs acérés, ce qui arrêta net la première. Il para le coup avec sa double lame et contre-attaqua de multiples coups qui ne faisaient que peu de dégât à première vue. La seconde tête tenta de croquer le héros, mais il bloqua toutes les offensives adverses, comme la première fois, mais en amplifiant la vitesse.
Il finit par ne plus faire attention à ce qui l’entourait, il se concentrait sur les deux cerveau restant. Il sentait qu’il s’essoufflait, mais ses points de vie étaient pour le moment intacts. Pourquoi ? Encore une question pour Pracad.


Un violent coup de queue l’envoya valdinguer en l’air pendant qu’une gueule tentait de le broyer. Kuraï se retrouva en quelques centièmes de secondes entre les dents du chien géant. Il planta verticalement sa double épée dans la mâchoire du cerbère. Avec l’énergie de Volt, il agrandit la lame pour qu’elle puisse transpercer les deux côtés de la gueule. Quand la créature l’eut fermée, le guerrier élémentaliste fit exploser son arme pour que son adversaire ouvre la gueule, ce qui ferait une voie de sortie.


De nouveau sur le sol, la dernière tête fonça directement sur le bretteur. Celui-ci avait prévu le coup et matérialisa une très longue et très grosse épée qu’il enfonça dans le nez du monstre mythologique, accompagné d’une série d’éclair qui consumèrent sa magie jusqu’à ce qu’il n’en ait plus. Le monstre, finalement anéanti, s’effondra sur la terre et disparu, tout comme l’élémentaire de feu. N’ayant perdu que quelques points de vie mais terriblement fatigué, Kuraï décida de retourner au château pour poser la question à son souverain. Il commença à rentrer quand de l’eau se formait sous ses pieds. N’aimant pas la situation, le guerrier se mit à courir quand une colonne d’eau s’élevait de l’endroit où il se trouvait quelques secondes précédemment.


Il se trouva nez à nez avec un élémentaire d’eau d’un niveau sûrement élevé.
« Mais je croyais que les monstres ne nous attaquaient que si on leur faisait quelque chose ! Pensa Kuraï »
Il prit la fuite mais un mur d’eau l’empêcha de continuer sa route. Il était piégé, faisant face au monstre. Celui-ci préparait une arcanne suprême et le héros se préparait à la recevoir pour la contrer quand une fissure apparut dans le sol. Des roches s’élevèrent à une vitesse affolante pour se détruire au contact du haut du corps glacé de l’élémentaire. Un homme, armé d’un sceptre, atterrit devant Kuraï et il planta son arme dans le sol pour faire décoller d’autres rochers qui immobilisèrent la créature. Au moment de bondir sur son antagoniste, l’individu s’étala sur le sol recouvert de glace. Le monstre fut emprisonné par la magie qui se répandait et une voix forte cria « Muhyogetten ». Le monstre éclata en morceau qui furent brûlé par une chaleur ardente. Le héros regarda ce qui s’était passé : Fred, Otaka et Drago étaient venu le sauver.


« Mais qu’est ce que vous foutez-là ? Demanda Kuraï à ses coéquipiers.
-Pour ma part, Pracad m’a demandé de venir t’aider. Répliqua Fred. Après t’avoir envoyé, cet élémentaire d’eau, niveau 34, est apparut près de ta position mais tu étais déjà parti. Il m’a contacté et je suis arrivé pour voir ton combat contre ce cerbère.
-Nous sommes arrivé un peu au hasard. Continua Otaka. En réalité, on se battait, Drago et moi, contre un gnoll et contre cet élémentaire. Il a réussi à fuir, t’ayant détecté. Mais comme on ne te savait pas dans la zone, on a détruit la montagne de pierres qui nous barrait le passage, puis nous sommes arrivés ici.
-Je comprends mieux, merci de m’avoir sauvé les gars. Par contre, je me posais une question, j’étais essoufflé et un peu fatigué alors que j’avais toutes mes vies. Pourquoi ?


-La différence, c’est au niveau des soins. Intervint Drago. Tu as deux types de soin : restauration et guérison. La restauration te redonne de la vie, tandis que la guérison te restaure ton énergie. Tu as fait un excellent départ dans ce monde, viens avec nous, on trouvera des monstres puissants qu’on affaiblira. Tu affligeras les derniers coups et tu gagneras plus d’expérience, même si elle sera partagée entre tous les combattants qui auront touché le monstre. Tu progresseras plus vite. Aller vient ! »
Posté par HackPrincess le 17-07-2006 à 22:33  
Trés bon chapitre !Je trouve le systeme de niveau et les combats bien decris.L'invention des guerriers élémentalistes est pas mal non plus.Continu comme ça!

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