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{Fiche perso}PIRÃOMÄL : un peu comme Namqueck, il a des cheveux et des yeux rouges vifs et une tunique couleur sang. Guerrier équilibré, il invoque rapidement des sorts et se bat très bien en corps à corps. N’ayant aucun point fort, il ne possède aucune faiblesse et a trop tendance à jouer avec le feu.
Chapitre 15 : prisonniers
Il porta un coup latéral qui fut paré de justesse par le cimeterre, et, sachant que son niveau de magie était à son maximum, dévoila sa technique ultime : tempête ancestrale concentrée. Le rideau électrique tomba sur le roi, qui ne pu éviter l’arcane. Il en ressortit avec de sérieux dommages encaissés, mais, ce handicap ne lui laisserait pas perdre l’avantage. En effet, il est bien plus fort que le héros, mais au niveau de la technique de combat, celle de Kuraï écrase tout les rivaux.
Equipé de son épée, Pistos attaqua sans relâche, gagnant du terrain à chaque coup. Le bretteur allait être repoussé jusque dans la forêt, ce qui était une bonne chose pour lui.
« Attention Kuraï ! Lui cria Takajy. Ne t’enfonce pas dans le bois !!
-Peut être qu’il le fait exprès en voyant la réelle force d’un roi. Il devrait prendre l’avantage. Espérait le gros guerrier.
-Oui, mais s’il a besoin de nous, on ne pourra rien faire !
-Il va y arriver, ne t’en fais pas. Après tout, Pistos est moins fort que Wildfar, et vu comment il a tenu tête à son précédent adversaire, même après l’Eternal Fatality, il ne devrait pas avoir trop de difficulté à remporter ce match.
-Tu oublies que Portaell nous a soigné entièrement, mais les blessures peuvent se rouvrir au moindre effort et la fatigue ne se dissipe pas.
-Kuraï ! Ne rentre pas dans la forêt ou tu es fini !! »
Le concerné regarda ses amis et afficha un sourire sur son visage. Le duo reprit confiance, même s’il devait guetter le moindre signe d’épuisement.
Ca y est ! Ils avaient disparu ! Seul les entrechoquement des épées se faisaient entendre et les éclats magiques. Dans les futaies, le héros esquivait chaque frappe, mais au bout d’un certains temps, il sentait la fatigue le gagner petit à petit.
Il se volatilisa et se dissimula derrière un arbre pour récupérer quelques forces. Il sentait une douleur qui le brûlait au ventre. Il souleva son tee-shirt quelque peu déchiré et vit que la plaie causée par Wildfar s’était rouverte.
Que faire ? Cet opposant est très puissant et maîtrise les arcanes maléfiques. Dans cet état là, Kuraï ne pouvait pas combattre au corps à corps, mais à distance, rien ne l’en empêchait. Niveau de magie : très élevé, il n’avait pas à s’inquiéter et misait tout sur sa futur action. Il se dévoila à son antagoniste qui était à quelques dizaines de mètres et attendit que celui-ci perçoit son aura.
Pistos bondit à une vitesse ahurissante, le héros fit de même en arrière et libéra quatre-vingt dragons électriques ! Ceux-ci allèrent transpercer le monarque qui ne ressentait pas grand chose au premier abord, mais après que chaque créature mythique soit passé une fois, ils sentait plus faibles. Les monstres revinrent pour un second passage et engloutirent l’ex-moine dans une sphère jaune. Les allers-retours étaient tellement rapides que le patriarche avait disparu, seul l’action du guerrier demeurait visible. Le nouveau meneur de l’affrontement ne cessait pas de reculer, bien que plus aucune menace n’était à l’horizon. Voyant qu’il sortait des futaies, il se mit à faire de petits sauts de côté tout en gardant Pistos dans son champ de vision et revint vers la sortie.
Un mur d’hémoglobine se dressa devant lui, formant une paroi visqueuse ressemblant à de la gelée. Dans cette barrière de quelques dizaines de centimètres d’épaisseur, on pouvait voir des gens qui s’étaient fait emprisonnés vivant, des crânes pourris avec un œil ensanglanté et quelques cheveux blanc sur le crâne, une bouche sans dent qui nous laissait percevoir le vide infernal, les cadavres étaient trop nombreux pour les compter.
Le roi s’avança derrière l’élémentaliste et vanta les mérites de ses agissements passées :
« Magnifique, n’est ce pas ? Tu es sur ma liste, et Pracad aussi. Un jour, lorsque le nombre de mes victimes aura considérablement augmenté, je les mangerai tous en commençant par la tête pour absorber leurs anciens pouvoirs, et ensuite je défierai Wildfar pour devenir le maître de ce monde.
-Tu es…horrible ! Lâcha Kuraï sans penser à quoi que ce soit. Wildfar n’est pas le maître de l’Otram, il ne fait qu’obéir aux ordres de Myggdrar, comme nous exécutons les désirs de Deossa.
-Deossa n’est rien ! Il ne vous a apprit aucune technique ! Il périra comme vous tous face à la puissance du mal.
-…
-Que marmonnes-tu ?
-…
-Ha ha ha ha ha ! Tu deviens fou avant de mourir, tant mieux, j’aurai plus de plaisir à te tuer !
-Tu es…mort. Dit doucement le héros.
-Comment ? »
La tempête ancestrale concentrée refit une seconde apparition, et tout comme Wildfar, l’ancien moine fut pulvérisé dans cette attaque, attaque dans laquelle Kuraï incluait son âme, tout le désir de vaincre, tout l’amour qu’il ressentait. La tourmente électrique s’amplifia jusqu’à engloutir toute la forêt, devant les yeux du duo.
« Là, si il n’a pas gagné, il est mort. Expira le samouraï. Prépare-toi Juju, ça va être à nous.
-Juju !!?!! » Répéta celui-ci sur un ton dominateur.
L’arcane suprême se dissipa, et le guerrier reçut un uppercut dans l’estomac. Il fut surprit par cette action non prévue, et, ayant reculé de quelques pas, il eut l’impression de devenir faible, trop faible pour lutter. L’ancien moine riait en constatant que son piège avait fonctionné, mais il s’arrêta quand il vit un éclair tomber sur son rival. Celui-ci, collé au mur qui absorbait son énergie vitale, n’était plus capable de rien et voulait trouver de l’aide. Les deux compères, restés à l’extérieur de la forêt, savaient que leur allié était en mauvaise posture. Armes prêtes à l’emploie, ils bondirent dans un cris de rage. Le mauvais roi ne bougeait plus, puis une marre de lave apparut sous Jungix qui se sentait aspiré.
Il essayait de résister mais une simple lame de vent le plaqua dans le petit étang. Le hurlement de douleur alerta Takajy qui ne pouvait ignorer cette souffrance qui l’atteignit lui aussi moralement, et, redoublant de colère, il fonça tête baissé vers l’ennemi principal qu’il frappa en plein organe vital. Disparaissant dans un nuage de fumée toxique, le roi avait attiré le « Neutre » grâce à un clone. Il détruisit sa paroi visqueuse et Kuraï s’étala sur le sol, en même temps que son ami. Dangereusement, le gros guerrier tomba dans les pommes en sortant de son bain.
« N’ayez crainte, je ne vais pas vous tuer. J’ai besoin de vous trois et vous allez m’être d’une grande utilité ! Mais pour l’instant, vous êtes mes prisonniers ! »
A leur réveil, les trois héros se retrouvèrent dans un cachot humide, de l’eau jusqu’aux mollets, mais malgré cet inconvénient qui peut parfois tourner en avantage, les murs ne bougeaient pas d’un pouce, même quand Jungix essayait de tout détruire. Un squelette, dont les os étaient moisis depuis longtemps, faisait face aux deux guerriers qui attendaient le temps passer. Attaché aux jambes, aux poignets et au cou, cet homme avait du passer plusieurs jours sans boire ni manger, à voir son corps pourrir et à se faire dévorer par les rats sans pouvoir éviter leurs coups de dents.
« Pff ! Soupirait l’ex-Feinte. Inutile, cette paroi est insensible à mes chocs. Mais peut-être que si vous…
-Réfléchis gros tas. Trancha le samouraï calmement. Ce n’est pas Kuraï, et encore moins moi, qui changerions quelque chose. Tu ne fais que t’épuiser, et si l’on fait route à part lorsque l’on sortira, tu ne sera pas au mieux de ta forme. Il nous faudrait des noms de code !
-Oh pitié !
-Mais non, sois pas si défaitiste ! Pour moi, je pense au « Saboteur » car aucun code ne me résiste. Pour toi, ce serait le « Destructeur » ! Ca colle avec ta personne, non ?
-Oui, pourquoi pas, si ça peut te faire plaisir…
-Et toi Kuraï ?
-L’électricien.
-Tais-toi Jungix ! Bon, t’as une idée ?
-Le « Provocateur » ou « l’Invocateur ». Répondit l’élémentaliste sans songer.
-L’Invocateur te va mieux je trouve. C’est décidé ! Maintenant, il faudrait s’enfuir…
-Et comment andouille ?
-Sert-toi de ta tête au lieu de tes muscles pour une fois. » Répliqua sèchement Takajy.
Un bruit de pas à la cadence rapide résonna dans le couloir. Neuf petits « tit » retentirent derrière la porte, sous l’œil intéressé du samouraï. Une silhouette noire, dont le faciès était invisible à cause d’une aura dont l’intensité avait été augmentée chimiquement, apparut.
« La roue aura lieu dans deux heures. » Tonna-t-il.
-A vos souhaits. Dit Takajy.
-Il parlait, il n’éternuait pas. Lui chuchota Jungix.
-Ah ? Il faut prévenir alors… »
La forme humaine repartit en fermant la porte si fortement que des blocs de béton venant du plafond –situé à quatre-cinq mètres- s’écrasèrent dans l’eau usée.
« Ouais casse-toi ! S’écria le Saboteur sur un air de défi.
-T’es fou ou quoi ? Ne le provoque pas ! T’as vu sa puissance ? Stressait le gros guerrier.
-Et t’as vu comment il se la pète devant nous aussi ! »
La porte se rouvrit violemment, puis se ferma discrètement, et la personne entra de nouveau et se posta devant Kuraï qui demeurait imperturbable quelque soit la situation.
« C’est lui qui a dit ça. Désigna-t-il son compagnon, sans regarder son interlocuteur.
-Ne me manque pas de respect gamin !
-Tu fais le fier à cause de ton aura renforcée ? »
Sans répondre, une partie de l’énergie de la silhouette vint trancher verticalement la poitrine du samouraï tel une liane, provoquant une effusion de sang.
« Ne me provoque pas petit ! A toi maintenant ! Dit-il en se tournant vers le possesseur de Volt. Cette attaque vaut aussi pour toi ! Et contemple-moi quand je te parle ! »
Le regard du héros se tourna vers la tête de la forme humaine, quand celle-ci fut comme transpercée. Ses yeux n’avaient jamais été aussi rouges.
« J’ai une question. Qu’est ce que « la roue » ?
-Ha ha ha ! C’est un instrument qui distribue les sentences au hasard. Tu peux mourir comme cette vermine, ou alors dans un duel contre notre tout-puissant roi. Les possibilités sont multiples.
-Et tu viens nous chercher ?
-Exact. Etait-ce ta dernière volonté ? »
L’élémentaliste observa à l’aide de ses pupilles sont adversaire dans son intégralité. Il discerna les armes de ses compagnons solidement accrochées dans son dos. Il soutint à nouveau le regard de l’homme face à lui et répondit :
« Parfaitement, c’était ta dernière volonté.
-Est-ce un défi ? Tonna-t-il à nouveau la voix.
-Ca se peut.
-Et que comptes-tu faire sans arme face à mon halo dévastateur et à ma « langue de serpents » ? »
Il sortit un objet qui prit la forme d’un manche en fer et trois serpents apparurent en guise de lame.
Kuraï fit exploser son énergie, impressionnant son adversaire et annulant l’effet de supériorité produit par l’autre. Il matérialisa un sabre à deux lames et attendait le signal du départ.
« Hum…J’avais oublié que tu créais tes épées toi-même…Mais ce sabre à double-lame ne fais pas le poids contre mes serp…
-Sabre à deux lames. Coupa l’Invocateur. « Double lame » signifie que tu as un tranchant au nord et l’autre au sud du manche. « Deux lames » veut dire qu’ils sont tous deux vers le nord.
-Grrr ! Tu m’énerves trop ! Prépare-toi à mourir !!! »
Le combat ne dura pas. Le possesseur de Volt repoussait les assauts empoisonnés des bestioles, sans pouvoir les trancher, à sa grande stupéfaction. Il déclencha une tempête ancestrale concentrée, suivit d’une indignation et d’un rayon destructeur.
Le corps de son rival gisant au sol, il était mort. On voyait un homme d’une trentaine d’années, cheveux blonds extrêmement clairs, mais bizarrement, deux creux vides à la place des yeux. Il n’était vêtu que d’une robe noire déchiquetée par la foudre.
« Déjà !? S’étonna Jungix. Il avait l’air balèze…
Non, pas du tout. Il savait se battre, mais pas très bien. On a fait des expériences sur lui pour renforcer son aura et lui enlever toute sa mémoire. Il devait faire peur aux détenus, mais si ceux-ci se révoltaient, il ne pouvait pas les arrêter, même s’il croyait le contraire.
-Pauvre enfant, il n’a pas du avoir une enfance facile… Dit Takajy en examinant son regard vide.
-Une expérience de ratée qui lui a volée la vue. Je ne vois pas d’autre explication. Nous ferions mieux de déguerpir car ils vont envoyer d’autres gardes spécialisés dans l’art de la guerre d’ici….cinq minutes maximum. Nous avons 125 minutes pour trouver et vaincre Pistos. Jungix, tu peux essayer de briser le plafond ?
-Il doit y avoir autre chose que du béton, mais je vais tenter. »
Le Destructeur s’envola, le poing levé, et attaqua la première couche. D’autres blocs s’écrasèrent aux côtés des deux héros qui manquèrent de s’en prendre au passage. Le gros guerrier s’agrippa d’une main et brisait ce qu’il pouvait de l’autre.
« Impossible. Dit-il tandis qu’il s’acharnait sur la troisième couche. C’est une matière inconnu indestructible.
-Dit plutôt que tu ne peux pas la détruire…
-Au lieu de l’abaisser, va nous saboter la porte ! » Ordonna l’invocateur.
Le Saboteur s’approcha de la porte et utilisa un pouvoir caché. Le code situé derrière l’entrée traversa le mur et fit face au professionnel.
Il arracha le clavier avec ses doigts, enfin il essaya, mais sans succès. L’ex-Feinte ramassa les deux armes et tendit le sabre à son maître.
Celui-ci s’en servit pour enlever la surface métallique et se retrouver avec quatre fils : rouge, bleu, jaune et noir. Il les gela et tira la plaque le plus possible vers lui pour avoir de l’espace pour travailler.
« Gros tas, tranche les quatre fils d’un coup ! » Dit le samouraï qui amenait le clavier d’une main et qui gelait les câbles de l’autre.
Le Destructeur exécuta l’ordre et s’attendait à voir disparaître le mot « CODE » sur l’écran, mais à sa grande surprise, son ami rajoutait des cristaux de glace au fur et à mesure qu’il attirait la plaque vers lui, de façon à ce que les fils restent toujours en contact.
Sa main gauche entra dans la surface enveloppée de mana et il noua les petits fils métalliques d’une certaine façon. Il rapprocha les quatre gros câbles et fit annuler l’effet que provoquait sa magie.
Le clavier replacé contre le mur, les neuf chiffres apparurent sur l’écran et un déclic résonna dans le cachot. La porte s’ouvrit, la liberté leur tendait les bras. Les aventuriers bondirent dehors aussitôt, mais, deux chemins opposés leurs faisaient face.
« Partez ensemble ». Lança Kuraï qui partait seul sans laisser le temps aux autres de dire un seul mot.
« Hep ! L’arrêta l’ex-Neutre. Prend ce bracelet, il nous permettra de rester en contact. On se retrouve chez Pistos ! »
L’Invocateur attrapa l’objet sans se retourner et l’enfila. Il adressa un signe de la main pour confirmer la dernière chose qu’avait dit le samouraï.
Le chemin de droite ne devait pas être le bon puisqu’il se retrouva devant une porte protégée par un code magnétique et un scanner rétinien. Le regard dénué d’expression, il fit demi-tour en soupirant.
L’autre couloir se sépara en deux, divisant le duo. Takajy arriva devant un mur de béton. Il donna un coup de poing plutôt violent, puis revint sur ses pas, la main ensanglantée.
Jungix vit une marre d’eau devant lui. Des piranhas et des requins mutants tournaient en surface, ce qui ne donnait pas envie de franchir cet endroit à la nage. Le gros guerrier s’agenouilla et passa sa tête au-dessus de l’eau trouble. Une masse noire grossissait de plus en plus vite et la gueule d’un énorme mutant tenta d’attraper sa victime. Le héros tomba à la renverse et balbutia :
« C’est impossible ! Il a une gueule au moins trois fois plus grande qu’un requin normal ! C’est impossible ! »
Cessant de rêvasser tout haut, il fit demi-tour.
Le trio se reforma quelques secondes après.
« Mais, qu’est ce que c’est que ce bordel ? S’écria Takajy.
-Des pièges anti-prisonniers. Répondit Kuraï.
-Mais par où est arrivé le gars qui voulait nous emmener à la roue ?
-Par la porte. Elle t’attend d’ailleurs… Et toi, cul-de-sac ?
-Mouais, c’est pour Juju.
-Et je parie que tu n’as même pas réussi à abîmer la roche ? Provoquait celui-ci tout en l’interrogeant.
-Même pas vrai !
-Quelle taille ?
-La taille ne compte pas.
-Vas-y ! Poussait le gros guerrier. 1 centimètre de diamètre ?
-Et alors ? La taille ne compte pas, c’est la performance de l’homme qui entre en jeu. Dit le Saboteur en prenant l’air d’un sage chinois omniscient.
-Et bah il y a du boulot ! Gloussa son interlocuteur.
-Hé ! Répète un peu !
-Stop ! Intervint l’Invocateur. Takajy, tu vas là où j’ai été. Je vais où Jungix ?
-LA FERME ! Rétorquèrent-ils en cœur.
-Je vais à gauche on verra bien. »
Il s’éloigna de quelques pas, fit volte-face et conclut :
« On vient pour nous tuer dans 90 minutes, n’oubliez pas. »
Les deux paires d’yeux tournés vers lui, l’adolescent pensait qu’on l’avait comprit et marcha jusqu’à l’étang.
Là, il mit le doigt dans l’eau et fixa un requin mutant qui se dirigeait vers ce morceau de chair. Au dernier instant, un point jaune apparut au bout de son index et la marre fut électrifiée, les machines aquatiques hors d’usage. Il devait traverser cette pièce tout en longueur sans avoir à craindre la moindre menace. Il se servit du bracelet pour contacter l’ex-Feinte et lui demander de faire surgir des petites plates-formes pour traverser.
De petits monticules de terres surgirent, permettant au héros de ne pas avoir à se mouiller. Il sauta dessus pour parvenir à l’autre rive, quand des lasers sortirent de leurs cachettes –des murs- et mitraillèrent l’intrus. Sans réagir d’une quelconque manière, il fit juste exploser son aura, rien de bien fulgurant, qui détruisit tous les dispositifs de sécurité.
Arrivé de l’autre côté, il mit le pied à terre et continua sa marche comme s’il ne s’était rien passé, laissant derrière lui une salle dévastée…
Jungix n’eut pas trop de difficulté. Il ramassa le caillou que son ami avait réussi à faire tomer –non sans peine- et le glissa dans sa poche pour le garder comme souvenir. Il brisa le reste comme si c’était du papier et avança.
Takajy trafiqua le second code comme le premier et mit une couche de glace sur le scanner rétinien pour le brouiller. Il posa sa tête, attendit que la machine enregistre sa pupille, mais comme l’appareil était voilé, la porte s’ouvrit automatiquement.
« Vous me recevez ? Demanda-t-il en parlant à son bracelet.
-Parfaitement. Répondit une voix mécanique ressemblant à celle du Destructeur.
-Pourquoi ont-ils mis en place trois pièges ? Ca ne sert à rien…
-Erreur. Dit une seconde voix. Il faut un passage pour les gardiens, donc la porte est protégée par un scanner rétinien et par un code. Imagine. Le prisonnier va mourir et il a une heure pour s’évader. S’il arrive à sortir de son cachot, il arrive face à la porte et ne peut rien faire. Puis le mur indestructible : pareil. Il voit l’étang, dernier issu. Soit il fait demi-tour et attend une mort douloureuse, soit il franchit l’obstacle. Il n’a rien à perdre, et Pistos est certains qu’il va mourir dévorer. C’est un gain de temps si tu veux.
-Ok mais pourquoi trois pièges ?
-Il faut bien ça pour des détenus comme nous. »
Le samouraï sourit, puis tous trois coupèrent la communication.
S’aventurant dans le château, personne ne rencontra âme qui vive. Heure du goûter ou guet-apens ? Impossible de savoir, mais peu importe ce qu’ils leur arriveraient, ils atteindraient leur but.
Ils se retrouvèrent tous ensemble dans un couloir menant à une porte tout en or. Des tableaux représentant des dirigeants maléfiques –dont Wildfar- ornaient les murs, un long tapis rouge était étalé et recouvrait toute la surface du sol ; on aurait dit de la moquette.
Les prisonniers ouvrirent l’accès, s’attendant à un quelconque piège, mais la porte s’ouvrit facilement. A leur grande stupéfaction, ils pénétrèrent dans une gigantesque cour. Mais, en observant le ciel, ils virent que la cour n’était qu’une très grande pièce, la plus grande de la demeure.
« Ca me paraît bizarre que Pistos ait son trône dans un endroit tel que celui-ci. Réfléchit Kuraï.
-Au moins, s’il veut aller aux toilettes, il n’a pas à se déplacer ! » Riait le samouraï.
Un grand silence accompagné d’une bourrasque de vent frais tomba à l’endroit où se trouvait le trio.
« Je n’ai pas compris. Dit l’ex-Feinte.
-Il n’y a rien à comprendre, ce n’est que de la délicatesse.
-Pour revenir au sujet, et pour ignorer le comique, d’après moi, ce n’est pas un espace aéré mais une énorme salle.
-Mais pour le plafond ?
-Avec quelques connaissances magiques, il est possible de donner au dôme l’allure d’un ciel. Dit l’ex-Neutre. Rien n’a changé, juste l’apparence. »
Sans rien dire mais en haussant les épaules, ils se mirent à longer une grosse muraille de pierre, protégée par des incantations de magie noire, qui devait délimiter le périmètre de l’arène.
« Et bien, nous n’avons plus qu’à grimper ! Soupira Jungix, prêt à donner de gros coups de poing dans la roche pour l’escalader et laisser des prises à ses compagnons.
-Attends ! Dit le possesseur de Volt. Ca m’étonnerait qu’il n’y ait pas d’entrée. C’est un roi quand même. Allons voir ce qu’il y a après l’angle droit. »
Les deux amis contournèrent le mur, laissant le Destructeur qui observait le rempart de plusieurs mètres de haut. Le samouraï, qui avait prit un peu d’avance sur l’Invocateur, repéra une ouverture, mais il attendit son groupe pour s’engouffrer. Le bretteur le rejoignit et ils entrèrent ensemble.
Dans ce grand espace se trouvaient quelques piliers en pierres anciennes qui devaient soutenir un plafond qui n’existe plus.
De petits groupes d’archers étaient positionnés aux alentours de ces colonnes, d’autres escouades constituées de soldats en armure rouge se situaient un peu partout pour former une défense infranchissable.
Des bâtisses –cinq au total- en bois d’environ deux mètres de haut avec une fente au milieu sur toute la longueur –trois mètres- étaient placées de façon stratégique comme si cet affrontement était prévu…