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L'Otram, le monde ancestral

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Posté par Kikart le 13-09-2006 à 17:10
Avatar de Kikart:p

{Fiche perso}PIRÃOMÄL : un peu comme Namqueck, il a des cheveux et des yeux rouges vifs et une tunique couleur sang. Guerrier équilibré, il invoque rapidement des sorts et se bat très bien en corps à corps. N’ayant aucun point fort, il ne possède aucune faiblesse et a trop tendance à jouer avec le feu.





Chapitre 15 : prisonniers

Il porta un coup latéral qui fut paré de justesse par le cimeterre, et, sachant que son niveau de magie était à son maximum, dévoila sa technique ultime : tempête ancestrale concentrée. Le rideau électrique tomba sur le roi, qui ne pu éviter l’arcane. Il en ressortit avec de sérieux dommages encaissés, mais, ce handicap ne lui laisserait pas perdre l’avantage. En effet, il est bien plus fort que le héros, mais au niveau de la technique de combat, celle de Kuraï écrase tout les rivaux.


Equipé de son épée, Pistos attaqua sans relâche, gagnant du terrain à chaque coup. Le bretteur allait être repoussé jusque dans la forêt, ce qui était une bonne chose pour lui.
« Attention Kuraï ! Lui cria Takajy. Ne t’enfonce pas dans le bois !!
-Peut être qu’il le fait exprès en voyant la réelle force d’un roi. Il devrait prendre l’avantage. Espérait le gros guerrier.
-Oui, mais s’il a besoin de nous, on ne pourra rien faire !
-Il va y arriver, ne t’en fais pas. Après tout, Pistos est moins fort que Wildfar, et vu comment il a tenu tête à son précédent adversaire, même après l’Eternal Fatality, il ne devrait pas avoir trop de difficulté à remporter ce match.
-Tu oublies que Portaell nous a soigné entièrement, mais les blessures peuvent se rouvrir au moindre effort et la fatigue ne se dissipe pas.
-Kuraï ! Ne rentre pas dans la forêt ou tu es fini !! »


Le concerné regarda ses amis et afficha un sourire sur son visage. Le duo reprit confiance, même s’il devait guetter le moindre signe d’épuisement.
Ca y est ! Ils avaient disparu ! Seul les entrechoquement des épées se faisaient entendre et les éclats magiques. Dans les futaies, le héros esquivait chaque frappe, mais au bout d’un certains temps, il sentait la fatigue le gagner petit à petit.
Il se volatilisa et se dissimula derrière un arbre pour récupérer quelques forces. Il sentait une douleur qui le brûlait au ventre. Il souleva son tee-shirt quelque peu déchiré et vit que la plaie causée par Wildfar s’était rouverte.
Que faire ? Cet opposant est très puissant et maîtrise les arcanes maléfiques. Dans cet état là, Kuraï ne pouvait pas combattre au corps à corps, mais à distance, rien ne l’en empêchait. Niveau de magie : très élevé, il n’avait pas à s’inquiéter et misait tout sur sa futur action. Il se dévoila à son antagoniste qui était à quelques dizaines de mètres et attendit que celui-ci perçoit son aura.


Pistos bondit à une vitesse ahurissante, le héros fit de même en arrière et libéra quatre-vingt dragons électriques ! Ceux-ci allèrent transpercer le monarque qui ne ressentait pas grand chose au premier abord, mais après que chaque créature mythique soit passé une fois, ils sentait plus faibles. Les monstres revinrent pour un second passage et engloutirent l’ex-moine dans une sphère jaune. Les allers-retours étaient tellement rapides que le patriarche avait disparu, seul l’action du guerrier demeurait visible. Le nouveau meneur de l’affrontement ne cessait pas de reculer, bien que plus aucune menace n’était à l’horizon. Voyant qu’il sortait des futaies, il se mit à faire de petits sauts de côté tout en gardant Pistos dans son champ de vision et revint vers la sortie.


Un mur d’hémoglobine se dressa devant lui, formant une paroi visqueuse ressemblant à de la gelée. Dans cette barrière de quelques dizaines de centimètres d’épaisseur, on pouvait voir des gens qui s’étaient fait emprisonnés vivant, des crânes pourris avec un œil ensanglanté et quelques cheveux blanc sur le crâne, une bouche sans dent qui nous laissait percevoir le vide infernal, les cadavres étaient trop nombreux pour les compter.
Le roi s’avança derrière l’élémentaliste et vanta les mérites de ses agissements passées :
« Magnifique, n’est ce pas ? Tu es sur ma liste, et Pracad aussi. Un jour, lorsque le nombre de mes victimes aura considérablement augmenté, je les mangerai tous en commençant par la tête pour absorber leurs anciens pouvoirs, et ensuite je défierai Wildfar pour devenir le maître de ce monde.
-Tu es…horrible ! Lâcha Kuraï sans penser à quoi que ce soit. Wildfar n’est pas le maître de l’Otram, il ne fait qu’obéir aux ordres de Myggdrar, comme nous exécutons les désirs de Deossa.
-Deossa n’est rien ! Il ne vous a apprit aucune technique ! Il périra comme vous tous face à la puissance du mal.


-…
-Que marmonnes-tu ?
-…
-Ha ha ha ha ha ! Tu deviens fou avant de mourir, tant mieux, j’aurai plus de plaisir à te tuer !
-Tu es…mort. Dit doucement le héros.
-Comment ? »


La tempête ancestrale concentrée refit une seconde apparition, et tout comme Wildfar, l’ancien moine fut pulvérisé dans cette attaque, attaque dans laquelle Kuraï incluait son âme, tout le désir de vaincre, tout l’amour qu’il ressentait. La tourmente électrique s’amplifia jusqu’à engloutir toute la forêt, devant les yeux du duo.
« Là, si il n’a pas gagné, il est mort. Expira le samouraï. Prépare-toi Juju, ça va être à nous.
-Juju !!?!! » Répéta celui-ci sur un ton dominateur.


L’arcane suprême se dissipa, et le guerrier reçut un uppercut dans l’estomac. Il fut surprit par cette action non prévue, et, ayant reculé de quelques pas, il eut l’impression de devenir faible, trop faible pour lutter. L’ancien moine riait en constatant que son piège avait fonctionné, mais il s’arrêta quand il vit un éclair tomber sur son rival. Celui-ci, collé au mur qui absorbait son énergie vitale, n’était plus capable de rien et voulait trouver de l’aide. Les deux compères, restés à l’extérieur de la forêt, savaient que leur allié était en mauvaise posture. Armes prêtes à l’emploie, ils bondirent dans un cris de rage. Le mauvais roi ne bougeait plus, puis une marre de lave apparut sous Jungix qui se sentait aspiré.


Il essayait de résister mais une simple lame de vent le plaqua dans le petit étang. Le hurlement de douleur alerta Takajy qui ne pouvait ignorer cette souffrance qui l’atteignit lui aussi moralement, et, redoublant de colère, il fonça tête baissé vers l’ennemi principal qu’il frappa en plein organe vital. Disparaissant dans un nuage de fumée toxique, le roi avait attiré le « Neutre » grâce à un clone. Il détruisit sa paroi visqueuse et Kuraï s’étala sur le sol, en même temps que son ami. Dangereusement, le gros guerrier tomba dans les pommes en sortant de son bain.
« N’ayez crainte, je ne vais pas vous tuer. J’ai besoin de vous trois et vous allez m’être d’une grande utilité ! Mais pour l’instant, vous êtes mes prisonniers ! »




A leur réveil, les trois héros se retrouvèrent dans un cachot humide, de l’eau jusqu’aux mollets, mais malgré cet inconvénient qui peut parfois tourner en avantage, les murs ne bougeaient pas d’un pouce, même quand Jungix essayait de tout détruire. Un squelette, dont les os étaient moisis depuis longtemps, faisait face aux deux guerriers qui attendaient le temps passer. Attaché aux jambes, aux poignets et au cou, cet homme avait du passer plusieurs jours sans boire ni manger, à voir son corps pourrir et à se faire dévorer par les rats sans pouvoir éviter leurs coups de dents.


« Pff ! Soupirait l’ex-Feinte. Inutile, cette paroi est insensible à mes chocs. Mais peut-être que si vous…
-Réfléchis gros tas. Trancha le samouraï calmement. Ce n’est pas Kuraï, et encore moins moi, qui changerions quelque chose. Tu ne fais que t’épuiser, et si l’on fait route à part lorsque l’on sortira, tu ne sera pas au mieux de ta forme. Il nous faudrait des noms de code !
-Oh pitié !
-Mais non, sois pas si défaitiste ! Pour moi, je pense au « Saboteur » car aucun code ne me résiste. Pour toi, ce serait le « Destructeur » ! Ca colle avec ta personne, non ?
-Oui, pourquoi pas, si ça peut te faire plaisir…
-Et toi Kuraï ?


-L’électricien.
-Tais-toi Jungix ! Bon, t’as une idée ?
-Le « Provocateur » ou « l’Invocateur ». Répondit l’élémentaliste sans songer.
-L’Invocateur te va mieux je trouve. C’est décidé ! Maintenant, il faudrait s’enfuir…
-Et comment andouille ?
-Sert-toi de ta tête au lieu de tes muscles pour une fois. » Répliqua sèchement Takajy.


Un bruit de pas à la cadence rapide résonna dans le couloir. Neuf petits « tit » retentirent derrière la porte, sous l’œil intéressé du samouraï. Une silhouette noire, dont le faciès était invisible à cause d’une aura dont l’intensité avait été augmentée chimiquement, apparut.
« La roue aura lieu dans deux heures. » Tonna-t-il.
-A vos souhaits. Dit Takajy.
-Il parlait, il n’éternuait pas. Lui chuchota Jungix.
-Ah ? Il faut prévenir alors… »


La forme humaine repartit en fermant la porte si fortement que des blocs de béton venant du plafond –situé à quatre-cinq mètres- s’écrasèrent dans l’eau usée.
« Ouais casse-toi ! S’écria le Saboteur sur un air de défi.
-T’es fou ou quoi ? Ne le provoque pas ! T’as vu sa puissance ? Stressait le gros guerrier.
-Et t’as vu comment il se la pète devant nous aussi ! »

La porte se rouvrit violemment, puis se ferma discrètement, et la personne entra de nouveau et se posta devant Kuraï qui demeurait imperturbable quelque soit la situation.
« C’est lui qui a dit ça. Désigna-t-il son compagnon, sans regarder son interlocuteur.
-Ne me manque pas de respect gamin !
-Tu fais le fier à cause de ton aura renforcée ? »
Sans répondre, une partie de l’énergie de la silhouette vint trancher verticalement la poitrine du samouraï tel une liane, provoquant une effusion de sang.
« Ne me provoque pas petit ! A toi maintenant ! Dit-il en se tournant vers le possesseur de Volt. Cette attaque vaut aussi pour toi ! Et contemple-moi quand je te parle ! »


Le regard du héros se tourna vers la tête de la forme humaine, quand celle-ci fut comme transpercée. Ses yeux n’avaient jamais été aussi rouges.
« J’ai une question. Qu’est ce que « la roue » ?
-Ha ha ha ! C’est un instrument qui distribue les sentences au hasard. Tu peux mourir comme cette vermine, ou alors dans un duel contre notre tout-puissant roi. Les possibilités sont multiples.
-Et tu viens nous chercher ?
-Exact. Etait-ce ta dernière volonté ? »


L’élémentaliste observa à l’aide de ses pupilles sont adversaire dans son intégralité. Il discerna les armes de ses compagnons solidement accrochées dans son dos. Il soutint à nouveau le regard de l’homme face à lui et répondit :
« Parfaitement, c’était ta dernière volonté.
-Est-ce un défi ? Tonna-t-il à nouveau la voix.
-Ca se peut.
-Et que comptes-tu faire sans arme face à mon halo dévastateur et à ma « langue de serpents » ? »
Il sortit un objet qui prit la forme d’un manche en fer et trois serpents apparurent en guise de lame.
Kuraï fit exploser son énergie, impressionnant son adversaire et annulant l’effet de supériorité produit par l’autre. Il matérialisa un sabre à deux lames et attendait le signal du départ.


« Hum…J’avais oublié que tu créais tes épées toi-même…Mais ce sabre à double-lame ne fais pas le poids contre mes serp…
-Sabre à deux lames. Coupa l’Invocateur. « Double lame » signifie que tu as un tranchant au nord et l’autre au sud du manche. « Deux lames » veut dire qu’ils sont tous deux vers le nord.
-Grrr ! Tu m’énerves trop ! Prépare-toi à mourir !!! »


Le combat ne dura pas. Le possesseur de Volt repoussait les assauts empoisonnés des bestioles, sans pouvoir les trancher, à sa grande stupéfaction. Il déclencha une tempête ancestrale concentrée, suivit d’une indignation et d’un rayon destructeur.
Le corps de son rival gisant au sol, il était mort. On voyait un homme d’une trentaine d’années, cheveux blonds extrêmement clairs, mais bizarrement, deux creux vides à la place des yeux. Il n’était vêtu que d’une robe noire déchiquetée par la foudre.


« Déjà !? S’étonna Jungix. Il avait l’air balèze…
Non, pas du tout. Il savait se battre, mais pas très bien. On a fait des expériences sur lui pour renforcer son aura et lui enlever toute sa mémoire. Il devait faire peur aux détenus, mais si ceux-ci se révoltaient, il ne pouvait pas les arrêter, même s’il croyait le contraire.
-Pauvre enfant, il n’a pas du avoir une enfance facile… Dit Takajy en examinant son regard vide.
-Une expérience de ratée qui lui a volée la vue. Je ne vois pas d’autre explication. Nous ferions mieux de déguerpir car ils vont envoyer d’autres gardes spécialisés dans l’art de la guerre d’ici….cinq minutes maximum. Nous avons 125 minutes pour trouver et vaincre Pistos. Jungix, tu peux essayer de briser le plafond ?
-Il doit y avoir autre chose que du béton, mais je vais tenter. »


Le Destructeur s’envola, le poing levé, et attaqua la première couche. D’autres blocs s’écrasèrent aux côtés des deux héros qui manquèrent de s’en prendre au passage. Le gros guerrier s’agrippa d’une main et brisait ce qu’il pouvait de l’autre.
« Impossible. Dit-il tandis qu’il s’acharnait sur la troisième couche. C’est une matière inconnu indestructible.
-Dit plutôt que tu ne peux pas la détruire…
-Au lieu de l’abaisser, va nous saboter la porte ! » Ordonna l’invocateur.


Le Saboteur s’approcha de la porte et utilisa un pouvoir caché. Le code situé derrière l’entrée traversa le mur et fit face au professionnel.
Il arracha le clavier avec ses doigts, enfin il essaya, mais sans succès. L’ex-Feinte ramassa les deux armes et tendit le sabre à son maître.
Celui-ci s’en servit pour enlever la surface métallique et se retrouver avec quatre fils : rouge, bleu, jaune et noir. Il les gela et tira la plaque le plus possible vers lui pour avoir de l’espace pour travailler.
« Gros tas, tranche les quatre fils d’un coup ! » Dit le samouraï qui amenait le clavier d’une main et qui gelait les câbles de l’autre.


Le Destructeur exécuta l’ordre et s’attendait à voir disparaître le mot « CODE » sur l’écran, mais à sa grande surprise, son ami rajoutait des cristaux de glace au fur et à mesure qu’il attirait la plaque vers lui, de façon à ce que les fils restent toujours en contact.
Sa main gauche entra dans la surface enveloppée de mana et il noua les petits fils métalliques d’une certaine façon. Il rapprocha les quatre gros câbles et fit annuler l’effet que provoquait sa magie.
Le clavier replacé contre le mur, les neuf chiffres apparurent sur l’écran et un déclic résonna dans le cachot. La porte s’ouvrit, la liberté leur tendait les bras. Les aventuriers bondirent dehors aussitôt, mais, deux chemins opposés leurs faisaient face.
« Partez ensemble ». Lança Kuraï qui partait seul sans laisser le temps aux autres de dire un seul mot.
« Hep ! L’arrêta l’ex-Neutre. Prend ce bracelet, il nous permettra de rester en contact. On se retrouve chez Pistos ! »
L’Invocateur attrapa l’objet sans se retourner et l’enfila. Il adressa un signe de la main pour confirmer la dernière chose qu’avait dit le samouraï.


Le chemin de droite ne devait pas être le bon puisqu’il se retrouva devant une porte protégée par un code magnétique et un scanner rétinien. Le regard dénué d’expression, il fit demi-tour en soupirant.
L’autre couloir se sépara en deux, divisant le duo. Takajy arriva devant un mur de béton. Il donna un coup de poing plutôt violent, puis revint sur ses pas, la main ensanglantée.
Jungix vit une marre d’eau devant lui. Des piranhas et des requins mutants tournaient en surface, ce qui ne donnait pas envie de franchir cet endroit à la nage. Le gros guerrier s’agenouilla et passa sa tête au-dessus de l’eau trouble. Une masse noire grossissait de plus en plus vite et la gueule d’un énorme mutant tenta d’attraper sa victime. Le héros tomba à la renverse et balbutia :
« C’est impossible ! Il a une gueule au moins trois fois plus grande qu’un requin normal ! C’est impossible ! »
Cessant de rêvasser tout haut, il fit demi-tour.


Le trio se reforma quelques secondes après.
« Mais, qu’est ce que c’est que ce bordel ? S’écria Takajy.
-Des pièges anti-prisonniers. Répondit Kuraï.
-Mais par où est arrivé le gars qui voulait nous emmener à la roue ?
-Par la porte. Elle t’attend d’ailleurs… Et toi, cul-de-sac ?
-Mouais, c’est pour Juju.
-Et je parie que tu n’as même pas réussi à abîmer la roche ? Provoquait celui-ci tout en l’interrogeant.
-Même pas vrai !
-Quelle taille ?
-La taille ne compte pas.
-Vas-y ! Poussait le gros guerrier. 1 centimètre de diamètre ?
-Et alors ? La taille ne compte pas, c’est la performance de l’homme qui entre en jeu. Dit le Saboteur en prenant l’air d’un sage chinois omniscient.
-Et bah il y a du boulot ! Gloussa son interlocuteur.
-Hé ! Répète un peu !
-Stop ! Intervint l’Invocateur. Takajy, tu vas là où j’ai été. Je vais où Jungix ?
-LA FERME !  Rétorquèrent-ils en cœur.
-Je vais à gauche on verra bien. »


Il s’éloigna de quelques pas, fit volte-face et conclut :
« On vient pour nous tuer dans 90 minutes, n’oubliez pas. »
Les deux paires d’yeux tournés vers lui, l’adolescent pensait qu’on l’avait comprit et marcha jusqu’à l’étang.
Là, il mit le doigt dans l’eau et fixa un requin mutant qui se dirigeait vers ce morceau de chair. Au dernier instant, un point jaune apparut au bout de son index et la marre fut électrifiée, les machines aquatiques hors d’usage. Il devait traverser cette pièce tout en longueur sans avoir à craindre la moindre menace. Il se servit du bracelet pour contacter l’ex-Feinte et lui demander de faire surgir des petites plates-formes pour traverser.


De petits monticules de terres surgirent, permettant au héros de ne pas avoir à se mouiller. Il sauta dessus pour parvenir à l’autre rive, quand des lasers sortirent de leurs cachettes –des murs- et mitraillèrent l’intrus. Sans réagir d’une quelconque manière, il fit juste exploser son aura, rien de bien fulgurant, qui détruisit tous les dispositifs de sécurité.
Arrivé de l’autre côté, il mit le pied à terre et continua sa marche comme s’il ne s’était rien passé, laissant derrière lui une salle dévastée…


Jungix n’eut pas trop de difficulté. Il ramassa le caillou que son ami avait réussi à faire tomer –non sans peine- et le glissa dans sa poche pour le garder comme souvenir. Il brisa le reste comme si c’était du papier et avança.
Takajy trafiqua le second code comme le premier et mit une couche de glace sur le scanner rétinien pour le brouiller. Il posa sa tête, attendit que la machine enregistre sa pupille, mais comme l’appareil était voilé, la porte s’ouvrit automatiquement.


« Vous me recevez ? Demanda-t-il en parlant à son bracelet.
-Parfaitement. Répondit une voix mécanique ressemblant à celle du Destructeur.
-Pourquoi ont-ils mis en place trois pièges ? Ca ne sert à rien…
-Erreur. Dit une seconde voix. Il faut un passage pour les gardiens, donc la porte est protégée par un scanner rétinien et par un code. Imagine. Le prisonnier va mourir et il a une heure pour s’évader. S’il arrive à sortir de son cachot, il arrive face à la porte et ne peut rien faire. Puis le mur indestructible : pareil. Il voit l’étang, dernier issu. Soit il fait demi-tour et attend une mort douloureuse, soit il franchit l’obstacle. Il n’a rien à perdre, et Pistos est certains qu’il va mourir dévorer. C’est un gain de temps si tu veux.
-Ok mais pourquoi trois pièges ?
-Il faut bien ça pour des détenus comme nous. »


Le samouraï sourit, puis tous trois coupèrent la communication.
S’aventurant dans le château, personne ne rencontra âme qui vive. Heure du goûter ou guet-apens ? Impossible de savoir, mais peu importe ce qu’ils leur arriveraient, ils atteindraient leur but.
Ils se retrouvèrent tous ensemble dans un couloir menant à une porte tout en or. Des tableaux représentant des dirigeants maléfiques –dont Wildfar- ornaient les murs, un long tapis rouge était étalé et recouvrait toute la surface du sol ; on aurait dit de la moquette.


Les prisonniers ouvrirent l’accès, s’attendant à un quelconque piège, mais la porte s’ouvrit facilement. A leur grande stupéfaction, ils pénétrèrent dans une gigantesque cour. Mais, en observant le ciel, ils virent que la cour n’était qu’une très grande pièce, la plus grande de la demeure.
« Ca me paraît bizarre que Pistos ait son trône dans un endroit tel que celui-ci. Réfléchit Kuraï.
-Au moins, s’il veut aller aux toilettes, il n’a pas à se déplacer ! » Riait le samouraï.


Un grand silence accompagné d’une bourrasque de vent frais tomba à l’endroit où se trouvait le trio.
« Je n’ai pas compris. Dit l’ex-Feinte.
-Il n’y a rien à comprendre, ce n’est que de la délicatesse.
-Pour revenir au sujet, et pour ignorer le comique, d’après moi, ce n’est pas un espace aéré mais une énorme salle.
-Mais pour le plafond ?
-Avec quelques connaissances magiques, il est possible de donner au dôme l’allure d’un ciel. Dit l’ex-Neutre. Rien n’a changé, juste l’apparence. »


Sans rien dire mais en haussant les épaules, ils se mirent à longer une grosse muraille de pierre, protégée par des incantations de magie noire, qui devait délimiter le périmètre de l’arène.
« Et bien, nous n’avons plus qu’à grimper ! Soupira Jungix, prêt à donner de gros coups de poing dans la roche pour l’escalader et laisser des prises à ses compagnons.
-Attends ! Dit le possesseur de Volt. Ca m’étonnerait qu’il n’y ait pas d’entrée. C’est un roi quand même. Allons voir ce qu’il y a après l’angle droit. »


Les deux amis contournèrent le mur, laissant le Destructeur qui observait le rempart de plusieurs mètres de haut. Le samouraï, qui avait prit un peu d’avance sur l’Invocateur, repéra une ouverture, mais il attendit son groupe pour s’engouffrer. Le bretteur le rejoignit et ils entrèrent ensemble.
Dans ce grand espace se trouvaient quelques piliers en pierres anciennes qui devaient soutenir un plafond qui n’existe plus.
De petits groupes d’archers étaient positionnés aux alentours de ces colonnes, d’autres escouades constituées de soldats en armure rouge se situaient un peu partout pour former une défense infranchissable.
Des bâtisses –cinq au total- en bois d’environ deux mètres de haut avec une fente au milieu sur toute la longueur –trois mètres- étaient placées de façon stratégique comme si cet affrontement était prévu…
Posté par Molock le 13-09-2006 à 22:53
Avatar de MolockMes commentaires sur ce chapitre :

Un vrai petit bijou... Un peu à étoffer (je pense aux lieux) mais sympa. Les conflits du trio sont toujours aussi marrants et l'imagination omniprésente. Pas mal d'action (un peu confus le combat avec le mystèrieux geolier aussi) et une orthographe au progrès remarquable. Continue !
Posté par Kikart le 08-10-2006 à 18:50
Avatar de Kikart{Fiche perso}PRIVUS : on ne connaît presque rien sur lui. On sait qu’il parait mince comme guerrier, mais que les apparences sont trompeuses. Guerroyant avec une grosse épée, il doit avoir une attaque trop excessive, ce qui fait la différence dans un affrontement.



Chapitre 16 : duel au sommet

« Archers !!!! DECOCHEZ ! »


Une bonne trentaine de flèches atterrirent au pied ou dans le mur de glace alimenté par le Saboteur. Une armée de garde d’élite s’avança au pas de course tandis que la centaine de soldats, maintenant regroupés, approchèrent doucement. Jungix fut le premier à se lancer dans la mêlée, massacrant une partie du premier groupe. Le reste de la défense ne tarda pas à intervenir dans la bataille pendant que les archers courraient de long en large dans l’espoir de dénicher de bons angles de tir.

Le guerrier, planqué derrière une bâtisse, entendit un bruit à l’intérieur.
« Jungix ! Lui hurla-t-il. Baisse-toi !!! »
Ayant à peine eut le temps de comprendre l’avertissement, une douzaine de flèches passèrent par la fente, manquant de peu leur cible et allant se briser dans la muraille.
« Détruis-les !
-Impossible ! L’arme blanche ne sert à rien et elles sont isolées. C’est à vous de les rayer de la carte ! »


En moins de trois minutes, il ne restait plus personne, mis à part les arbalétriers dans leur protection boisée.
« J’ai du mal à contrôler cet élément, mais au pire, cela ne fera que plus de dégâts. » Dit le Destructeur envers les survivants.
Il créa une lame de feu aussi plate et aussi aiguisée qu’une plaque métallique et la fit entrer par la petite ouverture, décapitant les combattants, puis il serra le poing et des anneaux constitués de flammes ardentes anéantir la structure. Il fit de même avec les autre jusqu’à ce que la place soit propre.


« Tu contrôles le feu et la terre ? Interrogea l’élémentaliste.
-A vrai dire, je maîtrise la terre comme toi la foudre. Le feu reste fragile et je dois persévérer dans ce domaine, mais comme ce n’est pas facile, je m’entraîne seul avec mon roi. Takajy manie le vent aussi.
-N’exagère pas. Je peux ressentir n’importe quelle action aérienne, comme ton ami Pract. Au niveau des techniques, j’évolue seul, mais ce n’est pas gagné. Donc je n’utilise que la glace en votre compagnie pour limiter les risques.
-C’est génial ! S’exclama Kuraï. Fais-nous une démonstration la prochaine fois ! »


Ils franchirent un passage, menant à une autre pièce, entre deux gros piliers. Un dernier groupe composé de cinq membres –de haut niveau-  accoururent vers les intrus, massues à la main.
« Voici l’une de mes techniques incontrôlables. Arcane interdit : Taero ! »
Une flèche composée uniquement d’air fila entre les cinq guerriers qui stoppèrent leur avancée. Une lame d’énergie en forme de demi-cercle vint les lacérer à la taille et ils s’effondrèrent illico, leur silhouette désagrégée. Il ne restait, qu’en partie, la tête entre les jambes, les bras au-dessus et l’abdomen un peu plus loin.


« C’est génial ! S’exclama l’Invocateur. Une flèche à peine perceptible, suivit d’une grande et de quatre petites lames de vent invisible. C’est super ! Mais pourquoi « arcane interdit » ?
-Parce que je ne sais pas la maîtriser.
-Comment ça ?
-Attention ! Prévint Jungix. Elle revient ! »


Effectivement, la lance tenta de transpercer son créateur qui se baissa au dernier moment. L’épéiste et le gros guerrier plongèrent à terre le plus loin possible sur le côté pendant que l’ex-Neutre sauta suffisamment haut pour éviter la grande lame que seul Takajy pouvait voir difficilement et fit quelques cabrioles pour esquiver les tranchoirs invisibles.
L’offensive, au complet, revint une seconde fois, mais elle fut emprisonnée dans une épine de glace. Le samouraï abaissa sa main et ses magies disparurent dans le néant.
« Je vous l’avais dit…Dit-il, se forçant à sourire.
-Il y a du boulot ! » Soupira le gros guerrier.


Ils se remirent en route et virent Pistos en face d’eux, sur une petite place surélevée de quelques longues marches qui aboutissaient à d’énormes piliers blancs. Il se leva et son trône disparut.
« Approchez ! » Ordonna le seigneur.
Les trois compagnons se regardèrent, puis obéirent. Au pied des marches, le maître des lieux leur fit signe de s’arrêter, mais le héros grimpa pour se retrouver à la hauteur de son ennemi.
« N’essaie pas de te sentir supérieur à nous ! Lança calmement Kuraï. Si tu es en surélévation par rapport à nous signifie que tu te sens plus fort. Ca te donne confiance en toi et renforce ton mental, la chose la plus importante dans un combat. Tu es donc avantagé, et tu l’es encore plus car tu as sacrifié la vie de ces soldats qui nous ont attendu à l’entrée juste pour nous affaiblir !
-Huh ! Je n’en attendais pas moins de ta part. Ricana l’ex-moine. Mais tu as oublié une chose : j’ai le collier magique ! Ha ha ha ha ha ! »


Il montra l’objet à son cou et prononça une formule qui fit réagir le pendentif.
« Kuraï ! Arrête-le ! Ordonna l’ex-Neutre.
-C’est trop tard. On ne peut qu’attendre et observer.
-Que va-t-il se produire ? Demanda le Destructeur.
-Collier autour du cou, tu peux dire deux incantations. La bénéfique te transforme en ange et te donne des pouvoirs angéliques. La maléfique te mute en une créature des ténèbres et te supprime quelques capacités pour t’en redonner beaucoup d’autres plus puissantes. Le monstre selon lequel tu prends l’apparence augmente et diminue certains domaines. On va bien voir ce qu’il va survenir. »


Une buée violette masqua la scène, mais on entendit un cri de douleur intense, puis on vit une silhouette imposante apparaître dans la purée de pois. Quand la brume fut dissipée, un homme lézard s’exposa devant le trio. Armé d’une longue dague, protégé par ses dures écailles vertes et son plastron rouge, il ne paraissait pas très fort mais extrêmement agile. Sa petite taille -1m70, ce qui est peu pour cette race- lui donnait un bonus d’évasion. Les trois héros se regroupèrent en haut des marches, tous prêt à combattre ce nouvel adversaire.


« Vous allez tous périr ! » Dit celui-ci de sa voix aigu.
Jungix et Takajy furent les premiers à se précipiter au corps à corps, mais chaque coup était évité. Une épine de glace enfermait l’ennemi, et tandis qu’une colonne de pierre transperçait le corps robuste de l’opposant, les lumières de l’indignation luirent.
Quand l’impact éclata, le roi s’était volatilisé. Le Destructeur armait un sort, mais quand il vit Kuraï en confrontation avec Pistos, il se résigna à attendre.


L’élémentaliste repoussa son adversaire avec ses pieds et donna le signal à son allié.
« Arcane suprême : earth shaker ! »
Le lézard fut prisonnier des roches qui s’élevaient dans sa direction et faiblissait petit à petit. Le possesseur de Volt leva le pouce, mais le Saboteur fit « non » de la tête.
« Les hommes lézard sont très agiles et endurant. Leur confia-t-il. Seuls contre plusieurs ennemis, ils éprouvent des difficultés, mais alors qu’on les croit blessé, ils ressortent presque indemne de notre action et nous infligent une contre-attaque horrible qui peut nous tuer sur le coup ! »


Aussitôt dit, il se prit un bel uppercut dans le thorax, sentant des griffes pénétrer ses os, puis fut expulsé d’une déflagration magistrale.
Le gros guerrier perdit le contrôle de son corps et courut vers son antagoniste. Transpercé par la dague puis vidé de son énergie par la technique « le Pacte du Démon », le roi recouvra toute sa vie. Il envoya valdinguer le combattant à côté de son ami, puis s’adressa à son seul obstacle encore debout sur sa route :


« Ne t’en fais pas, ils sont vivant, mais plus pour longtemps ! Ils perdent beaucoup de sang, et maintenant, c’est ton tour !! »
L’Invocateur regardait ses frères d’armes gisant au sol hors de l’arène. Happé par le mur aspirateur d’énergie vitale, il restait sans rien faire, supportant les ricanements aigus de son rival.
Une larme de tristesse coula le long de sa joue et tomba par terre. Pistos ne riait plus : c’était la première fois qu’il voyait une telle chose ! Kuraï, le héros qui ne ressent aucun émotion venait de pleurer ! Mais pourtant, malgré cette joie qui lui donnait envie d’exploser de rire en le provoquant, le roi avait un mauvais pressentiment. Une ambiance mortelle étouffait le terrain.


La vitalité qui avait été enlevée à l’élémentaliste revenait en lui, jusqu’à dessécher la paroi visqueuse. Il s’en décolla et regarda l’homme lézard dans les yeux. Ses pupilles semblaient avoir explosé pour répandre une couche de sang dans tout l’œil. Le regard d’un rouge vif flamboyant, son esprit de vengeance atteignit un niveau jamais égalé.
Il se dirigea sur son adversaire et lâcha ses dragons, qui furent anéanti d’un coup de dague. Il en renvoya trois autres, qui disparurent aussi dans une petite explosion électrique, libérant une poudre opaque qui masquait la vue du roi. Le héros déchira le rideau et engagea plusieurs dizaines d’échanges. Les frappes arrivaient par coup direct, par voie aérienne, sur les côtés, par coup retourné ou doublé, mais toutes les tentatives étaient esquivées et non parées.


« Alors Kuraï, que t’arrives-t-il ? Se moqua l’ex-moine tandis que les offensives incessantes s’arrêtaient.
-J’ai découvert ton point faible et je vais déchaîner ma puissance acquise par cet envie de vengeance contre toi. Tu dois mourir pour ce que tu as fais à mes amis, qui vont peut-être s’éteindre par ta faute ! »


A peine eut-il finit sa phrase qu’il se téléporta derrière son ennemi et lui asséna un coup terrible, si rapide que Pistos eut juste le temps de rajuster son arme pour se protéger. Sous le choc, il fut repoussé à l’autre bout de l’arène.
Il regarda son opposant qui avait l’apparence d’un démon et s’apprêtait à lui faire payer cet affront quand il sentit un fort picotement sur son ventre. Il regarda et vit du sang couler d’une blessure qu’il ne connaissait pas. Même problème dans le dos, il scruta le héros avec un regard interrogateur.


Celui-ci haussa les sourcils, un petit sourire narquois se formant sur son visage et montra son épée, la « danse de l’eau ». L’homme lézard comprit l’événement. Au moment où il a été expulsé, le bretteur s’était volatilisé et ré-apparaissait pour trancher le roi si rapidement que l’on ne le voyait pas attaquer. On ne voyait qu’un Kuraï, mais pas son double créé par sa célérité.
L’ex-moine devenait fou de rage, si fou qu’il repartit sans réfléchir au corps à corps. Il perfora une enveloppe corporelle vide d’esprit et elle explosa, laissant autour de l’assaillant de petites particules électriques ressemblant à des flocons de neige. Des fils les réunirent pour former une cage emprisonnant l’intrus, qui dut subir une belle série de chocs foudroyants à chaque seconde.


Libéré de ce supplice, il chancela en murmurant :
« Pourquoi n’ai-je rien vu venir ?
-Parce que ta haine te masque les yeux.
-Hein ?
-Tu es roi, tu devrais le savoir, non ?
-Grrr ! Je ne mérite pas une telle humiliation, alors…bats-toi à 100% au lieu de jouer avec moi !
-Ainsi soit-il. »


Le métis invoqua la pluie, le héros disparut. Pourquoi de l’eau alors que son rival contrôle la foudre ?
Cette action paraissait étrange, mais quand l’Invocateur vit des pieux de glace tomber à la place de gouttelettes. Son bras fut transpercé par l’un d’entre eux,, puis par un second, et enfin par un troisième à la jambe, ce qui interrompu sa course. Redevenu visible, l’ancien moine bondit sur sa cible, heureux de l’avoir piégé, mais il fut paralysé par un fort courant électrique lorsque sa lame effleura le corps qui n’était qu’un leurre.


« Alors c’est cela ta vraie puissance. Tentait d’articuler le roi tandis que Kurai paraissait devant lui.
-Je n’ai pas à te justifier. Lui répondit-il d’un ton glacial. Ta vie touche à sa fin.
-Vas-y ! Tue-moi si tu en as le courage !!
-Je respecterai cette dernière volonté. »


Sans rien faire, le sang-mêlée sentit une lame qui arrivait à toute vitesse, quand :
« Attends ! Avant, dis-moi pourquoi moi, qui suis un roi, j’ai été battu par un simple combattant.
-Je fais partis de l’élite des guerriers de ce monde. Aussi, ta transformation amplifie ta dextérité, mais elle aspire ton énergie lorsque tu combats. En infligeant de sérieux dommages à mes amis, tu as réveillé le pouvoir que j’ai acquis lors de ma résurrection. Tu en as payé le prix.
-Un pouvoir ? La haine ?
-L’amitié. »


Aussitôt, du sang jaillit du visage et de la poitrine de Pistos, comme si une grosse épée invisible l’avait tailladé. Il s’effondra sur le sol jonché de cristaux de glace qui avaient cessé de tomber depuis le guet-apens tendu par l’Invocateur. Il s’approcha de sa nouvelle victime, qui était toujours vivante. Il voulait mettre fin à ces gémissements, ces tremblements.
D’un geste de cruauté, quelques dragons dévorèrent les restes du métis…
Posté par Molock le 26-09-2006 à 21:43
Avatar de MolockBrrrr... Découverte du Kuraï glacial et impitoyable. Ses dernières façons de répondre font penser à un dieu de la mort. Les fautes deviennent presque invisibles et le style est de plus en plus aguichant. Le combat est assez court, ce qui est surprenant, mais sympathique. Je finis sur ma phrase habituelle : vivement l'épisode suivant !
Posté par Kikart le 01-03-2007 à 12:13
Avatar de Kikart:p


{Fiche perso}PORTAELL : pontife du temple. Il possède des techniques angéliques très puissantes qu’il utilisera contre Wildfar. Il protége la sphère de vie, qui est l’objet le plus important en ce monde. Si quelqu’un s’en empare, il détient les pouvoirs absolus.




Chapitre 17 : infiltration

Une vague de froid se répandit sur toute la cité. L’attention était dirigé sur le château assombri par la couleur du ciel. Au-dessus de la salle suprême, située au plus haut, se dessinait un énorme anneau de feu symbolisant le décès du souverain.


Devant le cadavre étalé dans une marre de sang, Kuraï reprit ses esprits, son intention de vengeance apaisée. Son apparence démoniaque le quittait, tout comme cette force cachée qui abondait en lui. Il se sentait faible. L’énergie développée avait consommé ses réserves et maintenant dépourvu de cette puissance impressionnante. Fatigué, il s’approcha de ses amis et s’agenouilla auprès d’eux. Ils n’étaient pas très en forme, mais après la mort de Pistos, leur état cessait d’empirer. L’élémentaliste regarda sa quantité restante de mana : il pouvait faire encore 30 soins ! Sa « transformation » lui avait demandée beaucoup de vie mais pas de magie.


« Tu devrais te régénérer toi au lieu de nous. Conseilla Takajy, qui ne s’était pas rendu compte qu’il avait reçu 10 soins.
-Il me reste quand même 900 PV et une quantité suffisante de mana pour que l’on puisse sortir d’ici. Et puis, avec tout ce qui s’est passé, le rendement de mes soins à augmenté. Je peux désormais soigner 12 PV au lieu de 9. Vous êtes les premiers à recevoir une technique améliorée de l’un des plus grands guerriers que l’Otram ait jamais connu. Profites-en !
-En clair, tu testes ton sort sur nous et s’il y a une merde, c’est pour notre pomme.


-Tu résumes bien. Sourit Kuraï.
-On va moisir ici où on se casse ? Interrompit Jungix qui en avait marre de tout ces problèmes.
-Tu as raison. Partons tant que nous sommes dans notre état normal.
-Mes soins ne t’inspirent pas confiance on dirait…
-Non c’est pas ça mais bon. Et je ne peux pas vous guérir, mon mana n’a pas eu le temps de se régénérer et il est à sec.
-Pas grave on fera sans. Assura le héros. Pour s’échapper, il faut encore traverser la ville. Tout le monde connaît notre crime, ils nous croient surpuissants. Essayons de nous montrer dignes devant eux, car s’ils voient que nous sommes fatigués, ils n’hésiteront pas à nous attaquer. On s’enfuit et on se dit adieu.


-Un adieu temporaire tu veux dire. Rectifia le Destructeur. On se croisera de temps en temps, on ira boire un verre et on fera quelques petites missions entre nous. De plus, nous avons un ennemi commun.
-A propos d’ennemi, on devait l’être au début pendant la guerre. Mais on a su s’apprécier, rire ensemble, faire équipe, comme les vrais amis. Et notre amitié vaincra tous les obstacles se présentant sur sa route !! »


Il y eut un moment silencieux, un vent frais circula entre les membres du trio, puis le gros guerrier reprit :
« On sort comment du château ?
-Ne m’ignore pas surtout…
-Par le toit. C’est pour ça que je t’ai administré cinq soins de plus.
-QUOI ?!!? Il en a eu 20 et moi 10 ? J’exige une compensation !
-Brise le plafond et je t’en donne plus.
-Arnaqueur…
-Tu t’en sens capable Jungix ?
-Normalement oui. Au pire, on demande à Musclor.
-Tu sais ce qu’il te dit Musclor ?
-Tais-toi Takajy ! » Ordonna Kuraï, qui sentait en lui une envie d’exploser de rire devant le comportement de son allié.


L’ex-Feinte s’élança et ouvrit une brèche dans le toit au bout de quelques essais, supportant les sarcasmes du Saboteur, qui refusait de fermer sa bouche.


Quelques instants plus tard, une nuit magnifique s’offrait à eux. Un ciel sans nuage mais remplit d’étoile, une pleine lune qui brillait de tout son éclat et qui reflétait une partie de sa lumière sur les citadins, observant les meurtriers. Au travers de l’anneau de feu, on pouvait voir une masse opaque de fumée s’approchant très rapidement du manoir. Elle se stoppa juste au-dessus du centre du cercle brûlant et envoya quelques simples éclairs d’une si terrible puissance qu’elle faisait trembler le sol. Le signal symbolisant le décès tragique anéanti par une attaque provenant des Dieux, la nuée repartit d’où elle était venu, c’est à dire de nulle part.


Les tueurs s’agrippaient à la tour mitoyenne à la salle d’où ils provenaient. A environ 40 mètres du sol, ils fixaient la foule qui s’était munie de lances et d’épées.
« On est pas rendu ! Expira le samouraï. On descend de quelle façon ? En rappel ?
-Non, on saute. Répondit l’Invocateur.
-Ah non ! Dans mon état, je vais m’étaler devant tous ces gens faibles ! La honte !
-On fait comment Kuraï ? Questionna Jungix.
-On saute et on improvise. »


Faisant confiance à l’élémentaliste, ils allaient se jeter du toit, quand :
« Hep hep hep ! Que fait-on à l’atterrissage?
-Tu utilises tout ce qu’il te reste de mana pour créer la plus grosse épine de glace que tu peux. Même si tu es presque à sec, je doute que tu n’aies pas 10 PM…
-Non, 11…
-Oui bon. Jungix, tu dois faire exploser le sol quand nos pieds toucheront sa surface. Je créerai de la poussière d’électricité pour nous masquer, le temps de relever le rabat-joie s’il le faut.
-Moi, rabat-joie ? Dire qu’on obéis à un gamin de seize ans…
-Tu n’as que trois ans de plus que moi. Et si tu le souhaites, je te laisserai t’étaler devant tous les nuls, comme tu le dis si bien.


-Au moins je suis majeur, donc je suis le chef et je décide.
-Et moi j’ai vingt donc tu te tais et tu suis. Ricana le gros guerrier.
-Bon, c’est bien pour vous faire plaisir. Et puis, il faut bien terminer ce chapitre en beauté ! Je vous suis alors !
-Tu n’as pas le choix…Reprit Jungix. Kuraï, on part quand tu veux. »


Celui-ci sautait déjà dans le vide. Le duo resté en haut, le Destructeur donna une tape sur la tête de Takajy, enfonçant son casque jusque sur ses yeux et le poussa dans le vide.
Quelques secondes plus tard, ils atterrirent comme prévu, dans la poussière d’électricité, la terre craquelée fut pulvérisé sous l’impact et une grosse épine de glace apparut derrière eux.
Le peuple fut surprit de voir qu’il restait encore tant d’énergie aux assassins de leur roi tout-puissant, mais il ne tremblait.


Invisibles, le héros releva le samouraï, lui rajusta son casque et invoqua trois dragons. Ils traversèrent la fumée et émirent un cri aigu aux citadins, la gueule grande ouverte.
Les pauvres hommes moururent de peur devant cette apparition subite et certains tombèrent à la renverse.
Certains osèrent trancher la tête des monstres, mais leur lame passa à travers la substance composant les créatures.
L’entrée était une parfaite réussite, mais il fallait quitter la ville. Les cendres se dissipèrent et trois guerriers, en position circulaire, pénétra dans la marée humaine. Dos à dos, aucun angle de vue ne leur échappait et chaque acte qui pouvait être commis serait immédiatement repéré. Ils avancèrent et ce jusqu’à la sortie, puis Kuraï créa un mur électrique qui fut repoussé vers les citoyens, les paralysants et les aveuglants à peine deux secondes. Lorsqu’il virent clair, les antagonistes avaient disparus…


« Mais puisqu’on l’a tué, il reviendra dans cinq jours !?! S’acharnait le Saboteur.
-Oui mais il sera moins puissant. Répliqua l’Invocateur. Nous sommes leurs anges noirs en quelques sortes.
-Comment ça ?
-Nous incarnons le bien, Wildfar le mal. Si un ange noir nous tue, nous perdons une partie de nos capacités ; je ne parle pas de la vie. Le mal tue le bien. Ca fonctionne aussi dans l’autre sens. Lorsque que quelqu’un de bien tue un ange noir, ce qui est rare mais ça arrive, il perdra aussi ses capacités. Pistos devenait petit à petit un ange noir sans aile, pour le moment. Le bien a tué le mal. Tu me suis ?


-Vraiment compliqué l’Otram…
-Peut être mais c’est notre monde et nous devons nous soumettre aux règles. Lorsqu’il reviendra, Pistos sera plus affaiblit, sans collier, et un autre roi pourra prendre sa place. Puis, quelqu’un de très haut placé, Myggdrar par exemple, lui jettera à lui et à nous un puissant sort. Ce sort nous empêchera, si l’on se rencontre, de s’attaquer même si on en meurt d’envie. Il le fera pour éviter que ce roi perde trop de pouvoir. En tant que serviteur du mal, ça peut se comprendre.


-En clair, tu dis que, dans cinq jours, si l’on croise Pistos, une force inconnue nous empêchera de l’attaquer. Mais si on enfreint cette règle ?
-Impossible. Tu te vois briser un très puissant sort invoqué par un dieu. C’est irréalisable, enfin, pour le moment. Un jour peut être, mon devoir sera de faire disparaître Myggdrar dans les profondeurs des abysses de ce monde…
-Donc nous sommes tranquille.
-En quelque sorte, oui. »


Quelques dizaines de kilomètres plus loin, le moment de la séparation arriva.
« Tu t’arrêtes ici ? Demanda Jungix. Krackor est à plusieurs centaines de kilomètres.
-Je dois voir un ami qui habite plus loin. Dit le héros. Je vais vous laisser rentrer.
-Comme tu voudras. J’ai été ravi de faire équipe avec toi. Bon courage !
-On se reverra bien assez tôt.
-J’espère ! Merci beaucoup pour ton aide !
-Et bien Kuraï, j’ai été très heureux de te voir en vrai et de combattre à tes côtés. Avoua le samouraï. Tu es vraiment quelqu’un d’incroyable ! Bonne continuation !
-De même, on se retrouva pour l’affrontement final ! »


Le Destructeur s’éloigna de quelques pas, le Saboteur chuchota :
« Je sais ce que tu veux faire et je ne t’en empêcherai pas. Seulement, tu dois la prendre et la garder pour qu’elle soit en sécurité. Pense à moi en t’en emparant.
-Compte sur moi. »
L’élémentaliste lui adressa un dernier clin d’œil, puis dit une dernière chose :
« J’ai un très mauvais pressentiment, mais s’il arrive le moindre problème à l’Otram, retournez sur Terre par n’importe quel moyen. Allez à Batraïka, 9 rue des Parakis au deuxième étage. Partez ensemble pour que Takajy puisse pirater le code de la porte d’entrée, l’interphone et la serrure de mon appartement. Après, faites ce que vous voulez.


-Wouah ! S’exclama le gros guerrier. Merci, mais pourquoi ?
-Obéissez-moi, c’est tout ce que je veux demande.
-C’est noté ! Affirma le samouraï. Si tu nous dit ça, c’est que tu sais ce qu’il risque de se produire. On suivra tes indications. Donc on se retrouve sur Terre ?
-Oui, je pense. Je me débrouillerai pour vous contactez. Bonne route ! »
Et tandis que le duo s’éloignait en riant, Kuraï se dirigeait vers la forteresse des anges noirs…


Après une journée de marche, le héros pouvait apercevoir au loin la seconde ville la plus peuplée après la cité marchande. Cet endroit maléfique recensait environ 30 000 anges noirs, dont 500 patrouillant dans le château du maître des lieux. La sécurité de cet endroit dépassait tout ce que l’on pouvait imaginer : impossible de s’approcher des murailles sans se faire repérer. De mauvais séraphins s’entraînent dehors de jour comme de nuit, certains passent même 48h sans dormir. Le système de défense n’est pas mécanique, mais angélique.


A une dizaine de kilomètres de l’entrée, Kuraï, à plat ventre, réfléchissait à une solution. Il n’avait que peu dormi depuis la sortie de la demeure de Pistos et ses forces ne le regagnait pas. Que se passerait-il s’il se trouvait nez à nez avec Kilram dans le château ? Il s’était fait écrasé la dernière fois, même si, par chance, il avait eu la force de lui porter le coup de grâce. Ils est le seul Dunguer à connaître par cœur ses techniques, puisqu’il est son alter-ego. Les autres membres du clan lui faisaient moins peur, bien qu’ils constituaient une éternelle menace.


Songeant au futur, le possesseur de Volt sorti de sa poche une petite puce électronique qu’il plaça sur son doigt pour entrer en conversation avec son roi.
« Kuraï ? Kuraï, c’est bien toi ? Demandait Pracad. D’où appelles-tu ?
-J’utilise ma puce électronique pour te contacter car il n’y a pas beaucoup de téléphone là où je suis.
-Tu es sain et sauf ! C’est un miracle ! Mais, que s’est-il passé ? Tu n’apparais plus sur la carte de mon ordinateur à écran géant. Que fais-tu ?
-Nous nous sommes fais capturés par Pistos qui a tenté un assassinat. Nous l’avons tué et notre groupe s’est séparé.
-Qui ça « nous » ? Quel groupe ? Explique-moi, je suis perdu.
-Après la guerre, durant la finale, Jungix, Takajy et moi avons sympathisé et fais équipe contre Wildfar. Battu au temple, nous sommes rentrés ensemble, puis fait prisonniers par Pistos. Nous l’avons tué, nous sommes sorti de la ville, puis ils sont rentrés chez eux. Je te résume vite fait la situation.


-Mais toi, où es-tu ?
-Je suis dans un endroit que tu ne peux pas localiser sur ton écran.
-Une zone maléfique ? Les anges noirs ?
-Tout ce que je te demande, c’est de rester en contact avec moi. Ma puce reste branchée et quand je te le dirai, tu me téléporteras d’urgence jusqu’à Krackor.  
-Je ne comprends pas très bien ce qu’il se passe, mais si je te transfère d’urgence, tu n’arriveras pas au meilleur de ta forme.
-Ca ne pourra pas être pire que ce que j’affronterai. Obéis, c’est tout ce que je veux. Tu es mon souverain, je te fais confiance, ne me trahis pas. »


Il se déconnecta, laissant son appareil en veille, prêt à une nouvelle utilisation. Au moindre problème, il n’aurait qu’à appuyer sur un bouton pour dialoguer à nouveau.


Dans Krackor, tout le monde posait des questions, savoir si leur héros n’était pas mort, chose impensable, mais qui venait tout de même à l’esprit, savoir où il se situait, s’il allait bien, connaître son état de santé.
Yusha entra dans le manoir de Pracad, toute excitée :
« Tu as eu des nouvelles de mon frère ?
-Comment le sais-tu ?
-J’écoute mon cœur, et je l’ai entendu. Comment va-t-il ? Où est-il ?
-Il va bien, rassure-toi, mais il est en territoire ennemi. Il est chez les anges noirs…
-Hein ?! Mais pourquoi va-t-il là-bas ?
-Je ne suis pas sûr, mais je crois qu’il veut rattraper son erreur, celle qu’il a commise au temple. Il veut récupérer la sphère de vie…
-??? »


Pour pénétrer l’enceinte, il faut user de sa vélocité. Dissimulé dans de la poussière d’électricité, l’épéiste observait un faible homme aux ailes grises s’entraîner seul, sans adversaire. Aussitôt, Kuraï bondit sur lui, surprenant ce pauvre archange qui ne savait pas très bien comment réagir. Cette question ne lui hanta pas l’esprit très longtemps ; un poignard planté dans le cou, il s’effondra sur place avant de se désagréger. L’Invocateur enchaîna une série de téléportation, disparaissant, tuant un ennemi l’ayant perçu, re-disparaissant, et ainsi de suite jusqu’à atteindre la muraille de pierres. Il la contourna et vit l’entrée principale protégée par une bonne vingtaine de gardes compétents.


[Pour voir si un ange noir est faible ou non, il faut se fier à la couleur de ses ailes. Plus elles sont foncées, plus la personne est puissante. Si quelqu’un n’en a pas, comme Wildfar et les Dunguer par exemple, cela signifie que cet individu est extrêmement doué.]


L’élémentaliste escalada la paroi, peu rugueuse, et observa d’un œil discret l’intérieur de l’agglomération Otramienne. Personne de son côté, il sauta sur un toit, puis fit quelques petites cabrioles pour passer de toiture en toiture, jusqu’à arriver à l’extrémité d’une grande avenue. Impossible de continuer la progression avec une telle abondance d’ange dans cette rue, sans parler des chemins voisins…
Le bretteur fit pleuvoir de la poussière d’électricité, ce qui lui permettait d’avancer sans être vu, bien que les gens regardaient en l’air pour savoir d’où venait cette poudre.


Kuraï dû avancer de cette manière pendant un long moment pour atterrir devant la porte de la demeure malfaisante. Envahi par une purée de pois qui s’épaississait un peu plus chaque seconde, il put entrer sans crainte…


Un grand escalier lui faisait face, menant à deux portes opposées. De même au premier niveau, le héros avait une chance sur quatre d’emprunter la bonne. Il suivit son instinct et gravit les marches, puis se résolut à prendre celle de droite. Que pouvait-il y avoir derrière cette ouverture ? Il regarda par la serrure et vit une grande salle plutôt peuplée. Ce devait être la salle du conseil, là où les gardes se réunissaient pour planifier des actions ou autre chose.


L’épéiste fit demi-tour et observa la salle. Des murs de pierres jaunes, deux grandes statues représentant Wildfar et Myggdrar au rez-de-chaussée, un long tapis rouge. Rien de particulier, mais l’Invocateur vérifia le dessous du tapis. Incrusté dans le sol, un petit interrupteur nichait à cet endroit depuis bien longtemps et n’avait pas dû être utilisé depuis un certains temps. L’élémentaliste l’actionna, difficilement, mais ses efforts furent récompensés : un passage apparut dans la roche au dessus de la porte de gauche. Sans penser à quoi que ce soit, Kuraï l’emprunta et disparut du hall.


Il se retrouva dans un conduit de ventilation et dû ramper jusqu’à espérer apercevoir de la lumière, signifiant la fin de ce réseau. Il entendit de multiples conversations, confirmant ses pensées : il traversait plusieurs pièces dans cet étroit passage. Des rayons lumineux parvenaient jusqu’à lui, mais ce ne devait pas être ce qu’il espérait. En effet, quelques mètres plus loin, le conduit métallique avait été endommagé et l’on pouvait voir tout ce qui se passait dedans. Le bretteur jeta un coup d’œil furtif dans la pièce : cinq gardes menaient une conversation. Hélas, il est impossible de passer sans se faire voir, trois secondes suffisent largement à alarmer tout le château et le téléportation est infaisable à un tel endroit et dans de telles conditions.


Kuraï réfléchissait sans cesse, tout en rayant de sa tête son idée principale qui est d’attendre car les soldats du chef de la cité ne bougeront pas d’un pouce tant que l’ordre donné n’est pas modifié. Soudain, il voulut tenter une action, qui sera peut-être sans intérêt et qui le mettra en situation périlleuse, mais il n’avait pas trop le choix. Il s’appuya sur son épaule droite, de façon à ce qu’il puisse étendre totalement son bras droit, sa main à plat –dans laquelle s’était matérialisé de petites épines-  et envoya le contenu dans la salle, sans que personne ne puisse discerner d’où venait ces petites aiguilles. Par la pensée, l’Invocateur les fit exploser, provocant un petit nuage de fumée, qui fut mélangé à de la poussière d’électricité. Les surveillants étouffèrent pendant quelques secondes, laissant l’épéiste continuer son ramping.


Pourquoi avait-il décidé d’avancer et pas de sortir de ce réseau pour aller dans la pièce et tuer ceux qui s’y trouvaient ? Il se posait cette question alors que le conduit prenait fin, le bloquant totalement. Impossible de trancher le sol métallique avec une quelconque arme, il devait faire demi-tour. Il parvint à pivoter sur le côté, mais à moitié, si bien qu’il avait le dos plié en deux. Il rampa alors, comme il pouvait, en sens inverse.


Dans la salle, les gardes étaient sur leurs gardes. Ils ne bougeaient pas, fixaient les alentours avec attention, mais impossible de savoir d’où venait cette action-surprise. Ils ne songèrent pas à vérifier le conduit car, le passage secret étant bien dissimulé à l’entrée, il ne devrait y avoir aucun problème.
Tout à coup, ils virent deux pieds apparaître en sens contraire dans le réseau métallique. Le visage de Kuraï arriva juste derrière, mais cette apparition était si bien faite que l’on aurait cru que le héros avait ses pieds sur sa tête.


Sortant enfin de ce passage étroit, il bondit dans la pièce, sabre à la main, mais tous les ennemis s’étaient évanouis en croyant voir un martien. Le bretteur sortit de cet épouvantable canal et mis pied à terre dans la pièce, non sans quelques contorsions. « Danse de l’eau » prête à l’emploie, il se trouva ridicule devant ces corps inertes. Sans se poser aucune question, il prit la porte et se retrouva dans une grande salle aux murs argenté, de très longues tables en fer ainsi que des bancs en bois noir aussi longs et nombreux que les meubles décrit précédemment.
Des lumières pendaient au-dessus de tout ce matériel, des tableaux représentant des personnages peu connu du monde bénéfique ornaient les murs. Un grand buffet de forme arrondie demeurait vide au milieu de la pièce, des chariots en fer pour apporter les plats étaient près des portes de cuisine, dans laquelle il n’y avait âme qui vive.


Cependant, une personne observait l’intrus avec intérêt pendant que celui-ci, le cœur battant à 100 à l’heure malgré son calme habituel, détruisit sa « danse de l’eau » pour matérialiser un sabre à deux lames. Le regard mauvais, l’élémentaliste redoutait cet adversaire mais il n’avait pas le choix. Même s’il savait qu’il perdrait à nouveau, il fallait l’affronter…



La suite ne paraîtra pas avant la Toussaint, si tout va 'bien' ^^
Posté par HackPrincess le 10-10-2006 à 19:45
Toujours aussi bien a ce que je voit ^^Rien a dire (a part que c'est fabuleux!!!)!
Posté par Molock le 10-10-2006 à 22:50
Avatar de MolockUn pur régal ! L'embrouille du groupe, la situation du 'martien' qui fait s'évanouir les gardes (mdr), la ruse de Kuraï, la description (sympa les pièces du château) et les fautes en baisse constantes font de ce chapitre un joli petit délice de texte à lire. Rien à redire ou presque :

'Obéis, c’est tout ce que je veux' : Kuraï qui donne un ordre à son roi... Hum hum. Même s'il s'agit d'un héros surpuissant, c'est assez déconcertant (on voit aussi une pointe de vantardise plus haut mais j'imagine que cela fait partie du caractère du personnage)

Poussière d'électricité : on imagine mais ce serait bien de dire ce qu'est ce nouvel arcane au début.

Sinon, un pur chef-d'oeuvre comme toujours... Vivement la Toussaint !
Posté par HackPrincess le 15-10-2006 à 21:37
Molock,mais comment fait tu pour trouver des points negatifs ?J'ai beu m'acharner mais moi j'y arrvie pas (il faut dire qu'il y en a si peu...)
Posté par Molock le 15-10-2006 à 22:02
Avatar de MolockNormal : je suis un casse-pied invétéré et réputé dans le sujet des fics-lol. Je critique car c'est justement les remarques qui font progresser, pas que les compliments (et kikart sait que je suis exigeant envers lui pour son bien-lol). Une fic qui ne me captive pas, je ne donne même pas mon avis et c'est parce-que celle-ci est prometteuse que je donne les clefs pour permettre sa sublimation (toujours viser plus haut !). Quand un chef d'oeuvre comme cette fic nait et me plait, j'essaie toujours d'aider son auteur par mes critiques. C'est ainsi que je suis :p. Et c'est vrai que cette fic a peu de points négatifs au passage. -->Kikart a acquis le titre : prodige naissant.
Posté par Triss le 20-10-2006 à 09:54
Pas mal, mais j'ai découvert ta fics que récenment et j'ai dû tout lire pour comprendre. Ca m'a pris une semaines entière (je ne vais sur Internet qu'au lycée). Bravo, tu t'améliores ! Continue comme ça !
Posté par Kikart le 01-03-2007 à 12:13
Avatar de KikartMerci ^^


{Fiche Perso}TAKAJY : Samouraï portant une armure bleutée, il a une excellente dextérité. Ses cheveux sont gris et masqués par un casque allongé, c’est un des héros principal, bien qu’il disparaisse très longtemps. Il a 19 ans. Il adore sortir des blagues un peu déplacée, ce qui donne souvent une bonne ambiance dans un groupe. Son apparence physique changera au cours du temps.




Chapitre 18 : face à son destin

Kuraï observait ce nouvel adversaire avec dédain. Il voulait prendre sa revanche, et sans qu’il ne voulu quoi que ce soit, ses pupilles devinrent rouge, peu vif, mais la haine s’emparait de lui : il donnerait son maximum !
« Je ne te savais pas si culotté. Dit l’individu. Tu viens te faire tuer comme lors de la guerre ?
-Je te ferai remarquer que nous étions à égalité. Répliqua le héros. Tu n’étais pas en bon état.
-Exact, c’est pour cela que je dois prendre ma revanche. Tu as réussi à tenir tête à Wildfar, ce qui signifie que tes pouvoirs sont supérieurs à ceux que tu avais lors de ton ancienne vie. Depuis ce jour, nous nous sommes entraînés le plus possible et notre maître est beaucoup plus fort que ce que tu pourrais imaginer. Nous aussi, tu n’as donc aucune chance contre moi.


-Ne sois pas si sûr de toi. Tu m’as l’air un peu trop confiant.
-Tu oublies que je connais tout tes coups par cœur, je sais parfaitement les éviter. Tu as tout de même succombé à mes assauts, tu ne pourras pas y résister à présent. Prépares-toi à subir une seconde défaite Kuraï !
-Ne t’emporte pas trop Kilram ! Je vais t’anéantir !! »



Il bondit dans les airs et armait sa première attaque, tandis que l’ange noir se concentrait sur un sort. Un tourbillon de flamme sortit d’un trou dans le sol et expulsa le bretteur sur une des tables. Il se remit sur pieds aussitôt et courut sur la masse en fer blanc. De petites colonnes de pierre transpercèrent la matière métallique pour tenter d’attraper l’élémentaliste, mais rien à faire, celui-ci avançait plus vite.
Son antagoniste répandit une couche de glace sur son parcours, ce qui l’obligea à descendre de sa table, les pics rocheux se stoppant au même instant.


« Aller viens, c’est pas marrant de te repousser avec quelques magies pathétiques… »


Des magies pathétiques !?! Il gardait bien au chaud d’autres techniques bien plus impressionnantes !
Kuraï prit son adversaire au mot et tenta une attaque frontale. Une spirale embrasée détruisit ce clone qui donna naissance à plusieurs petites particules électriques, celles utilisées pour vaincre Pistos. Ces flocons se dirigèrent à toute vitesse sur Kilram qui se savait piégé.
Au lieu de faire ce que n’importe quel guerrier aurait fait, il tourna le dos aux parcelles électriques et prépara à nouveau un sort. Au moment où il allait être touché, son bâton toujours en main, sans bouger, un mur de glace emprisonna les particules et les anéanties.


L’aura qu’il dégageait lorsqu’il invoquait un sort avait disparu, mais il tenait position et, à peine une seconde après que sa défense ait disparu, son ennemi apparut devant lui, prêt à frapper violemment. Le bâton du mage émit un cliquetis et il se transforma en une belle épée, longue, très large et puissante, qui contra le sabre de l’épéiste, l’envoyant à nouveau sur sa table. Le Dunguer ne fit pas attention à lui-même, il ne pensait qu’à son alter-ego. Il n’avait donc pas remarqué les quelques dragons qui avaient pénétrés son estomac. Il tomba à genoux lorsque ceux-ci ressortaient de son corps par l’artère conduisant au cœur et cracha du sang.


Kuraï avait été méchant sur ce coup-là. Pour que les dragons réussissent à trouver le cœur de leur cible, leur maître doit être vraiment déterminé à vaincre son adversaire.
« Bien joué, pas mal. Dit Kilram en se relevant. Mais n’espère pas me refaire le même coup deux fois. Tes dragons ont eu de la chance de trouver la voie menant à mon cœur, et comme je ne préoccupais pas de moi-même, mon attention était relâchée, ce qui leur a facilité la tache. Mais maintenant, les rôles vont s’inverser. Prépare to…hein ? »


Le héros réapparut derrière lui pour asséner un coup de poing violent dans le dos. Il réalisa qu’il ne frappait qu’une simple flaque d’eau avant de se prendre une volée dans la tête qui lui coûta une expulsion jusqu’au mur.
A ce moment, un pauvre cuistot entra dans la pièce, les repas servis dans des assiettes, prêt à être consommé. Cependant, cette entrée subite alerta l’élémentaliste : l’heure du dîner ! Wildfar ne tarderait pas à arriver.


« Monsieur Kilram…euh…
-Laissez ça là. Je m’occupe de nettoyer la poussière, et une fois balayée, nous pourrons manger. Par contre, il serait très probable que vos plats soient anéantis. Refaites-en d’autres, mais ne touchez plus à ceux-là, il faut bien que l’on s’amuse un peu.
-Bien Monsieur. »
Il repartit en courant, barricadant la porte des cuisines en ayant vu Kuraï.
« Vos cuisiniers n’ont pas l’air très forts. Ricana celui-ci.
-C’est normal, ils ne sont pas entraînés au combat. Ce n’est pas leur rôle, donc forcément…Enfin excuse-moi pour ce contre-temps, mais à présent, nous avons de quoi nous amuser. »


L’épéiste retenta une offensive directe, engagea une petite dizaine d’échanges très rapides, puis donna une coup de poing par terre, ce qui créa un choc foudroyant immense qui emplit la moitié de la salle. Le Dunguer, repoussé par ce coup imprévisible, se retrouva allongé par terre, de sérieux dommages encaissés par son corps. Il contre-attaqua d’une sphère aqueuse qui immobilisa le pied gauche de l’Invocateur, empêchant tout ses autres membres de bouger, sauf sa jambe droite.
Le séraphin noir tira sa lame et se dirigea sur son opposant à toute vitesse. Au moment de transpercer sa cible, celle-ci fit exploser son aura, dégageant une intensité d’électricité si élevée que l’offensive magique disparue, et laissa Kilram perforer le cœur d’un simple clone. Par la suite, l’ange fut paralysé pendant quelques secondes, laissant suffisamment de temps au bretteur de transpercer l’abdomen de son antagoniste.


Ayant enfin retrouvé le contrôle de ses membres, l’ange du chaos éjecta son alter-ego d’un coup de pied magistral, l’éclatant contre le mur. A l’aide d’une lame de vent, il fracassa les assiettes et envoya les fragments sur Kuraï. Heureusement, il réussit à réduire en miette les morceaux les plus dangereux, c’est à dire ceux qui avaient pour cible la tête et les organes vitaux.


Transpercé de toute part, il trouva la force de se redresser, de se volatiliser pour ré-apparaître derrière le séraphin et lui asséna un uppercut si terrible qu’il l’envoya sur la table métallique, qui fut détruite instantanément sous le choc de l’action. Puisqu’il cherchait au fond de lui-même la capacité de porter un dernier coup, autant terminer ce qu’il avait commencé. Il balança avec violence une sphère électrique en plein sur son ennemi avant d’être aussi essoufflé qu’un bœuf.
De son côté, avant la dernière action du héros, Kilram prononça ces quelques mots :
« Je ne pensais pas recourir à cette technique que Wildfar m’a apprise, mais bien qu’elle ne soit pas au point et beaucoup plus faible que celle de mon maître, je dois la tester. C’est fini Kuraï !!! Démons célestes, esprits troublés !! »


Après avoir dit cette phrase, il vit passer au travers des démons une sphère jaune reluisant de puissance qu’il ne put éviter…
A l’opposé, l’élémentaliste ne voyait que sa sphère partir et dû baisser sa garde à cause de son manque d’énergie. Il vit trop tard les squelettes, faucheurs et autres âmes se diriger sur lui. Il dressa devant lui son sabre pour minimiser les dégâts, activa sa puce électronique pour que Pracad puisse le téléporter plus tard, et attendit la fin. Les esprits mortuaires finirent par atteindre leur objectif, produisant une explosion inimaginable…


Il fallait attendre que la fumée se dissipe pour voir le résultat du duel. L’ange noir se releva difficilement, et se déplaça jusqu’au corps inerte de l’Invocateur qui gisait à terre dans un état si piteux qu’il était impossible de le décrire. Kilram contacta aussitôt Wildfar:
« Je te le dépose dans ton bureau ? D’accord, pas de problème. »



Lorsqu’il se réveilla, le bretteur sentit une étrange douleur dans tout son corps ; il était si proche de la mort…
Il redressa la partie supérieur de son buste et se cala contre le mur, soupirant. Il se trouvait dans la salle du maître suprême. Un bureau situé devant la grande fenêtre demi-arrondie, dans étagères de livres à côté du héros, une autre juste en face débordant d’ouvrages, et, juste à côté de ce meuble, dans un petit renfoncement, la sphère de vie sur un piédestal.
Il entendit une conversation entre son ancien opposant et son souverain juste derrière la porte :


« …as fait du bon travail. Je suis fier de toi. Complimenta une voix ressemblant à celle de l’ange suprême.
-Merci. Mais, pour Kuraï, tu es sûr que ça va aller ? Il est imprévisible et on ne sait jamais ce qu’il peut lui trotter dans la tête.
-Ne t’inquiètes pas, Kilram. Tout ira bien. Et pour la sphère de vie, il ne peut plus bouger. Ta dernière technique l’a anéanti et ses jambes sont hors d’usage. La sphère ne craint rien, fais-moi confiance.
-Tu vas le tuer ?
-Je ne sais pas. Cela dépendra de sa réaction. Dans son état et après l’entraînement intense que nous a ordonné Myggdrar, il succombera à la moindre attaque. Même un coup de poing pourrait lui être fatal. Maintenant, tu peux disposer.
-Non ! Je veux le tuer ! C’est moi qui l’ai mis dans cet état, je veux pouvoir en finir avec lui !!


-Vengeance du duel lors de la troisième guerre mondiale ?
-Oui ! Exactement ! C’est une histoire personnelle et je…
-J’ai prévu autre chose pour toi. Avoua Wildfar à son garde. Tu t’amuseras beaucoup avec ce que je t’ai préparé, mais pour le moment, laisse-moi terminer ce que j’ai à faire.
-Bien. » Conclut Kilram en baissant la tête.


L’Invocateur percevait ses bruits de pas, tandis que son ennemi juré ne se mobilisait pas.
« Pracad, tu me reçoit ? Peinait-il à articuler.
-Parfaitement. Mais, que s’est-il passé ? Enfin, je veux dire, quelle était cette explo…
-Plus tard, je t’expliquerai tout ça une fois de retour. Tiens-toi prêt à me téléporter. »


A ce moment, Kuraï rangea sa puce et observa le séraphin du chaos. Toujours aussi magistral, ses longs cheveux gris descendant jusqu’à sa taille, là où son sabre logeait, il observa sa proie d’un regard glacial, puis s’avança au centre de la pièce, lui fit face.
« Je vois que Kilram t’a dévoilé sa technique favorite.
-…
-Tu as eu de la chance d’en réchapper vivant. N’importe quel guerrier ordinaire serait mort. On voit que tu fais partie de l’élite. Si cet arcane avait été aussi puissant que le mien, tu ne serais plus de ce monde…pendant cinq jours. Ca aurait été du gâchis, mais rien n’est jamais perdu, qu’en dis-tu ?
-…Pas grand chose.


-Toujours autant d’humour ! C’est ce que j’aime chez toi. Pourtant, tu dois savoir que tu ne ressortira pas d’ici comme tu l’es entré.
-Non, je prendrai la porte cette fois-ci.
-Hahaha ! Je ne m’attendais pas à une telle réponse ! Mais vois-tu, un guerrier si puissant que toi ne dois pas demeurer sur cette terre. Kilram a voulu t’achever, mais si c’est moi qui te porte le coup de grâce, tu le seras définitivement. Il n’a pas dû penser à ça et a vraiment cru à cette histoire de « nouvelle mission ».
-Pourquoi lui as-tu dis ça ?
-Dans le cas où tu réussirais à t’échapper. Si, lors de la finale de la guerre, tu étais au même niveau de combat que moi, c’est tout simplement parce que je me faisais piéger par tes feintes. Après cet entraînement, je suis plus fort qu’avant, beaucoup plus fort ! Et, bien que je me fasse avoir en permanence par tes ruses, tu n’es plus de mon rang. »


Il lui tourna le dos, analysa la sphère de vie, puis reprit :
« C’est cette sphère que tu es venu chercher. Vois-la. Elle est blanche, grisonnante même. Sa couleur prend un aspect plus foncé chaque jour, à cause de Portaell et de sa protection divine ! Un an avant de prendre le pouvoir de ce monde, un an ! Mais tu ne pourras pas le vivre, tu ne pourras que le voir, n’est ce… ? »


Décelant et consommant les capacités au fond de lui-même, Kuraï allait faire une dernière tentative. Il voulait s’emparer de ce petit globe blanc et le rapporter chez lui, il ne voulait pas mourir, il voulait empêcher Wildfar de conquérir ce monde. Ces objectifs ne devaient pas périr avec lui, car sans cet épéiste d’exception, l’Otram courrait droit à la catastrophe !
Il frappa un grand coup contre le mur, ce qui l’expulsa à une vitesse impressionnante vers son antagoniste, lui logea un bel uppercut dans les dents et retomba sur ses pieds. Le sang s’échappant des gencives de l’ange devint fumé, son corps devint poussière, et il réapparut à l’autre bout de la pièce, qui fut prisonnière d’une aura couleur lavande.


L’élémentaliste ne se retourna pas et avança comme il pouvait vers la sphère, rehaussant sa puce électronique sur son tee-shirt à moitié déchiré. Pracad, après avoir entendu la conversation, était concentré et attendait le signal qui ne tarderait pas à retentir dans le château par les haut-parleurs.
« Voilà exactement ce que je déteste chez toi ! Hurla Wildfar, déchaîné. Cette aura protège tout, sauf toi ! Tu es perdu ! Voilà la vraie puissance de l’ange suprême !!! DEMONS CELESTES, ESPRITS TROUBLES ! »


Le château tremblait devant la quantité incroyable d’énergie développée dans cette ultime attaque. Les spectres, encore plus nombreux que ceux de Kilram, fonçaient droit sur Kuraï qui allait atteindre son but, ses doigts effleurant la sphère, quand des bras sortirent du sol et agrippèrent ses mollets. Immobilisé, il jeta un vif coup d’œil derrière lui pour apercevoir les démons volants, d’autres squelettes, à terre, équipés d’un glaive ou d’une lance, certains préparaient un sort, d’autres sortaient de terre.


Dans un ultime effort, le possesseur de Volt s’élança en avant, tout le poids de son corps concentré sur le même point d’impact. Il réussit à la faire glisser dans ses mains et cria « Maintenant !!! » dans son micro, avant de disparaître dans la seconde qui suivait. La collision de tous les sorts invoqués par Wildfar créa une explosion quatre fois plus puissante que celle du Dunguer. Le choc produit était si intense que la cité aurait pu être fortement endommagée sans le rideau conçut par le séraphin du chaos. On aurait dit qu’un tremblement de terre d’intensité maximale voulait détruire tout ce qui se trouvait sur sa route. Mais le plus impressionnant dans tout cela est que l’archange maléfique a pu contrôler protéger ce qu’il souhaitait en absorbant le puissance de son sort…
Posté par Molock le 04-11-2006 à 20:55
Avatar de MolockSuperbe combat une fois encore. Beaucoup de rebondissements et mdr la petite inerlude avec le cuistot. Pratiquement perfect sur les fautes, fin à suspens et suite on ne peut plus attendue !
Posté par Triss le 20-11-2006 à 15:38
Rien à dire de plus sinon que c'est de mieux en mieux ! XD
Bon courage pour la suite !
Posté par Kikart le 15-12-2006 à 19:55
Avatar de Kikart{Fiche perso}: JUNGIX : ce guerrier est un vrai tas de muscles et se bat aussi avec une épée à double lame. Ses yeux marron et ses cheveux lui masquant les yeux, il a une allure rebelle. Il aime tuer et détruira tous ceux qui se mettront sur son chemin. Il est aussi un héros, comme Takajy, et aidera Kuraï du mieux qu’il pourra du haut de ses 20 ans. Son apparence physique changera au cours du temps.





Chapitre 19 : cérémonie de la gloire

Lorsque Kuraï rouvrit les yeux, il se trouvait dans l’infirmerie du château, là où des soins de niveau supérieur étaient appliqués sous ordre du souverain.
Il se redressa et s’assit sur son lit.
« Non, non, non ! Tu ne doit pas te lever avant que le maître en ait donné l’autorisation. Réprimanda une jeune femme brune à l’allure très sérieuse.
-Que…s’est-il passé ?
-En arrivant dans le château par la téléportation, ton corps était inerte et ton pouls très faible. Nous t’avons conduit ici en urgence, appliqué les soins qui étaient nécessaires, puis tu as dormis plus d’une semaine !


-Et…Et la sphère de vie ?
-Monsieur Pracad était émerveillé devant elle. Il était si heureux qu’il ne me regardait même plus les dessous…
-En effet, ça devait être important. Je vais aller le voir.
-Non ! Reste ici ! Je vais l’appeler et il se déplacera pour venir te remercier.
-Merci. »


L’infirmière passa la porte, la refermant soigneusement derrière elle. L’Invocateur examina la pièce : il ne l’avait jamais vue avant, et était plutôt désuète par rapport aux autres. Assis sur un lit normal, mais avec un matelas très confortable et juste un drap qui servait de couverture par cette chaleur, il repéra immédiatement un petit meuble, une commode, avec une télévision dessus. Il se leva, l’alluma, et alla voir ce qu’il y avait dans l’armoire, seul mobilier imposant de la salle. Celui-ci contenait un tee-shirt neuf de couleur gris, un pantalon noir et une nouvelle paire de chaussure.


Il se déshabilla, enlevant le seul voile qui masquait son corps musclé et enfila sans plus attendre les nouveaux habits, tout en écoutant la télé. Rien d’important, il l’éteignit et se rassit sur son lit.
Quelques minutes plus tard, Pracad fit irruption dans la chambre, bras grands ouverts, et serra son ancien apprenti très fortement.


« Kuraï, oh Kuraï ! Je suis si heureux! La sphère de vie est enfin entre nos mains, et cela grâce à toi ! Je voulais absolument te remercier, par n’importe quel moyen, mais je dois faire quelque chose pour toi ! Tu me confies un pouvoir infini en l’arrachant des griffes du mal, par conséquent, tu es, en quelque sorte, le sauveur de ce monde, car qui sait ce qu’en aurait fait Wildfar !
-Oula ! Du calme, je suis encore un peu sonné. Répliqua le héros, qui ne voulait pas se laisser amoindrir par ces congratulations. Que va-t-il se produire à présent ?
-Wildfar a jeté un sort à la sphère. Impossible de l’utiliser durant un an. Pour le moment nous ne pouvons rien faire.
-Nous ferions mieux de la confier à Deossa. Lorsque j’étais au temple, j’ai demandé au pontife Portaell d’invoquer le même sort pour annuler l’emprise des anges noirs sur cet objet. Nous l’avons reprit, Wildfar a maudit ce globe en utilisant le même sort. Nous allons faire de même, puis les séraphins des ténèbres reviendront, nous la prendront d’une façon ou d’une autre, et tout sera à recommencer. C’est un cercle vicieux.


-La cité a récolté assez d’argent pour pouvoir subir un agrandissement. Pour l’occasion, nous avons fait construire quelques chambres ici et à l’hôpital. Tu occupes l’une d’entre elles. Mais si l’on demande à Deossa de conserver la sphère, il possédera ses pouvoirs et l’Otram en sera dépossédés. Plus d’emprise bénéfique ou maléfique. Je ne sais que faire. Je te laisse, repose-toi quelques heures encore, le temps que je contacte les monarques des autres villes et nous prendrons notre décision.
-Ok, pas de problème. Je sortirai d’ici ce soir, ça devrait te laisser assez de temps.
-Bien. Fais comme tu le sens, tu n’es plus un enfant après tout. Tu viens de survivre à une éventuelle mort, donc laisse-toi du temps pour récupérer.
-Au fait, une dernière chose. Pourquoi ne suis-je pas mort lors de la téléportation ? Elle aurait dû m’achever.
-Exact. Sauf que, en tant que guerrier élémentaliste accomplie, tu possèdes les pouvoirs de Volt, et ils t’ont quelque peu protégé pendant le transfert. Mais ce fut suffisant pour conserver ta vie. Sois-en lui reconnaissant. » Sourit le roi avant de tourner les talons.


Il s’approcha de la porte et :
« Par contre, je sais que tu étais en situation critique, c’est pour cela que j’ai exécuté ce que tu m’as demandé de faire, mais à l’avenir, ne me lance plus jamais d’ordre. Si cela s’apprenait, notre cité serait dévalorisée, donc moins respectée. Lança-t-il sérieusement.
-Bien sûr, mais dans des cas de force majeure, il faut bien que cela arrive. »
Pracad eut un rictus amusé, puis s’en alla.



Kuraï sorti de sa chambre vers 19h, l’air rétablit. Il se dirigea dans les couloirs et pièces interminables du château dans l’espoir de revoir son roi.
Parvenu à destination, il frappa à la porte et entra. Dans cette pièce spacieuse, beaucoup plus grande que le bureau de Wildfar, Pracad était assis au fond près de la fenêtre –comme l’ange noir- dans un grand fauteuil et se leva lors de l’entrée de son ancien apprenti.

« J’ai contacté une cinquantaine de chefs, et je leur ai expliqué la situation. 97% sont de notre avis ! Ah ! Je vois que tu vas mieux, nous allons assister à un tout nouvel évènement !
-Où se déroulera la cérémonie ?
-Sur la place principale. Tout Krackor sera rassemblé à cet endroit pour contempler une quatrième fois le magnifique Deossa, seigneur de l’univers.
-Quatrième fois ?
-Oui, déjà. Les invocations du Dieu sont rares, mais généralement importantes. Tu as vu les deux dernières lors de ta précédente existence, quant à la première…inutile de te remémorer de mauvais souvenirs…
-Lorsque j’étais chez les anges noirs. Dit le bretteur.


-Tu es au courant que tu as passé une partie de vie antérieur comme un ange noir avant de venir ici ? Tu t’es rappelé avoir combattu avec Wildfar ?
-C’est ce que j’ai ressenti en étant seul avec lui. La mémoire m’est revenue et j’ai tout revu de mon passé.
-Ah…
-…
-Enfin, c’est du passé et tu es bien avec nous à présent. Dépêchons-nous, j’ai donné rendez-vous à la foule sur la place principale à 19h30, cela ferait mauvais effet d’être en retard pour un roi. »


Le monarque attrapa la sphère de vie et partit avec son ex-élève.
Le soleil menaçait de disparaître à l’horizon.
Pracad parvint le premier sur le lieu de regroupement. Scrutant les horizons, il vit avec ses yeux de faucon, quelques personnes déjà en route. Certaines apportaient des fleurs, d’autres transportaient différentes offrandes, comme des portes-clé qui leur sont importants ou autres objets de valeur personnelle.


19h40, la place regorgeait de monde. L’avenue centrale était pleine à craquer, mais chacun respectait l’autre, de telle sorte qu’il n’y avait aucune bousculade, aucun problème quelconque.
Les quelques milliers de personnes rassemblées au même endroit au même moment étaient prêts à voir une nouvelle fois leur Dieu tout puissant.
Pracad s’approcha de Kuraï, lui remit la sphère et revint s’agenouiller un peu plus loin. Il prononça quelques mots en langue inconnue, que même son disciple ne connaissait pas, puis il plaqua ses mains sur une dalle. Des sortes de points noirs s’éparpillèrent sur les pavés alentour en rampant comme des vers de terre et s’évanouirent entre deux dalles.  
Soudain, surgissant de nulle part dans une nuage de fumée blanche, un autel surmonté d’une pierre tombale banale fit face à la foule.


Le monarque récita une seconde fois quelques mots en langue inconnue, sûrement l’ancienne langue des Dieux, et un tourbillon de lumière enveloppa le mausolée. Un spectacle inédit se produisit : les quatre milles personnes s’agenouillèrent pour montrer respect devant une silhouette imposante. Une étrange lumière blanche émanait du corps de la Divinité d’une pureté absolue. Le corps musclé recouvert d’un simple linge de couleur clair, Deossa tenait fermement son bâton de pouvoir dans sa main droite. Une petite auréole luisait dans la gauche, indiquant qu’il maniait la magie purificatrice en permanence.
Malgré le vieil âge que l’on pouvait lui donner, son visage, parcouru par deux cicatrices - l’une sur le front, l’autre tranchant ses lèvres en deux – demeurait jeune. Ses yeux d’un bleu profond inspirait le trépas de l’océan à n’importe quel serviteur du mal, ses cheveux raides et grisonnants tombaient sur ses larges épaules.


Kuraï déglutit. Le pouvoir et la puissance infinie provenant de ce corps était impressionnant, et le jeune garçon se demandait à quoi pouvait ressembler Myggdrar.
Pracad fut le premier à s’avancer vers le Maître :
« Tout-Puissant Deossa, je suis ravi de pouvoir vous admirer à nouveau. Je suis très honoré de votre présence.
-Moi aussi, cher Pracad, souverain de Krackor. Répliqua la Divinité d’une voix dure. Je sais d’autant plus que la situation est grave et que nous devons y remédier. Pour quelles raisons m’avez-vous appelé ? Pour l’agrandissement de cette cité ?
-Oui, mais ce n’est pas le plus important. En fait je…
-Chaque chose en son temps mon brave. Coupa Deossa, toujours aussi tranquille et souriant. Votre caisse commune regorge d’argent. Puisque vous l’avez souhaité, je vous retire ces biens et j’ordonne l’agrandissement immédiat de la ville ! »


Avant que le roi n’ait pu dire le moindre mot, son regard croisa celui de Kuraï qui haussait les épaules. Un dôme de protection gigantesque couvrit Krackor, remplissant chaque partie de cette localité d’une lumière aveuglante. Des bruits aigus courraient le long des rues et se perdaient dans l’oubli. L’élémentaliste, n’ayant jamais assisté à un tel spectacle durant sa seconde vie, en resta bouche bée. Il sentait que la ville repoussait ses limites, qu’elle s’étirait, que quelque chose poussait sur les nouvelles terres conquises.
Le couvercle explosa, explosant momentanément les tympans des citoyens. L’éclairage se dissipa, les gens revirent clair, certains poussaient des exclamations, d’autres relevaient pépé qui était tombé à la renverse – bien qu’une infime minorité de cette population soit âgé – et Deossa fut le premier à reprendre la conversation :


« Voilà qui est fait. Annonça-t-il. Krackor vient d’agrandir son diamètre – puisque les contours de la cité sont arrondis – de vingt mètres. La natures occupent cet espace, à vous de voir ce que vous voulez en faire.
-Je vous remercie au nom de tous les habitants, grand Deossa.
-Venons-en au second problème. Que voulez-vous ?
-Et bien, pour tout vous dire, suite à la troisième guerre mondiale, Wildfar, maître des anges noirs, s’était approprié la sphère de vie. Kuraï, que voici, est allé la reprendre lui-même, a risqué sa vie pour l’arracher aux mains du démon. A présent, nous ne souhaitons pas la garder car c’est une énorme responsabilité que de détenir les pouvoirs de tout l’Otram, mais nous ne pouvons pas la replacer au temple, puisqu’il se peut que Wildfar le reprenne d’assaut.


-Les forces bénéfiques logeant dans le temple sont extrêmement puissantes. Vous ne devriez pas les sous-estimer.
-Avez-vous vu ce qu’il s’est passé au moins ? Intervint violemment l’Invocateur. Je ne pense pas. Après nous avoir mis dans un état critique, il est allé lui-même s’accaparer cet objet, tout seul. Portaell, le pontife gardien, n’a rien pu faire contre un tel être, ni même les forces en présence dans le temple…
-Je le sais, Kuraï. Reprit calmement le Dieu. J’y ai renforcé la sécurité depuis. Cependant, à chaque fois que j’augmente les pouvoirs d’un lieu ou de quelqu’un, je perds des miens. Et si Myggdrar saisit l’occasion, je ne pourrai rien faire pour le repousser. Kuraï, tu es jeune, tu es puissant, tu as été ange noir toi-même, mais aucune aile n’a pas te pousser dans le dos. Cela est un signe. Tu dois écouter les conseils des autres pour gagner en puissance, car tu sera sûrement le seul à pouvoir détruire les anges noirs.


-On me l’a déjà dit, oui. Mais pour le moment, nous ne sommes pas en sécurité avec la sphère entre nos mains.
-Seriez-vous plus rassuré si je la gardais avec moi ? Qu’adviendrait-il de ce monde si Wildfar apprenait que c’est moi, le grand Deossa, qui possède ce qu’il recherche ?
-Et que croyez-vous qu’il fera une fois qu’il nous aura tous tué ? Une cité disparaîtra du monde, d’excellents guerriers s’évanouiront avec, les anges noirs auront le pouvoir absolu, et vous jugez que l’Otram sera plus en sécurité ?


-Pracad, avez-vous contacté les autres monarques pour obtenir leur accord ?
-Oui Seigneur, la plupart des réponses que j’ai reçu étaient positives. Si vous ne prenez pas la sphère de vie, nous risquons tous une mort éventuelle.
-Vous ne risquez pas la mort de vous-même, ce n’est pas grave. Vous disparaîtrez à jamais, ce qui signifie la mort de votre existence. Bien, je n’ai d’autre choix que d’accepter pour la survie de notre peuple. Remettez-moi l’objet en question ! »


Kuraï s’avança d’un pas décidé, les bras tendus. La sphère s’éleva par la simple force de la pensée de la Divinité. Une impression de vide envahit son corps : il crut être dépossédé de ses forces mentales et magiques, alors qu’en réalité, il ne perdait que le bonus des pouvoirs que lui conférait le globe.
« Je me suis déjà trop attardé ici, merci de votre accueil et de vos offrandes.
-C’est vous que nous remercions pour tous ces immenses services. Reprit le souverain. Nous sommes honoré de vous avoir eu quelque court instant parmi nous. »


Deossa ne devint plus qu’une petite particule brillante et disparut dans la colonne de lumière, emportant les offrandes avec lui.




Prochaine parution le 24 décembre, et non le 18.
Posté par HackPrincess le 04-12-2006 à 19:42  
Superbe chapitre !On sait maintenant a quoi ressemble Deossa...Je veux la suite !

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