
Toujours plus nombreux au niveau des comms, merci ça fait plaisir ^^
{Fiche perso}:DEOSSA : dieu du bien. Il a créé l’Otram avec Myggdrar et est le maître du paradis. Il n’aide personne et laisse les Otramiens se débrouiller seul, contrairement à l'autre divinité. Il n’intervient que si le maître de l’enfer fait son apparition sur l'Otram ou si la sphère de vie est en danger, auquel cas il doit la protéger.
Chapitre 22 : la fin de l’Otram (1/4)
Alors qu’il était toujours dans le vieux temple, l’épéiste se dirigea en hâte vers sa sœur, qui reprenait peu à peu ses esprits. Toujours consciente, elle avait reçu de grands dommages.
« Excuse-moi….Kuraï…je n’ai…pas su découvrir…le véritable…….but de Kilram…
-Ne t’apitoie pas sur le passé. La réprimanda-t-il. N’importe qui aurait pu tomber dans son piège. Son seul objectif restait mon anéantissement, et en te détruisant il pensait m’affaiblir. Rentrons à présent, nous sommes tous deux en mauvais état. »
Alors qu’il l’aidait à se relever, l’élémentaliste songea à ce qu’avait prononcé Wildfar lorsqu’il était captif. « J’ai prévu autre chose pour toi. » Avait-il dit. Mais il était sûr de tuer Kuraï, alors pourquoi aurait-il pris cette précaution ? Le cible principale de 'Maliarmus' n’était pas l’Invocateur ? Qu’elle était-elle alors ?
Soudain, alors que Yusha avait passé son bras ensanglanté autour du cou de son frère et qu’elle se tenait sur ses deux pieds, un grondement attira son attention. Le bretteur lui indiqua de ne prononcer aucun mot et tous deux sortirent dans la salle antérieure. Il reposa délicatement la blessée par terre et l’entoura d’un halo bienfaiteur pour ne pas qu'elle soit agressée par d'éventuels rats.
Il monta l’escalier aussi vite qu’il l’eut pu et huma l’air à la sortie.
Il redescendit, manquant de tomber, tua tous les rongeurs par son aura et resta auprès de sa sœur.
« Nous allons camper un petit moment ici, grande sœur. Je vais te soigner autant que possible, mais la sortie est bloquée. Des hordes de démons sont en marche dans l’Otram et certains groupes se dirigent vers Krackor… »
-
L’ange se mit à la fenêtre de son bureau et observa les paisibles plaines de l’Otram. Plus loin derrière cette ville se trouvaient les montagnes, et notamment le 'passage sans retour'. Là où il était dit que les esprits rôdaient après leur mort, c’était en ce lieu. C’était aussi là que se trouvait la 'source de l’ossement'. Lorsqu’un individu possédant de mauvaises intentions se rend à cet endroit et prononce une certaine formule magique enseignée par le tout-Puissant Myggdrar, des os apparaissent comme par enchantement.
Pourtant, les deux Dieux, la créature de feu protégeant les anges noirs et le sanctificateur soutenant le reste du monde, n’avaient jamais engendré un tel espace prévue pour cette monstruosité. Ils se renseignèrent l’un et l’autre mais ils ne trouvèrent aucune réponse. Pire encore, ils n'avaient pas les capacités requises pour supprimer ce lac appelé 'source de l’ossement'.
Se pourrait-il qu'un démon encore plus fort que la divinité de la mort existe en ce monde ?
« Cette terre, aussi paisible et calme qu’elle a pu être, va désormais donner naissance au chaos. »
Wildfar quitta son bureau et se rendit dans le laboratoire de préparation, là où son armée se préparait à fouler du pied ce monde.
Après avoir invoqué à la source une quantité impressionnante d’ossements, les anges noirs étaient parti ramasser les squelettes pour les emmener au laboratoire de préparation. Grâce aux magies anciennes et à l’aide de son dieu, le roi des séraphins maléfiques avait donné une seconde vie à une armée de démons. De chaque os naissait un diable à la queue fourchue et noire comme le reste du corps. De la taille d’un Otramien, ils avaient de petits yeux triangulaires rouges et deux cornes saillaient de leur front. Les bras recouverts de pics, ils semblaient surpasser la défense et la force de n’importe quel adversaire.
Sur la passerelle en hauteur se trouvait Wildfar, dans toute sa splendeur. Les quatre Dunguer restant contrôlaient l’armée pour ne pas qu’il y ait de débordement. Sur ordre de son maître, Pirãomäl ouvrit les deux magnifiques portes. Les troupes rugirent quand la liberté leur tendit les bras. Pour la première fois, ils virent en face d’eux des plaines, des arbres. Ils croyaient tous sans exception que les gigantesques portes les appelaient pour sortir.
« Si je vous ai ressuscités, c’est pour que vous fassiez subir aux habitants de cette terre ce que vous aviez vous même enduré avant de mourir ! Tonna le monarque. Tuez tout ce que vous trouverez sur votre passage !! Ne laissez personne s’échapper ! PERSONNE !!!! »
Sur ce, les hordes de démons partirent en courant en n’ayant qu’un seul mot à la bouche : détruire.
Derrière eux, d’un rideau de magie noire, s’échappèrent des centaines de milliers d’orcs qui emboîtèrent le pas à leurs prédécesseurs. Leurs petites taille d’environs un mètre trente était compensée non pas par leur force personnelle, mais par leurs techniques de groupe. Ils savaient se montrer très efficaces à plusieurs par la coordination de leur frappe, de leur lancer et de leur magie, noire ou blanche. La peau verte, le nez crochu et de longues dents jaunes, des anneaux d’argent partout sur le corps, armés d’une multitude de petites massues à lancer, équipés d’épées ou de bâtons pour les magiciens, vêtus d’un simple drap pour recouvrir leur taille, voilà ce qu’ils étaient réellement.
Une fois qu’ils furent tous sorti –environ quarante minutes de défilé- , Namqueck s’approcha de son chef.
« Combien sont-ils ?
-Un peu plus de deux millions. Lui répondit-il sérieusement. Le monde sera à nos pieds dans peu de temps.
-Mais pourquoi vivre sur une terre où il n’y a plus personne ? On aurait pu traiter en esclaves le monde entier !
-C’est ce qui est prévu, ne t’inquiètes pas. Mais c’est plus compliqué que ce que tu viens d’énoncer. En rendant visite à Myggdrar, je lui ai demandé de créer un second monde, vide, sans rien à l’intérieur. Chaque opposant tué se retrouvera dans cet univers dépourvu de quoi que ce soit. Ils seront nourris par notre Dieu pour qu’ils puissent subsister un long moment. Puis, lorsque le monde sera sous notre contrôle, tous ces habitants reviendront sur cette terre, tous sans exception, mais tous dépourvu de leur énergie. Et là, ils ne pourront plus rien faire ! Mais en contrepartie, lorsque l’Otram sera à nous, je devrais donner à notre Seigneur un certains nombre d’esclaves.
-Et comment comptes-tu accéder à ce 'second monde' pour les libérer ?
-En prononçant une formule spéciale, tous les habitants de cette terre désolée atterriront juste devant notre cité, et ils n’auront que la force de se tenir sur leur jambes. Ensuite, par le biais de certaines tortures spirituelles, je ferai d’eux mes esclaves. Vois-tu cette carte ? C’est elle qui connecte leur monde au leur. Je peux n’importe quand dire la formule, et…hop ! Les voilà tous à mes pieds !!!
-Mais si jamais tu te fais voler cette disquette ? Et si la carte ainsi que la formule étaient proférées par quelqu’un autre que toi, que se passerait-il ?
-Cela dépendrait de ses intentions. Si elles sont mauvaises, le résultat serait le même. Si elles sont bonnes, ce serait l’effondrement de notre empire.
-Alors envoyons la Légion tuer Kuraï ! Plus personne ne pourrait s’opposer à toi !
-Deux failles dans ton texte, Namqueck. Tu es jeune et puissant mais tu ne réfléchis pas. Pas assez du moins. Une trop grande partie de la Horde serait décimée avant d’avoir raison de lui. Après, il faudrait recréer de nouveaux démons, ce que l’on fera. Mais pour leur redonner la vie, il faut des anges noirs puissants qui connaissent ces incantations. Or vous, les Dunguer, êtes les seuls à pouvoir réaliser cela. Mais pour ne pas que vous vous retrouviez tous épuisé –donc arrêt momentané de la production- , il faut éviter les dangers majeurs, donc éviter Kuraï. Seconde faille : tu oublies aussi les deux imbéciles Takajy et Jungix. A eux trois, ils pourraient diviser l’Armée par dix, voire même l’anéantir. Il faut rester vigilant. Cela dit, l’heure de gloire approche… »
-
Les deux millions de démons se répandaient avec joie sur la plaine. Déjà souillée par le sang de quelques pauvres guerriers isolés, elle faisait parvenir l’écho des pas de la Légion jusqu’à l’autre bout du monde. Quiconque y prêtait attention pouvait entendre l’environnement trembler. Mais personne ne pensait à une telle chose, sauf un individu.
Soudain, d’énormes barrières des ombres violettes encerclèrent les troupes. Huit soldats, quatre orcs et quatre diables, reçurent un fort message psychique de la part de leur créateur, leur indiquant ce qu’ils devaient faire. L’un des nominés prit la parole, et s’exclama avec une voix très violente pour que tout le monde puisse l’entendre.
« Le Seigneur Wildfar vient de me contacter mentalement. Tonna le diable. Cette armée doit se dissoudre en huit parties égales pour répandre le chaos plus vite et de façon plus efficace ! Sept serviteurs et moi-même seront les chefs de ces groupes, qui seront sous notre commandement et qui devront exécuter nos ordres. Dépêchez-vous, créez des groupes mixtes pour une victoire écrasante sur les vivants ! »
Dans un mouvement impensable, les troupes maléfiques obéirent et s’organisèrent. Il semblait que les démons savaient exactement ce qu’ils faisaient, puisque les groupes prochainement formés seront équitables, au niveau de la race et du nombre. Pendant ce temps, les Désignés se trouvèrent enveloppé d’un halo aux teintes pourpres tandis que leurs armures prenaient une couleur similaire à leur aura.
« La destruction n’est que le début de notre règne… » Grogna l’un des chefs. Et les troupes s’élancèrent à toute allure dans la plaine qui allait connaître un jour nouveau.
-
« Je dois l’avertir ! »
C’est ce que se dit Rigam mot pour mot. Le garde quitta sa position, c’est à dire sur la muraille encerclant la cité de Krackor, pour aller parler à son roi. Il déboula dans la rue principale si vite qu’il renversa plusieurs personnes sur son chemin. A une vitesse de pointe qu’il n’avait encore jamais égalée, il fila à travers l’avenue et ne s’arrêta qu’en bas des marches du grand édifice. Il s’adressa aux deux sentinelles devant la porte et apprit que Pracad se trouvait dans la salle de méditation.
Dans cette pièce qui ressemblait plus à une bibliothèque qu’à un endroit de réflexion, le monarque lisait une revue. Lorsqu’il entendit frapper à la porte, il ordonna l’entrée du nouveau venu. Dès que le garde apparut, la dizaine de personnes présentes vit leur roi sortir précipitamment.
« As-tu des précisions à m’apporter sur cette énergie négative ? Questionna-t-il.
-Maître ? Comment est ce qu… ?
-En tant que souverain, je perçois aisément les forces en présence sur la terre de ce monde. J’ai décelé l’endroit d’où cela venait, c’est pour cette raison que je me suis rendu dans ma bibliothèque.
-Une menace va s’abattre… pardon, s’est abattue il y a peu et ce danger parcours les plaines dans huit directions différentes. D’après mes sens aiguisés, une horde de diables et d’orcs représente ce périls. J’ai comme l’impression qu’ils veulent détruire toute vie sur l’Otram, mais je n’en suis pas sûr.
-Si ce que tu ressens est totalement vrai, il faut se préparer à résister. La troisième guerre mondiale n’était rien par rapport à ce qui nous attend. A présent, l’ennemi est chez nous. Je fais passer le message aux autres rois pour s’organiser.
-Dois-je demander à tous les guerriers de s’apprêter à une future attaque ?
-Oui, tous, même ceux qui ne sont pas aptes au combat. Tous doivent combattre pour notre survie.
-Mais…que peut-on faire sans Kuraï, et sans Yusha ? Vont-ils bien ? Pouvons-nous nous défendre sans leur aide ? Est ce seulement envisageable ?
-Si Maliarmus est vraiment une des personnes que nous soupçonnions, il se peut que, même si l’élémentaliste était avec nous, il ne puisse pas faire grand chose dans son état. Pour ce qui est du reste, nous n’avons plus une minute à perdre. Dispersion ! »
-
Les pas durs d’un guerrier imposant résonnait sur la grande place. Jamais la cité Diajohammer n’avait été si mouvementée. Les démons n’allaient plus tarder, les défenseurs étaient fébriles. Tous avides de combat mais tremblant de peur, ils allaient partir à la rencontre même de l’envahisseur, leur roi n’ayant pas souhaité se faire battre sur son propre terrain.
« Si nous vainquons l’ennemi, alors le monde entier reconnaîtra la valeur de cette cité. » Dit celui-ci dans sa salle de réunion.
Une longue table rectangulaire en bois entourée d’une douzaine de chaises se trouvaient au milieu de cette pièce. Des tableaux de combattants célèbres ornaient les murs, parmi lesquels Kuraï était représenté, sabre à la main. Des meubles par-ci par-là décoraient le lieu, un grand tapis rouge, sous la table, protégeait le sol de toute saleté extérieure, mais aucun rideau n’était accroché aux deux fenêtres.
Seulement, sur les douze sièges, un demeurait vide. Le lustre pendant au-dessus de la table vacilla.
« Que fait-il bon sang ! Nous avons besoin de lui ! S’excita le roi, perdu dans ses dizaines de papiers, représentant tous diverses stratégies à adopter.
-Sans lui nous sommes perdu, n’est ce pas ? Questionna l’un des conseillers.
-Quoi qu’il arrive, nous sommes perdus. Rétorqua un homme, qui devait visiblement être l’un des archers les plus forts de la ville.
-A quoi bon résister s’il n’y a aucune échappatoire ? Reprit le premier conseiller. Nous souffrirons moins lors de notre mort. Je suggère de nous rendre et de reformer un groupe avec tous les guerriers de l’Otram les cinq jours après notre mort.
-Mais si l’on meurt, reviendrons-nous jamais ici ?
-Je crains que Wildfar ait un plan derrière la tête. Il serait capable de tous nous faire souffrir éternellement. Battons-nous jusqu’à la défaite, jusqu’à la mort ! »
Les portes s’ouvrirent brusquement. Un guerrier très musclé entra, sa double lame attachée dans son dos par une sangle.
« Cela aidera les futures victimes de cette Légion. Finit-il. Plus on en massacrera, mieux ça vaudra pour la prochaine ville sur la liste, et ainsi de suite.
-Par Deossa tu es enfin arrivé Jungix ! S’exclama le roi. Prends place, vite !
-C’est inutile, Terofinol. Les démons sont désormais visibles dans la plaine, au loin. Dois-je sonner l’assaut ?
-Je pense que le moment est venu, bien que plus vite que prévu. Conseillers, nous irons sur les murailles pour repousser l’assaillant par nos forces magiques. Une fois à nos portes, nous combattrons la Mort au corps à corps. Que la force soit avec vous ! »
Jungix tourna les talons et sortit son arme.
« Akou, viens avec moi, montrons à ces choses qu’il existe des hommes aussi forts que les Dunguer. »
L’archer se leva d’un bond et lui emboîta le pas. Il tenait fermement son arc, sans qui il n’était plus grand chose. Sa magie qui lui permettait de créer des flèches à l’infini lui serait d’une grande utilité. Dans la rue, le Destructeur restait songeur. « J’ai un très mauvais pressentiment, mais s’il arrive le moindre problème à l’Otram, retournez sur Terre par n’importe quel moyen. » Avait dit Kuraï la dernière fois qu’il l’avait vu. Comment pouvait-il être au courant ?
Prenant la tête de l’armée, placé devant les portes, il regarda vers l’est. Il ne se faisait que très peu de soucis pour l’élémentaliste. Il ne pouvait pas mourir, et si son état était critique, il trouverait le moyen de fuir. Mais qu’en était-il de Takajy ?
-
Le corps inerte d’un diable tranché en deux s’étalait par terre. Immédiatement, celui qui avait causé cet acte sauta en l’air et traversa la marée noire en s’élançant sur les têtes démoniaques. Alors qu’il voyait enfin le bout de ce fleuve mortel, il fut violemment percuté par un boomerang. Ce héros se rattrapa sur ses mains et tomba. Toujours aussi maladroit, il se releva et vit qu’il avait glissé sur les marches de son palais.
« C’est impossible que l’on soit déjà ici !! »
Puis il cria haut et fort :
« Vivants de Haromeld, tous sur les côtés, vite ! »
Juste avant de bondir en l’air, le roi de cet homme sortit de son palais et adressa un signe au samouraï.
« Je suis prêt Takajy, attaque coordonnée quand tu le souhaites. »
Le Saboteur bondit dans les airs et retomba en accompagnant du bras une traînée d’épines de glace. Aussi magistrales les unes que les autres, elles s’élevaient très haut dans le ciel – dépassant de justesse la taille des habitations- et filaient comme l’éclair. Les démons, empalés en brochettes de centaines d'individus, ne savaient que faire devant cette magnificence et se replièrent hors de la cité. Ceux qui prirent la fuite temporairement le payèrent de leur vie.
Le roi, qui était resté dans son château pour préparer longuement un arcane surpuissant, déchaîna sa fureur et nettoya la rue principale. Au moment où les épines explosaient, projetant dans toutes les directions les pointes de glace plus acérées que jamais, un dos d’âne énorme fila sous terre et balaya les démons sur son passage. Lancées dans les airs par ce phénomène, les créatures lucifériennes n’eurent pas le temps de retomber car un terrible orage suivi d’un torrent aérien de flammes les fit disparaître, ne laissant que de la poussière.
Le sol, encore quelque peu glacé connu une déferlante de flammes et d’électricité. Lorsque ce moment fut venu, Takajy fit quelques signes des mains et les mit par terre.
« INVOCATION !!! »
Les trois éléments combinés, trois créatures titanesques prirent forme, chacune imprégnée des ressources des trois magies. La tête pyramidale, les yeux ovales, leurs corps teintés de jaune, de rouge et de cyan, elles martelèrent le sol de leurs massues avant de se lancer dans la mêlée.
Parvenues au dehors, elles causèrent un véritable carnage. La dextérité avec laquelle elles maniaient la masse était impressionnante, tout comme leurs capacités magiques. Rien que par leur aura, elles pouvaient déclencher une tempête de l’un des trois éléments. Les diables furent les plus touchés, les orcs, englobés par une sphère magique, avaient moins de difficultés à contrer les assauts adverses. L’augmentation de leurs caractéristiques leur admettait la possibilité de rivaliser au corps à corps, bien qu’ils soient vite vaincus. Les lances atteignaient les invocations. Sans broncher, elles faisaient volte-face et semèrent la panique dans les rangs ennemis par leur volonté de vengeance.
Les yeux de l’une d’entre elles devinrent rouges, d’abord foncé, puis de plus en plus lumineux. Lorsque la couleur prit une teinte très clair, la créature poussa un cri si aigu que les monstres à proximité d’elle s’écroulèrent, morts sous le choc. Elle explosa quelques secondes après, provoquant un déluge de flammes, une nappe glacière et une avalanche d’éclairs.
« Espérons que l’on tienne bon. » Se dit le samouraï, alors qu’il rejoignait les autres habitants de la cité dans le carnage.
-
La situation ne cessait d’empirer. Les tremblements terrestres se faisaient de plus en plus fort, ce qui signifiait que la Horde présente à la surface arrivait encore et toujours. Kuraï ne pouvait plus attendre. Il lui fallait sortir pour massacrer tout ces démons. Mais il savait bien qu’il n’aurait aucune chance, et encore moins dans son état actuel.
Comment pouvait-il sortir d’ici ? Comment pouvait-il renvoyer sa sœur, à moitié morte, à Krackor ? Il devait appeler à l’aide, mais qui pourrait répondre à son appel ?
Soudain, il écarquilla les yeux. Les cinq Mystik ! Avec les évènements, ils devaient être en route, et même malgré la longue distance séparant le héros de son groupe, celui-ci ne tarderait sûrement pas. L’Invocateur décida de contacter mentalement l’un d’entre eux.
« Fred ? Fred, c’est Kuraï, est-ce que tu me reçois ?
-Oui…bzzzzzzzz…raï je te re…bzzz
-Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais je te capte très mal. Je ne sais pas où vous êtes, ni comment vous vous déplacez, mais je suis avec Yusha, et nous sommes tous deux très mal en point. Nous sommes dans la forêt de Firamir, en plein centre je présume. Nous sommes abrités dans un petit temple, mais nous avons besoin de renfort, et vite !
-Nous……bzzzzzzzzbzzbbzzzzz….nade….bbbzgggzggzzz……arrivo…bbzzzggghhhzzz… »
Le signal n’était vraiment pas bon, et l’élémentaliste ne pouvait qu’attendre. Il se rassit et patienta le temps qu’il faudra. Tout à coup, un grognement attira son attention. Il lança immédiatement un simple éclair à son maximum de puissance, désintégrant l'orc dissimulé...
« Alors là, c’est la mouise. » Marmonna le bretteur.
Il se remit debout d’un bond et avança prudemment vers la seule échappatoire. Deux autres créatures similaires déboulèrent dans les escaliers. Malheureusement pour eux, ils le regrettèrent.
La surface n’était plus du tout la même. Le bois était à moitié détruit, les arbres laissaient passer aisément la lumière du soleil entre leurs feuillages. Les orcs courraient dans la même direction, ne se préoccupant pas encore du nouvel arrivant. La majorité des diables leurs emboîtaient le pas, mais l’autre partie volait grâce à leur petite ailes, habituellement repliées sur leur dos. Seuls les plus intelligents avaient compris comment les déployer, les autres ne vivaient que pour le corps à corps.
« Combien sont-ils ? Pensait tout haut l’Invocateur. 10 000 ? 20 000 peut-être ? Non, sûrement bien plus en comptabilisant ceux qui sont à l’extérieur. »
Sortant de ses pensées, il éluda involontairement une boule de feu de justesse en avançant d’un pas. Immédiatement, une flèche vint se loger entre ses deux pieds. Plus par réflexe qu’autre chose, il sauta sur le côté juste avant qu’elle n’explose. Il eut à peine le temps de se remettre sur pied que trois autres tirs enflammés fonçaient sur lui. Il bondit dans les airs, évitant un emprisonnement terrestre –technique qui consiste à immobiliser les pieds de l’adversaire quelques secondes-.
« Ces monstres sont drôlement bien coordonnés ! »
Sous lui, il vit un guerrier le rejoindre. De même à l’est et à l’ouest, un lancier et un samouraï s’élançaient vers lui. Il comprit de suite qu’un quatrième se nichait derrière son dos. Le poignard du dernier atteint son omoplate, mais Kuraï fit comme si de rien n’était. En réprimant une grimace de douleur, il saisit le bras de la créature et la projeta violemment contre celle qui montait. Puis il étendit les bras et, de ses paumes apparurent deux sphères électriques. La lance et le sabre se heurtèrent à ces obstacles, les lames puis les orcs se désagrégèrent.
Quand il vit que son ascension avait atteint une certaine altitude et que sa vitesse regressait, le bretteur jeta un coup d’œil vif en direction du sol. Une trentaine de diables, démons dépourvus d’intelligence pour la plupart, attendaient sagement que leur proie redescende.
Le héros jeta un shuriken matérialisé qui se figea dans le crâne de l’un des ennemis. Celui-ci s’écroula net en arrière et disparut, rongé par des flammes vertes -signifiant son décès- . Les autres ne comprirent pas immédiatement ce qu’il s’était produit, et furent dévorés dans la seconde qui suivit par des dragons avides de massacre.
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L’immense onde de choc se répercuta de démon en démon sur la plaine anciennement verdoyante. Nombre d’ennemis périrent suite à cet assaut imprévu. Les griffes acérées, un antagoniste volant se dirigea sur le causeur de ce trouble, mais se vit réduit en cendre avant même d’arriver à proximité.
Jungix, plus déterminé que jamais, venait de détruire plus d’une demi-douzaine de milliers de démons. Pourtant, leur nombre ne semblait fléchir, contrairement aux défenseurs. Terofinol portait bien son titre de roi. Il balançait sort sur sort, tous plus puissants les uns que les autres. Il s’était mis en tête un objectif simple : la destruction d’un nombre inimaginable d’assaillants. Jungix, lui, était plus réservé. Il n’hésitait guère à faire des attaques de zone, comme l’exploit qu’il avait accompli précédemment, mais il préférait veiller sur ses soldats, ce qui restait et resterait à jamais le plus important à ses yeux.
Un diable tenta de carboniser Akou. Celui-ci répliqua par ses flèches explosives, qui traversaient même le jet de flammes pour atteindre sa cible. L’archer, à la vue d’une marée d’ennemis aérien, changea de technique. Ses tirs n’étaient plus enflammés. Il utilisait ce que l’on appelait des flèches de lumière. Lorsqu’elles font mouche, l’ennemi disparaît instantanément, projetant autour de lui des étincelles lumineuses qui handicapent ses alliés proches de lui. Cela consomme beaucoup de mana, mais il n’avait pas le choix.
Alors qu’il se concentrait pour abattre une vingtaine de volatiles d’un trait, il ne vit pas la déferlante de flammes lui arriver par derrière.
Composant rapidement quelques signes, le Destructeur plaqua ses mains au sol et une colonne de terre bloqua l’arcane.
Lorsque Akou laissa échapper sa flèche au point stratégique qu’il désirait, Jungix s’agrippa au monticule de terre –après avoir pris soin de lacérer l’orc magicien- et s’élança à la hauteur des attaquants aériens dans une série de cabrioles. Il lâcha la même attaque de zone qui fonctionna tout aussi bien, et retomba en même temps que les cadavres. Il leva la tête vers l’archer et leva son pouce en guise de remerciement. Alors qu’Akou lui rendait la pareille, il remarqua l’expression grave du guerrier. Il se retourna et aperçut des magiciens volants accompagnés de chutes de pierres. Ces rochers prirent forme une fois au sol pour devenir des créatures de pierres mesurant trois fois la taille d’un Otramien. Des flammèches verte sur le corps, ils faisaient trembler la terre lorsqu’ils étaient au trot. Les mages, morts-vivants à casque pointu recouvrant l’essentiel de leur tête et vêtus de vêtement amples, bien qu’ils soient encore loins, armaient déjà des sortilèges.
« Les renforts arrivent. Marmonna Jungix, l’air déconcerté. Les races ennemies se multiplient à présent. Voici le siège des magiciens Eredars et des Infernaux… »
Un grand Merci à Molock pour toutes ses corrections. Je l'ai énormément embêté avec ça, et s'il n'y a plus aucune faute depuis un moment, c'est grâce à lui. (je me devais de souligner ce point :D)