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FANS FICS (archive)

La légende de Forésia

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Posté par Molock le 03-05-2006 à 18:57
Avatar de MolockUn bon chapitre...

Un sacré progrès au niveau de l'orthographe ! Continue !

L'action flotte un peu ces temps ici mais il est normal qu'il y ait aussi des temps morts. Puisse la suite être aussi bien que maintenant !
Posté par brugaul le 04-05-2006 à 22:08
cassandra, tu me dis si j'ai faux mais je pense avoir compris pourquoi Duharan était surpris que Laya ait les pouvoirs de Firmament et pourquoi les suelettes ont appelé Alex et Hélia, Losperno et Kristona : ce serait pas des descendants des sages par hasard ! Dans ce cas Laya serait la descendante de la sage du feu Firmament et Alex et Hélia seraient les descendants des sages dont on ne connait pas encore les noms !
Alors j'ai juste ? Mais si tu veux tu ne réponds pas comme ça tu gardes ton suspense pour la suite de la fan fic (d'ailleurs ce serait mieux que tu ne répondes pas car le suspense c'est important ^^)
Posté par - cassandra - le 05-05-2006 à 19:13
Avatar de - cassandra -Je suis contente de voir que tu suis bien brugaul^^!

Effectivement ça aurait pu tourner comme ça mais s'aurait était un peu simple^^! Ce que je peux te dire c'est qu'il y a une petite partie de ta déduction bonne , une infime partie... Merci encore de me montrer que vous suivez bien le cours de l'histoire!
surtout toi^^ avec ton sens de déduction tu pourras des choses avant les autres^^!
Posté par - cassandra - le 02-09-2006 à 20:43
Avatar de - cassandra -Chapitre 14: Découvertes au château.

Une fois l’heure tant attendue venue, chacun était prêt à partir pour le château.

Chris et Hélia attendaient dans la chambre la descente du guerrier téméraire. Ce dernier partit 10 minutes plus tôt pour avoir le temps de traverser toute la ville.
Dès qu’il virent l’épéiste dehors, ils refermèrent la porte et dévalèrent les escaliers à toute vitesse pour le suivre…

Chris entraîna la jeune fille par le poignet pour qu’elle suive son rythme vivace. Sa cadence la fatigua très vite et elle faillit tomber à plusieurs reprises. Le jeune voleur, pourtant, ne la lâchait pas.

Aujourd’hui était le jour du marché. Sur la place, de nombreuses personnes stationnaient le chemin pierreux et les marchands ne manquaient pas.
Des marchands de fourrures, de viandes, d’armes etc.…
Ils proposaient divers articles parfois banals ou parfois très rares. Ils arpentaient le chemin de ronde, enfoncé dans les murs épais. La ville était en fête.

Les portes étroites des maisons donnaient accès aux bâtiments et les toits couverts d’ardoises étaient plats mais bordés d’une manière de balustrade. Les gens admiraient la foule du haut de leurs sinistres fenêtres.

Dans tout le marché le plus impressionnant restait les conteurs d’histoires et les vendeurs de pierres précieuses.

Il était rare de croiser ces personnes, toujours dans les montagnes du Nord à traquer les pierres ou autre métal de grande valeur. Pour ce qui était des conteurs, il s‘aventuraient souvent dans les endroits maléfiques si bien que les plus superstitieux n‘osaient les approcher de peur qu‘ils soient maudits.

D’un côté, pour les jeunes gens, ils fut facile de se dissimuler dans cette foule de monde où on pouvait les confondre en tant qu’acheteurs mais d’un autre côté, suivre l’épéiste dans cette affluence de brouhaha restait difficile.

La longue rue du nom de ‘ l’allée de gloire ’ sillonnant la plus grosse partie de la ville menant au château, séparé lui-même de la ville par un pont-levis en bois symbolique.

Le plus difficile fut au moment de passer le grand pont qui séparait la ville du château : toujours remonté, il était surveillé en permanence par des gardes.
Guettant le bon moment, Chris attendait que le pont soit accessible quand, saisissant soudain le bon moment, il se rua dessus avec la jeune fille, s’accrochant au bord pendant qu’il remontait avant de rester enfin suspendu avec Hélia, tenue par le bras gauche.

Personne ne les remarqua, les gens étant trop occupés à se jeter sur les articles les plus précieux des vendeurs.

Ils attendirent au moins 5 minutes pour pouvoir passer de l’autre côté, dès qu’Alex fut amicalement reçu par les surveillants de service.

- Personne devant le château -…


D’une force admirable, Chris passa de l’autre côté d’une technique digne d’un trapéziste. Il se lâcha en glissant sur l’autre pont relevé.

L’effort avait mit les deux adolescents à terre  mais Chris, bien que le plus fatigué, se releva et empoigna de nouveau Hélia avant de courir vers le château.

La grande forteresse de roc commençait à partir d’un arc de triomphe en pierre qui débouchait vers l’entrée du château. De couleur gris sombre, cette voûte était recouverte de lierre et devait être aussi vieux que l’imposant bâtiment lui-même…

Ils arrivèrent devant la courbe qui était le seul passage vers le château en dépit des colossales murs d‘enceintes qui l’entourait.
C’était une très belle citadelle : de taille imposante, ses tours de chaque côté des points cardinaux montaient très haut dans le ciel et les meurtrières parsemaient ces dernières comme s’il avait été construit en temps de guerre.

Les vigiles étaient en train de se relever en haut du chemin de ronde tandis qu’un donjon saillant se dressait au milieu du château entouré de pinacles. La roche était d’une couleur claire et propre: seuls les soldats auraient pu faire cela aussi bien.

Chris passa à gauche. Un superbe jardin se dessina devant eux. Il y avait des fleurs de toutes les couleurs: des rosiers qui grimpaient jusqu’aux fenêtres les plus basses, des géranium aux couleurs divers et des statues de monstres comme la terrible chimère ou celle du cerbère faisaient office un peu partout de décorations dans le jardin.

L’herbe était verte, coupée à ras, et la lumière passait largement à la lisière du jardin, l’enveloppant d’une chaleur étouffante.
Chris se dirigea vers le mur du palais, près d’un rosier aux épines tranchantes. Il tata le mur et, presque aussitôt, un sceau apparut. L’emblème du château plus précisément : un dragon ailé et gueule grande ouverte portant une couronne de 8 joyaux.

Ce sceau releva une porte coulissante qui ouvrait un passage secret.
Hélia était bouche bée. D’une voix calme elle lui demanda.
« Chris…  J’aimerai savoir comment tu as su que les gardes partiraient avec Alex et qu’il y avait un passage secret ici… 
- Ca c’est à force… d’espionner les nobles ! Les gardes se relèvent à des heures bien déterminées que je connais parfaitement! »
Il appuya à nouveau contre le mur pour refermer la porte derrière lui.

Une galerie de couloirs parsemait les sous-sols du château. Des passages secret qui étaient là depuis bien longtemps.
« Chris… Tu me surprends vraiment… tu sais… »
- Il y a beaucoup de chose que tu sais pas sur moi ! Mais je te dirais tout le moment venu ! » L’interrompit-il, faisant un clin d’œil discret tandis qu’il accélérait pour trouver la sortie des sous-sols.
Hélia remarqua plusieurs d’autres sorties à l’intérieur du tunnel qui arrivaient certainement dans les différentes salles du château mais le garçon continuait sans leur prêtait d’attention.

« A quoi peuvent bien servir tous ces tunnels qui serpentaient le château » ?

Telle était la question qu’elle se posait…


Il était évident qu’ils n’étaient pas les seuls à passer par ces souterrains, voilà pourquoi Chris était prudent et, à chaque croisement, vérifiait la sûreté du silence qui devait régner ici.

A chaque fois, il hésitait avant de désigner un chemin quelconque… Hélia se demandait s’il savait vraiment où il allait…
Sur le visage du voleur, la réflexion et la prudence rendait un visage sérieux aux yeux émeraude et phosphorescents toujours en éveil qui étaient dissimulés par les ténèbres du passage secret.

En y réfléchissant bien… Hélia avait remarqué que le truand semblait prendre un chemin déterminé mais qu’il essayait d’en dévier la trajectoire le plus possible, passant sur les chemins les plus sombres ou zigzaguant dans les croisements.


Avait-t-il entendu quelque chose?…


La jeune prêtresse était à bout de forces : la marche au pas de course dans les tunnels lui pesait sur l‘estomac. Elle manqua de trébucher lorsque le voleur s’arrêta brusquement devant une porte qui débouchait dans une pièce non-déterminée.

Il examina par les trous de la porte qui était dehors… mais personne n’était là… Il se décida alors à entrebâiller puis ouvrir prudemment la porte pour arriver dans la salle.

C’était un très grand séjour éclairé par des fenêtre immenses et des rideaux pourpres non-délimités qui traînaient par terre tellement leur longueurs était démesurés.
Le plancher était en marbre et aucun meuble n’était présent dans l’immensité de la pièce.

Au milieu, un tapis rouge qui allait de l’entrée jusqu’à un trône situé en hauteur tout au fond de la salle…
Il était en or massif, la couleur bouton d’or brillant intensément si bien qu’il était difficile de le regarder en face, les fenêtres transpercées par le soleil aveuglant les pupilles au point de verser des larmes.    

Au dos du siège… le symbole royal avec le dragon symbolisant un pouvoir sans faille.

Le plafond, quant à lui, était en voûte avec des fresques recouvrant toute la hauteur. D’une part, des scènes de batailles contre d’ignoble monstres et, d’autre parts, des créatures protectrices des hommes dans leur plus grande beauté.

A l’entrée, il y avait deux immenses portes en marbre entourées d’une « ceinture » verte tout autour.

Chris ne semblait nullement impressionné.
Il avait baissé son bandeau sur ses yeux afin d’éviter que la lumière ne le gêne davantage, jetant de faux regards de tous les côtés, la chose qu’il cherchait restait introuvable.

Les yeux d’Hélia étaient irrités et en larmes. Elle essayait de cacher ses yeux des agressions lumineuses du marbre et autres source de lumière mais le garçon lui tenant la main n’était pas prêt de la lâcher et ses mouvements rendaient l’action impossible.

« Arghh !!! C’est pas vrai !!! Bon tant pis, on ferra avec !! » Stressa le petit brigand en courant vers les rideaux au ton carmin. Il tira alors avec violence les rideaux et se recouvrit avec Hélia dans les immenses tissus qui les rendirent invisibles.

Presque aussitôt, trois personnes entrèrent, plongées en pleine discussion. - Chris était décidément bien dans le tempo - .

De ces trois personnes, on y distinguait Alex, un garde et le roi reconnaissable par sa couronne étincelante.

C’était un homme haut et fort. Bien que maintenant trop vieux pour affronter les dangers, son courage restait présent dans son regard topaze assez posé.

Une petite moustache aussi blonde que ses cheveux d‘une noblesse assaillante se trouvait sous son nez. Son manteau, quant à lui, était un océan interminable au bout terminé par une petite fourrure blanche magnifique, facilement distinguable du reste de la pièce.

Il portait des gants et des chaussures qui ne ressemblaient à rien de commun. Ces dernières, assez inhabituelles, devaient être plus près de la sandale que d’une botte ou d’une chaussure aux caractéristiques normale.
Dans sa couronne en or était incrustés 8 pierres précieuses que Chris reconnut bien :

Un rubis, une topaze, une émeraude, une améthyste, un saphir, un béryl, une perle et un diamant.

A peine entré dans la salle, le soldat salua les deux autre hommes et sortit en fermant délicatement les portes. Les deux hommes commencèrent alors un long dialogue face à face :

« Je suis content que vous soyez venu, Alex ! J’avais peur que vous n’oseriez pas revenir me voir à cause de votre dernière mission » Entama le roi comme s’il essayait de recoudre une amitié perdue.

Alex semblait passible et sans volonté…
« Je ne suis pas venu pour le plaisir, simplement par devoir… Il aurait été vexant que je refuse votre offre, non ? »
- Hum… C’est ce que vous pensez Alex ? Dit celui-ci en étouffant une petite colère intérieure.
- Bon… De quoi s’agit-il? Allons droit au but, qu’est-ce que vous voulez exactement ?
- Pas d’impertinence je te pris… »

- Je ne suis pas impertinent ! Aujourd’hui je suis pressé !!! S’emporta le garçon qui n’en pouvait plus de ce double jeu.
« Avez vous quelque chose à me dire ? Insista-t-il devant le monarque malgré sa position.

Derrière les rideaux les adolescents écoutaient la conversation avec attention.
« Eh… Vas-y mollo Alex… ». Se dit Chris intérieurement. Il regarda alors Hélia qui ne semblait pas très à l’aise par le tissu posé malencontreusement sous leur nez. Il lui fit signe de faire le moins de bruit possible.

Alex continua en disant :
« Peut-être… au sujet de tous ces monstres qui rôdent dans le royaume en ce moment ?
- Gardez-votre calme Alex. Nous ne sommes pas là pour parler politique en évoquant les problèmes de ces derniers temps. Nous avons un sujet plus pertinent… qui nous concerne tous les deux. Mais pas seulement… nous deux… Cette fois ça s’étend encore plus loin. Il y a plus de deux personnes impliquées. »

- Vraiment… et de quoi s’agit-il ?
- Vous ne devinez toujours pas ?! S’étonna le roi de son manque de réflexion. Je veux, bien sûr, parler du drame que vous avez commis en entrant dans le ' labyrinthe maudit ' !
-… Comment savez vous que… ?
- Ne me demande rien ! Mes espions sont partout… Dit-il en mettant sa main devant lui comme pour empêcher Alex de parler.
- Sale type ! Susurra Alex dans sa barbe. 
- Vous savez autant que moi ce qu’il s’est passé ! Ma fille est dans un coma depuis plusieurs jours ! Vous ne faites rien pour l’aider et vous voulez que je vous laisse faire ? Vous rêvez !

- Votre… fille… ? » Demanda Alex, les yeux ébahis.
- Ah ! Voilà qui est drôle ! Vous ne le saviez même pas ? Oh ! Mais que suis-je bête ! Vous ne pouviez pas être au courant… Mes deux filles se sont enfuies depuis 2 semaines et nous les recherchons avec les soldats !  Mes deux filles… » Répéta t-il.
« Il s’agit de Laya et d’Hélia mon cher ami ! » Enchaîna-t-il en prenant un ton oratoire. Et c’est à cause de vous… que ma fille est dans le coma depuis plusieurs jours ! » Acheva-t-il en s’exprimant d’une voix impulsif qui fut répétée par un écho invisible, voletant autour d‘eux. 

Alex ne sut que répondre à une révélation si soudaine… Il regardait toujours le roi, le dardant d’un regard colérique. Enfin, il se décida à ouvrir la bouche pour prononcer quelque chose d’une faible voix.
« Vous voulez dire… que Laya et Hélia sont des princesses ? C’est pas impossible » . Fit-il cette fois d’un ton presque inaudible.

Derrière leur cachette extensible le garçon fit signe à Hélia pour savoir l’approbation des paroles du roi. La jeune prêtresse lui répondit d’un signe très indifférent de la tête, comme si ce propos la gênait terriblement.
Elle hésita… puis abaissa un 'oui' de la tête, très timide mais déterminé à l’avouer.
Chris était lui aussi un peu perdu, débouté par cette histoire qu’il n’avait pas devinée avant d’entrer dans le château. Il ne voulait pas perdre une miette du récit alors il dégagea un bout de l’encombrant tissu qui les recouvraient pour tendre l’oreille. Hélia, elle, commençait sérieusement à perdre son sang froid, à la limite de perdre ses moyens.

Le roi continuait son récit de plus belle tandis qu’Alex ne sut quoi répondre à cette révélation blessante pour lui.
« Je pensais qu’en tant que bon chevalier que vous étiez Alex… vous m’auriez raconté votre histoire rapidement… » Poursuivit le souverain, voulant en fait qu’Alex lui raconte son récit gonflé d’ennuis et de troubles. Le sujet qu’il ne voulait pas aborder depuis son retour du labyrinthe…

L’épéiste baissa la tête et finit par déclarer d‘une voix frémissante, comme se contenant de colère :
« C’est… C’est pour ça… que vous m’avez fait venir ici ?! Pour raconter une histoire qui ne vous concerne pas et dont je ne connais pas les détails ! »

- COMMENT CA !!! CETTE HISTOIRE NE ME CONCERNE PAS??? S’exclama soudainement le seigneur d’un ton assourdissant empli de rage:
IL S’AGIT DE MA FILLE JE VOUS SIGNALE !!! VOUS CROYEZ QUE J’ALLAIS VOUS LAISSER TOUS PARTIR SANS ME RACONTER SI ELLE VIT TOUJOURS ? DE PLUS, ELLE EST L’HÉRITIÈRE DU TRONE, IGNORANT ! »

Ces paroles résonnèrent plusieurs fois dans la salle avant de finir par s’éteindre…

« Pourquoi s’est-elle enfuie alors ?  Elle aurait eu tout ce qu‘elle voulait… »

- Nous ne sommes pas là pour parler de ce genre de problème… je sais qu’il y avait une autre personne avec vous en plus de mes deux filles !
' Je vous déconseille de mêler Chris à cette histoire ridicule ! ' Pensa-t-il.
- Le garçon ? Hum, je dois réfléchir… Sa présence est toujours fantomatique et d’une vitesse affolante. »

- Son nom… Je veux son nom !
- Oh… Très bien… Il s’appelle Chris.

- Parles-moi un peu de lui… Qui est-il, que fait-il, ou vit-il ?

- Hum… Il ne s’agit que d’un petit chipeur, maraudeur pour survivre et où vit-il ?… Il ne me l’a pas dit… »
Parler ainsi gênait Alex pour l’amitié qui tenait envers Chris qui, toujours derrière son immense manteau, commençait aussi à prendre mal cette discussion sur sa personnalité.

« Je vois… Un vagabond… Laissez-tombez pour l’instant cette vermine et racontez-moi votre histoire. »

Si Chris, n’était pas en train de se cacher derrière son rideau barbelé de pourpre il se serait jeté sur le roi pour lui faire comprendre qui était la VRAIE vermine ici…
Cependant, Hélia réussit à le calmer avant qu’il ne déchiquette le tissu avec sa lame - retrouvée -  pour passer au travers.

Alex se dandinait, mal décidé à parler. Enfin, dans une crue de courage, il se mis au ' garde à vous ' comme il l’avait souvent fait avant de partir sous la contrainte d’un devoir.
Il commença alors son rapport comme le fier chevalier qu’il était…
«  Nous… Nous nous sommes introduits dans le labyrinthe il y a de cela quatre jours… Sans prendre gare, nous sommes partis en deux groupes dans le labyrinthe. 

- Séparés en deux groupes en plus… Franchement Alex, vous me décevez beaucoup ! Coupa le roi. »


Le jeune chevalier continuait à parler sans s’arrêter pour si peu : sautant sauté les scènes avec les fantômes et les morts en guise de sécurité, il enchaîna :
« Lorsque nous fûmes en bas, Laya était déjà sur un champ de bataille, alors nous… et… elle s’est évanouie sans que nous comprenions son malaise.

- C’est… tout ? S’ahurit le roi. Vous ne savez rien d’autre? 
- Non … J’étais avec, euh… la princesse Hélia pendant que Chris était avec l’autre princesse. » Évita-t-il de tutoyer les deux jeunes noblesses, sachant que le roi ne tolérait pas l’irrespect des gens de haute classe en prenant en même temps un petit plaisir à les vouvoyer.

« Je ne sais qu’une partie bien superficielle des évènements. Seul Chris pourrait vous donner tous les détails! »
- Hum… Je vois… Donc ce vaurien était avec Laya… 
Levant le bras, il cria à cet instant :
« Gardes! Allez me le chercher sur-le-champ ! 

Alex commençait sérieusement à mal prendre la tournure des choses et entonna aussitôt :
« Je doute fort que vous le trouviez ! C’est un renard futé qui connaît bien les soldats depuis longtemps. Vous ne l’aurez pas à mon avis … D’ailleurs, je ne sais même pas où il est depuis ce matin…»

- Je m’en moque !!! Il le retrouveront, j’en suis certain! Ce vaurien ne perd rien pour attendre ! »

Chris n’en pouvait plus de calmer sa rage en ravalant sa salive, commençant à avoir des crampes partout à se balancer. Évidemment, s’il restait là, les gardes avaient peu de chance de le trouver en ville.

Il rabattit un bout de rideau qui le gênait afin de voir comment s’en sortait Alex. Hélia n’en pouvait plus des tissus vermeils et elle était au bord de tout lâcher quand elle ne put bientôt plus résister.

Chris fut le premier à réagir. Prêt, il commençait à émerger hors du rideau mais Hélia, ne voulant pas qu’il se montre au roi, le rattrapa brusquement.

Chris sursauta à côté, perdant l’équilibre avant d’entraîner dans sa chute la lourde étoffe qu’il tenait fermement dans les mains, Hélia obligée de suivre Chris dans le mouvement tandis que le rideau avait lâché prise de tout ce poids qui le gênait…

Tous deux roulèrent sur le sol, à l’intérieur d’un manteau de tissu engendrant un violent reflet de lumière pâle d’après midi tacheté de jaune et de rose sur le carrelage du sol…

Alex et le roi ainsi présents avaient reculé immédiatement. Il aurait put s’agir d’ennemis des contrées du Nord ou encore même des démons venus les tuer.

Alex fit un signe au roi et, de sa rapière flamboyante mêlée de rayons argents et jaunâtres, déplaça la rideau d’une rapide pointe pour l’envoyer sur le côté.

Gisant à terre, les deux adolescents étaient l’un sur l’autre : Chris en bas et Hélia en haut. Ils mirent un moment avant de se rendre compte qu’on les avait découverts. Puis, Chris fit un petit sourire à Alex qui n’en revenait pas de la présence de ses deux amis au château.

Ils se regardèrent tous les quatre, se dévisageant mutuellement du regard avant que Chris ne commence le premier :

« Hum… Salut… Alex… » Avait-il pris un ton enjoué malgré une gêne conséquente.

- VOUS ?! QU’EST QUE VOUS FAITES ICI ??? » S’emporta Alex qui sentait que la situation, déjà tendue, aller encore se dégrader.

- Hum… Tiens donc ! Cet enfant à la natte ne serait pas…Chris ? Devina le roi avec perspicacité en voyant le regard désabusé d’Alex. Excellent… Alors ce serra plus court que prévu… »
Il se rapprocha sur ces paroles et dévisageait le jeune garçon du regard mais, Hélia s’étant gracieusement relevée, Chris en profita pour reculer en effectuant une roulade arrière suivie d’un rétablissement bien mené en piqué.
« Alors mon garçon, commença le roi qui avait reprit un semblant de gentillesse, tu as tout entendu je suppose ?… Tu pourrais donc me raconter ta version de l’histoire… ? 

- Cherchez pas à jouer le gentil avec moi…  Envoya-t-il de défiance. JE vais tout raconter, ça me démangeait depuis le début…
« Alors voilà, lorsque Laya commençait à être bizarre, elle avait les yeux violets - quelque chose de pas très commun on va dire -.

« Et puis, elle a perdu le contrôle de sa magie. Enfin, contre notre dernière ennemi, elle est tombé dans les pommes quand elle a libéré pour la dernière fois son énergie qui à engendré une tempête de neige… Est-ce que ça allait comme résumé ?

- Elle a… perdu le contrôle de ses pouvoirs ?! C’est impossible ! Contesta l’homme à la couronne. Pas maintenant… non…jamais ma fille n’a perdu le contrôle de ses sorts ! Si elle l’a perdu c’est parce que   quelque chose a interagi ou que quelque chose d’étrange a dû se passer. 

- Exact! Effectivement, ses arcanes avaient un drôle d’effet avant, comme amplifiés ou renforcés…

- C’était donc ça… Elle a certainement attrapé ce virus… que je pensai presque disparu de nos jours. » Parla à peine le monarque, plongé maintenant dans d’énigmatiques pensées.

-' Disparu ' ? Compléta Alex ? Comment peut-elle l’avoir attrapé alors ? 

- Hmmm… Il s’agit sûrement de cette maladie ancienne mais je ne pensais pas en revoir une un jour du même type… Il s’agit d’une ' confusion mentale ', une maladie que l’on pensait éradiquée depuis bien longtemps qui remonte à l’époque des Sages. Je ne sais pas comment vous avez fait chopé cette atrophie à ma fille mais, en tout cas, il va falloir réparer ça très vite. »

Chris demanda discrètement l’interprétation de cette maladie à l‘épéiste. Celui-ci lui expliqua simplement qu’il s’agissait d’une perte de connaissance suivie d’une perte de mémoire et de l’utilisation de sorts parfois dévastateurs si la personne en question était puissante.

« Je suppose que personne ne connaît quelle remède utiliser contre ce virus ? » Interrogea le souverain qui, de toute façon, ne s’attendait pas à une réponse favorable.
Tout le monde fit un ' non ' de la tête puis il reprit :

« Ca aurait été trop beau…

« Très bien » ! Soupira-t-il. Je trouverai moi-même la solution. 

- Comment ça? » Faillit s’étouffer Alex. C’est notre amie ! On va pas vous laisser la sauver seul ! Laissez-nous vous aider ! 

- Ce sera inutile… Gardes! Débarrassez-moi de tout ce monde ! »

Soudain un éclair de stupéfaction traversa l’esprit de chacun. Tous se raidirent, hébétés par les dernières paroles du seigneur de la place. Aussitôt, une dizaine de soldats arrivèrent dans la pièce.

« Emmenez-moi Chris et enfermez-le ! » Ordonna-t-il pendant qu’une bombe semblait exploser dans la tête d’Alex.

- Attendez! Vous ne pouvez pas l’emmener ! Il vient de tout vous raconter et il a sauvé Laya dans le labyrinthe ! Vous ne pouvez pas faire ça ! » S’opposa le jeune garçon Alex comme s’il allait perdre son meilleur ami.
- C’est un hors-la-loi ! Il erre dans les rues à la recherche de personnes à troubler ! Il n’a pas su sauver ma fille et il est entré par effraction dans la forteresse donc il doit être puni ! Enfermez-le dans le donjon ! » S’obstina-t-il.

Hélia, tremblante, ne savait que faire et elle était bouleversée quand elle finit par dire, désespérée de sa décision :
- Papa ! Ce serait contre tes principes de condamner les personnes qui viennent de t’aider ! Tu trahirais ton propre code !!!

- Ne t’occupe pas de ça !!! Ce ne sont pas tes affaires pour l’instant ! » La renvoya son père.
- Si justement !!! Tu n’es vraiment qu’un égoïste qui pense qu’à soi et ses affaires ! »
Tout en disant ça, sa robe recevait parallèlement de minuscules gouttelettes, s’auréolant par des larmes furtives tandis que la princesse juvénile était choquée par la cruauté de son père…

Le roi ne lui répondit pas et ne la regarda même pas…
Chris tenta de se débattre mais le nombre imposants de soldats surpassait  de loin sa férocité d’action. Malgré qu’il ait réussi à tenir en respect au moins des cinq chevaliers, le jeune voleur intrépide n’était pas de taille et deux autres hommes en cuirassent bloquaient au loin toute chance de fuite..

Alex et Hélia regardaient le spectacle avec des airs catastrophés quand, soudain, le souverain interrompit cet émouvant adieu en disant :
« Toi Alex ! Ne reste pas là les yeux rond comme des billes! Va me chercher Laya et ramène-la-moi sur-le-champ !

Presque aussitôt, l’interpellé maugréa :
- Oui, mon roi… » Serrait-il les poings tellement la rage était immense, sa fureur telle qu’il avait envie de brandir son épée et mettre à terre tous les soldats pour sauver son amis ! Malheureusement, les défenseurs de l’ordre de la chevalerie étaient trop nombreux et sa présence en prison n’aurait pas avancé l’affaire…

Une boule au fond de l’estomac, le bretteur dut donc se résoudre à suivre les gardes tandis qu’Hélia, à terre, avait les larmes aux yeux. Elle savait quelque chose de plus qu’Alex mais ses paroles, étouffées par ses pleurs, refusaient de sortir.

Alex fut ramené à l’entrée tandis qu’il voyait Chris se débattre de toutes ses forces, tentant de fuir l’emprise des soldats qui, même à sept, avaient du mal à conserver la fureur du truand courroucé : lâchant de toute part de violent coups de poings et de pieds qui s’amplifiaient à chaque coup, le petit rebelle se révoltait… mais Alex le regardait sans pouvoir agir. Une scène désastreuse…

Chris cessa bientôt ses attaques, désespéré, et regarda Alex qui lui aussi le fixait du regard comme une statue plantée là, sans vie, tétanisé. Le regard du prisonnier se détourna, essayant de lui dire quelque chose. Il était tourné vers le plafond orné de scènes dont principalement une très intéressante…  

Un oiseau invisible, caché dans les flammes rougeoyantes. On ne voyait de lui que son ombre et les extrémités de ses membres -l e bout de ses ailes, son bec et ses queues -  Son regard froid et cruel fixait le sol comme scrutant la scène avec ses perles écarlates flottantes qui semblaient illuminer la voûte.

Autour de lui, tout était comme mort… Son feu sacré brûlait de son châtiment les infidèles.
Alex continua le plus longtemps possible à regarda la scène tandis qu’il se rapprochait de la sortie du château.


Soudain un éclair déchira son cerveau, il venait de comprendre la signification de cette fresque !
Il s’agissait de l’oiseau Sacré du jugement ! Chris allait être sûrement jugé et exécuté par cet animal impitoyable…
Alex sentit ses jambes se dérober sous son corps tellement son effroi intérieur le rongeait. Chris lui fit signe qu’il comptait sur lui… Maintenant, il était l’espoir de tous.


Chapitre 15: Décision
Posté par brugaul le 05-05-2006 à 21:18
Merci pour ces compliments cassandra, ils me vont droit au coeur (^_^) ! Et je suis assez fier d'avoir tout de même une petite partie de mon hypothèse de juste (^^) ! Je vais continuer à réfléchir sur d'autres possibilités et je t'en ferai part ensuite, tu me diras comme ça si je me rapproche !
Sinon, bon courage et bonne chance pour la suite de ta fan fic et vivement que tu nous mettes la suite car elle trop géniale cette aventure ! (^_^)

je viens de lire ce cap et il est trop géniale ! Quel coup de théâtre ! Je mettais même pas douté qu'Hélia et Laya était soeurs et encore moins qu'elles étaient des princesses ! Par contre cet oiseau sacré du jugement, ce serait pas l'incarnation d'un des sages par hasard ? et aussi, elle est où la Reine, dans l'histoire ? J'espères qu'elle est pas morte ce serait trop triste pour Laya et Hélia d'avoir perdu leur mère !
En tout cas félicitations pour ce chapitre et vivement le prochain !
Posté par - cassandra - le 06-05-2006 à 21:05
Avatar de - cassandra -Bonsoir brugaul, ( bon... à l'heure où j'ai envoyé le message il faisait presque nuit mdr!!!)

Pour répondre à tes questions sans me trahir je vais devoir répondre à ' côté ' mais tu cherches c'est bien!^^

Pour l'oiseau du Jugement... à maintes reprises je l'ai déjà évoquer en une présence invisible donc pour ma part il n'est pas tout nouveau... mais il est singulièrement lié à nos héros par la suite...

BONNE question... où est la reine???? On se demande^^... vous le décourvrirez par la suite...
Posté par brugaul le 06-05-2006 à 21:30
Vu ta réponse j'ai l'impression que la Reine est vivante, on verra bien ! Peut-être que c'est une aventurière comme ses filles et qu'elle parcours le monde pour régler leurs compte aux monstres et aux Démons, ça expliquerait le fait qu'elle soit pas là et le goût de l'aventure de Laya et Hélia ! (^^)
Pour l'oiseau sacré du jugement ben on verra bien aussi ! Sinon, dernière question (puis après j'arrète jusqu'au prochain chapitre ^^) : où sont passés Féerie et Eliot ? J'espères qu'ils vont rejoindre le groupe dans leur quète ! (^^)
Posté par - cassandra - le 02-09-2006 à 20:44
Avatar de - cassandra -Chapitre 15: Décision



Alex fut ramené de force à l’entrée du château. Les gardes, eux-même surpris de la fureur de leur roi pourtant si calme et réfléchi dans de tels moments, ne comprirent pas son intention et s‘excusèrent auprès du garçon qui avait - si généreusement - sauvé leur peau.

Ils promirent d’essayer de raisonner leur souverin afin de libérer Chris de prison mais Alex ne les écoutait pas. Perdu dans ses pensées, il restait planté devant le château presque inanimé, les yeux vides.
Ses jambes et ses bras serrés contre son corps, comme martelés de coups de marteau sous tant de pression, tremblaient comme si le vent s‘était levé.

Il tomba à terre, posa ses mains sur ses genoux et son regard se brouilla. Ses yeux laissèrent échapper une preuve de sa douleur. Il n’y eut que quelques larmes pourtant cela suffisait à exposer sa souffrance intérieure.
Pourtant, il ne broncha pas longtemps : la voix du roi avait résonné dans sa tête, lui disant :

« Ne reste pas là les yeux ronds comme des billes ! Va me chercher Laya et ramène-la-moi sur-le-champ ! »

Il se releva donc, essuya ses yeux brillants et partit vers l’auberge tel un zombie, le regard inexpressif et la tête baissée pour exécuter ce qu’il avait à faire le plus vite s‘il ne voulait pas terminer en prison… lui aussi. Il était comme vidé de son énergie vitale mais il devait obéir…

Il ne passa pas inaperçu dans l’auberge : un grand héros tel que lui au bord des larmes, on ne pouvait se l’imaginer.
Certains voulurent savoir quel était son problème mais l’aubergiste -l’un des seuls qui connaissait la douleur d’Alex depuis tant d’événements- interdit quiconque de le déranger jusqu’à ce qu’il aille mieux. De son côté, Alex ne s’arrêta même pas, il était las et enrageait de lui-même : il n’aurait jamais dû aller au château…

Machinalement il entra dans sa chambre prit la clé de la pièce 12 puis ressorti. Il veilla à ce que personne ne tente de savoir ce qu’il faisait, l’expression de ses prunelles éphémères devenus méfiants et réagissant au moindre signe de présence humaine.
Aussitôt les bruits disparus, ses pupilles retombèrent dans l’oubli et il entra dans la chambre. Refermant la porte pour être tranquille, il marchait comme grièvement blessée, une blessure mortelle dans son cœur.

Il s’assit près du lit où dormait ' la belle '. Les mains croisés, les membres immobiles et le cœur qui ne battait plus, elle demeurait aussi froide que la glace et ne dégageait aucun signe de vie. Même son pouls, si faible qu’il soit, n’était pas perceptible.
Son visage était blanchâtre, ses lèvres bleutées et son sourire effacé, transmettant à Alex une sorte de douleur indescriptible qui rongeait celui-ci de l’intérieur.
Comment ne pas croire à sa mort avec tous ces éléments ?

Il commença un monologue - qui n’en était pas vraiment sous la présence ensommeillée de Laya -.

« Bon… je dois me dépêcher maintenant… Dois-je écouter les paroles du Roi… et lui remettre Laya ou me révolter contre sa volonté en finissant moi aussi en prison ? »

Il effleura le visage marmoréen de la jeune fille en passant doucement sa main dans ses cheveux lorsqu’il parut sursauter sous la froideur de son corps.

Il frissonna d’effroi : elle était froide, pourtant, cette sensation se changea en chaleur brûlante au contact de sa main. Sa paume, devenue soudainement rouge sous l‘augmentation du débit sanguin, semblait maintenant brûler à vif à l’inverse du ' gel temporaire ' ses membres quelques secondes plus tôt.
Sa voix était encore sous l’effet du froid qui remontait le long de son échine :

« Laya… Tu es devenue si froide… Mais qu’est-ce… qui t’es arrivée ?… C'est pas vrai… Que… Que dois-je faire ? Vas-tu… te réveiller comme nous l’avait… dit Hélia ?
On a tant de problèmes… depuis que tu es partie. Je t’en prie ! Il faut que tu te réveilles ! Il faut que tu m’aides à raisonner le roi ! »

Il serra ses mains et se mit à souffler à l’intérieur pour faire disparaître l’espèce de serpent de glace qui semblait tournoyer dans tout son corps, paralysant ses mains et ses jambes.
Il parvint à s’en défaire au bout de quelques minutes insoutenables. Il voulut se lever mais ses jambes se dérobèrent sous son corps. Il chancelait sous le poids de la tristesse et s’écroula ventre à terre sur le tapis bleu. Heureusement pour lui, même rouges et tremblantes, ses mains lui permirent de s’agenouiller au pied du lit.

« Faut absolument que tu te lèves… On a besoin de toi… Je ne pourrai pas réussir à sauver tout le monde seul… Je… ne supporterais pas de te voir ainsi encore des siècles !… »

Une larme roula sur sa joue.
« Tout est de ma faute… Si je vous avais tous empêché d’entrer dans le labyrinthe maudit, personne n’en serait là aujourd’hui. C’est entièrement ma faute… et comment vais-je réparer cette erreur ?… »
« J’en suis incapable ! »

Il tapa alors avec violence le lit d’un poing chargé de dégoût envers lui-même, déversant toutes les larmes de son corps dans une énorme crue d’eau salé qui disparut sur le lit.
Sa voix restait faible. Son chagrin lui pesait terriblement.

« J’ai été idiot… Pris dans un piège comme un nouveau-né ! Moi qui savait que ce Roi ne voulait pas me remercier, pourquoi suis-je allé là-bas ? »

Puis, soudainement, il repensa aux deux hommes qui seraient sous l’échec d’une mission si ridicule.

« Raaaarhhhh !!! J’aurais dû tous les laisser se débrouiller, un point c’est tout ! Maintenant c’est moi qui me retrouve dans une situation impossible ! »

Sa tristesse ravala sa colère très vite en repensant à Laya..
« C’est triste… Si tu pars maintenant, aurais-je le courage de m’en remettre un jour ? Je sais que re Roi n’aura pas la pitié d’épargner Chris… alors j’aurais fait une grosse erreur… mais si je refuse, ils viendront me chercher et me feront subir le même sort qu’à mon ami. Quel est le meilleur choix ? Quand je pense qu’il a osé me suivre et me raconter toute l’histoire… Quand je pense qu’il t’a sauvée… Laya… et le Roi l’a enfermé. Je… trouve cela injuste !
« Ta sœur aussi… risque gros… En ayant fuis toutes les deux pour une raison quelconque, la survivante risque aussi une terrible sanction. Mais pourquoi… ne m’a tu pas dit que tu était… une princesse ? Pourquoi ?… J’aurais pu… te sauver bien avant… je pense…  
A l’heure qu’il est, tu as engendré tellement de problèmes.. et comment… et comment Chris et Hélia ont-t-il  entrer dans le château? »

Soudain on frappa violemment à sa porte. Le battement était puissant et étrange sous l’effet d’un autre bruit sonore.
Il comprit vite qu’ils s’agissait des chevaliers venus le chercher, sûrement pour l’arrêter sous les ordres du Roi.
Pris d’affolement, il tenta de retenir sa respiration frémissante pour se cacher dans la salle. Encore vacillant, il se releva mais ses jambes, encore faibles, s’emmêlèrent et l’entraînèrent à terre sous son poids. Cette chute sur la parquet avait largement trahi sa présence.

« Alex? Êtes-vous là ? Tonna une puissante voix. J’ai quelque chose d’extrêmement important à vous dire ! Laissez-moi entrer ! Poursuivit-elle en murmurant cette fois.

- Vous pouvez me raconter de là où vous êtes ! Rétorqua Alex de mauvais poil, encore allongé sur le sol.
- Notre souverain est devenu complètement fou ! Il veut vous arrêter et vous enfermer avec votre ami ! J’avais pour mission de vous ramener à lui mais vous m’avez déjà sauvé et c’est à moi de vous rendre la pareille ! Vous devez vous enfuir avant que les autres chevalier n’arrivent ! »

Cette fausse révélation engendra une poussé de terreur dans le corps d’Alex. Il s’agenouilla et tenta au mieux de contrôler la peur dans sa voix.
« Merci à toi ! Les soldats sont loin ? »
- Ils arrivent ! Ils seront là dans moins d’un quart d’heure ! Vous devez partir maintenant, sinon, vous serez exécuté avec votre ami par l’oiseau sacré ! Dit-il aussi vite qu’il put.
- Je ne veux pas m’enfuir! Désapprouva Alex. Mes amis sont dans le château! Je ne puis les abandonner !

- Si vous êtes pris, vous ne pourrez plus vous enfuir ! Le roi a envoyé presque toute la garde de service pour vous chercher !
- M’enfuir ne serait que lâcheté ! Clama le héros juvénile avec colère.

- Alex !!! Vous devez partir au plus vite ! Quelque part où vous serez en sécurité ! Partez avant que le jugement n’ait lieu ! Après, vous aurez libre choix de votre destin. Je vais essayer de vous faire gagner du temps alors je compte sur vous pour avoir quitté les lieux à mon retour ! » Acheva t-il d’une tonalité presque héroïque chargée d’abnégation.

Alex put alors entendre le bruit de ses pas s’éloigner tandis qu’il se relevait…

Son esprit venait d’être vaincu par la demande du soldat. Les cernes étaient désormais présents sur son visage traversé de liserés humides. Perdant son sang-froid il glapit :
« Si j’avais été là…  RIEN ne se serait passer… Je dois agir… au plus vite ! J’en suis le seul encore capable ! Je dois m’enfuir… Trouver un moyen… de te réveiller…  Mais qui en connaîtrait assez sur cette maladie pour m’aider ?… Il me faudrait… des personnes qui datent du temps des Sages mais… personne ne peut vivre aussi longtemps. »

Soudain… ce fut le premier éclair qui survint dans sa tête. Un peuple aussi vieux capable de traverser les siècles avec une longévité incroyable… Seul une race le pouvait : les elfes !

Ils étaient les seuls à pouvoir vivre des centaines d’années d’affilé, peut-être même atteindre le millénaire, mais cela, Alex n’en était pas sûr. Il essuya ses larmes mêlées de joie et encore de chagrin. Il savait enfin à QUI s’adresser ! Maintenant, il devait espérer et tenter trouver ces elfes.

Pour cela il fallait tout d’abord retourner dans la forêt maudite : elle n’était qu’à quelques jours. Le reste de ses provisions suffirait mais il devait se dépêcher d’y aller sur l’heure : dès que les gardes s’apercevraient de sa fuite, le roi tenterait certainement par tous les moyens de le retrouver… Cependant, le monarque n’exécutait sûrement pas Chris ou sa fille Hélia car ils auraient leur utilité comme otages et l’oiseau Sacré, selon son rite, n’arriverait pas dans la contrée avant plusieurs semaines.
La chance pouvait enfin coincer la situation jusqu’à son retour et lui donner un peu de temps : c’était inespérée mais il avait enfin une chance de parvenir de trouver un remède à temps !

« Laya… je te jure qu’on ne les laissera pas tomber ! On reviendra les chercher ! Je te le promets… et tu seras avec moi… pour m’aider. Il ne s’agit que d’un repli stratégique. Tu verras, on va les sauver !

Il se calma et regarda par la fenêtre : le crépuscule étendait son empire jusqu’au château, criblant le ciel de milliers de taches roses et jaunes. Il devait fuir durant la nuit s’il voulait espérer passer inaperçu. Il empoigna Laya et la hissa sur son dos mais son corps en hypothermie le rappela à l’ordre.
Il devrait être rapide et discret pour atteindre le bois sans se faire voir. C’était possible mais, s’il se faisait prendre, c’était la mort assurée.
Afin de se protéger du gel de son corps et pour éviter qu’on ne reconnaisse la princesse, il saisit une cape et la recouvrit à la manière de celle portée par Chris lorsqu’il avait suivi Alex.

Il souleva alors la jeune fille - légère à son grand soulagement - et  l’installa sur son dos. Il prit ensuite sa grosse sacoche toujours avec lui avec le peu de provision qui lui restait.

Ayant décidé de ne pas repasser par la porte, sachant que les gardes pouvaient être juste derrière à l’attendre, il avisa la fenêtre assez proche du sol et observa les alentours : visiblement, aucune sentinelle n’était dans les environ et il sauta aussitôt dans la rue sans trop de dégâts. L’auberge étant située au Nord de la ville, celle la plus proche de la forêt et des monstres. Les gens n’avaient pas coutume de s’y aventurer à la tombée de la nuit et tout le monde étaient déjà dans à l’intérieur à discuter ou à flâner.

Foulant le long pont de pierre aux dalles sombres gardé par d’autres militaires détachés du régime royal, le jeune homme traversa lentement celui-ci et le franchit bientôt sans prêter attention aux regards interrogatifs des gardes : yeux ronds visible à travers leurs heaumes, ils se demandaient quelle pouvait être la raison d’un départ au crépuscule, moment où monstres et démons sortent de la cachettes pour déchirer de leurs griffes toute proie à leur portée.
Les hommes en cuirasse le regardèrent alors s’éloigner lentement, ne se doutant point que son fardeau n’était autre que la princesse en personne.
Alex était déterminé : il ne jeta même pas un dernier regard à la cité mais murmura, yeux vers l’avant et poing droit serré :

« Je reviendrai et vous sauverai ! J’en fais le serment ! » 




J'espère avoir répondu à la dernière question.


Chapitre 16: Rencontres.
Posté par brugaul le 14-05-2006 à 21:04
oui, merci cassandra ^^ ! Comme dab, vivement le prochain chapitre et encore bravo pour ta fic ^^ !
Posté par - cassandra - le 02-09-2006 à 20:46
Avatar de - cassandra -Chapitre 16: Rencontres.


Alex marchait seul sur la route qui menait à la forêt. Une plaine qui avait été autrefois verdoyante mais aujourd’hui ne l’était plus. L’herbe morte se ployait sans cesse sous la force du vent qui déchaînaient des vagues de rafales se dessinant sur l’entendue sauvage.

Les gens l’avaient nommée: ‘ La plaine dévastée’

Il était fatigué par le long voyage qu’il devait entreprendre pour atteindre la forêt. Il ne dormait presque pas car les orages et les éclairs pouvaient éclaircir le ciel à tout moment et s’abattre sur eux. L’impact des flèches lumineuses sur l’herbe provoquer souvent des incendies mortels. De plus divers monstres cachés dans l’ombre chercher à dévorer ‘ l’âme sans-vie. Ils étaient en nombre incalculable à suivre nuit et jour Alex pour attendre une quelconque erreur qui pourrait lui coûter la vie. Cherchant par tous les moyens de profiter du sommeil du chevalier pour tenter une approche et de calmer leur faim sur l’un des deux rares voyageurs qui passer leur chemin dans la plaine dévastée, heureusement, la présence d’Alex gardait les monstres à distance. Ils avaient eu une surprise la première fois lorsque qu’il s’était subitement relevé de son sommeil épée à la main en abattant deux énorme serpent qui les auraient gobés s’il ne s’était pas réveiller.

Les jours suivants ne furent pas plus gais. A l’approche de la forêt encastrée dans une vallée, il fallait descendre une falaise à-pic aux rochers glissants pouvant créer un déluge violent. Il descendait doucement en traversant les gravas menaçants suivis par les hordes de monstres - aériens, marins et terriens -  personne ne lâcher leurs proies. Bien décider à une chasse universelle, ils restaient sur ses trousses malgré la faim qui les tiraillaient, il devait attendre que la faiblesse et l’usure affaiblisse l’homme sans défense ensuite seulement ils pourraient le déchirer en lambeaux et l‘éparpillé dans la plaine. Alex était dans un état pitoyable, la descente tirait sur ses muscles inférieurs, à chaque fois qu’il faisait glisser une minuscule rocher sur la pente, un glissement de terrain lui faisait dévaler plusieurs mètres sur les fesses ou les genoux.
Cherchant à sauver ‘ le corps glacial ’ d’une chute fatale qu’il ne pourrait éviter, il déployait ses forces intérieures pour ralentir au maximum ses dégringolade répétitifs. Il fit nuit pleine lorsqu’il acheva la descente de la pente. Son état était déplorable: son visage était balafré de fâcheuses écorchures, les courbatures sur tout le long des bras à force de porter Laya faisait trembler son corps affaibli comme une feuille tandis que ses résistances pour lutter contre le sommeil perdaient leur efficacités. Ses efforts étaient tout de même récompensé par le fait que son fardeaux est survécu jusqu’ici.

Lorsqu’il arriva au petit matin dans les bois, les monstres ne tentèrent pas de le suivre: ils savaient quels dangers ils encouraient en y pénétrant. Il fut donc débarrasser de ses poursuivants mais la forêt n’était pas pour autant plus sûre. Cette dernière était pénétrait par une lumière éclatante contrairement à la sombre plaine morte et déserte. Plus il avançait, plus la végétation recouvrait le paysage. Au bord du chemin se dressaient de petites arbustes enchevêtrés et des ronciers aux aiguilles tranchantes, puis en continuant les fleurs sauvages aux divers couleurs apparurent dans un charme admirable, qui redonna du courage à Alex voyant que c’était bientôt la fin de son voyage.

Arrivé à la lisière du bois il fut ébahi par le changement de végétations et la diversité de la faune.
Il y avait d’immenses arbres collaient les uns aux autres, leur couleur était printanière et le soleil les franchissait agréablement en projetant les ombre plumetés des feuillages sur le sol.  
La verdure avait bien grandit depuis sa dernière excursion, elle atteignait presque les genoux du garçon qui tenter de surprendre des présence animales dans cet endroit verdoyant.
Une fois à l’intérieur, il put déjà entendre la mélodie des oiseaux qui l’accueillait chaleureusement et en s’enfonçant davantage il découvrit la ‘ nouvelle ’ forêt luxuriante.
De petits animaux peureux se cachaient dans les ramures des arbres observant avec un drôle d’œil l’étranger qui venez de franchir le seuil des arbres. Les insectes aussi, pullulaient dans les arbres et sur les fleurs les abeilles butinaient tranquillement et ainsi le criquet grésillait à travers les hautes herbes pour accompagner les oiseaux.

Il termina enfin par arriver devant le fameux hangar à bateau désormais abandonner par la disparition du bûcheron. Il s’arrêta un moment afin de reprendre des forces car la ‘ forêt ’ ne semblait pas montrer de signe de férocité.  

Il savait que le meilleur moyen d’aller au village des elfes était d’appeler l’aide de ses amis qui l’avaient auparavant aidé à combattre le Démon sylvestre. Il sortit donc - avec une certaine difficulté -, la jolie flûte traversière faite dans un métal simulacre du quartz rose et essaya de jouer même s’il n‘avait jamais était initier …

Laya le gênait terriblement mais il n’osait pas la lâcher un instant de peur qu’un monstre surgisse des bois pour la dévorer. Il commença par obstruer tout les trous puis souffla violemment dans celle-ci: il se fit entendre un son gras étouffant suivie d’une mélodie qui se jouer seule, Alex ne bougeait pas les doigts pourtant la flûte dégagea peu de temps après une petite mélodie aux instances aigus qui parcoura l’immense forêt enclavée. L’écho n’avait eu aucun mal à résonner dans toute la gorge; pourtant personne de répondit au son de son instrument. Il avait vite compris la signification de ce silence, il dut donc se résoudre à attendre patiemment qu’on vienne le retrouver près de la maisonnette. Il attendit 5 bonnes minutes mais personne n’était là.

Soudain… il perçut dans le ciel quelque chose qui s’agitait. A travers les cumulonimbus quelques chose se cacher invisible mais cette chose commençait à se dissiper à cause du vent provoqué par ses ailes qui dépassaient de la cime de nuages. Elle semblait stagner dans le ciel sans avancer… ou même bloquer dans les nuages, son immense ombre dévoila sa grande taille. Quand soudain, les ailes se déployèrent violemment mettant quelques secondes l’animal à découvert avant qu’il ne se laisse plonger en refermant ses ailes vers la forêt. Il tomba comme mort et heurta les sommets forestiers. On entendit des cris insupportables de douleurs mêlés aux craquement des branches qui suivaient sa chute, les arbres étant élevés et la bête s’effondrait de si haut  qu’elle explosa le labyrinthe de branches et percuta le sol à grande vitesse laissant entendre un hurlement crispant et l’effroyable sonorité de collision avec la terre. La fumée s’éleva à travers les sommets.
Alex était fort intrigué par ce qui se passer et tenta de se rapprocher de l’évènement.

Il ne savait pas quel genre de créature était si soudainement tomber du ciel et il restait prudent en dehors du sentier forestier. La forêt était une vraie broussaille: l’herbe avait tellement grimpé qu’Alex fut dans les hautes herbes en quelques minutes. Il regardait bien où il posait les pieds car il n’était pas rare de mourir piquer à la jambe par une bête quelconque. Il veilla notamment sur la princesse plus qu’autre chose. Il surprit d’ailleurs non loin de lui, une araignée grosse comme le poing cachée dans la végétation attendant un animal même dix fois plus gros que lui tomber dans son piège impitoyable. Il finit par retrouver un sentier au milieu de la fourré, encerclait par les arbres et les fleurs. Il était nettement délimité: aucune pousse ne recouvrer le chemin. Sur ce, il suivit la piste ombragée et arriva dans un bosquet dégageait de tous conifères. Tout en continuant, il sentit que le poids du corps lui faisait terriblement mal aux articulations et il dû s’arrêter quelques minutes pour reposer ses bras éreintés.

Étrangement l’herbe était courte et non loin on pouvait entendre le gargouillement d’un ruisseau coulant dans la vallée. Son regard se détourna rapidement du paysage pour remarquer la scène qui se dérouler sous ses yeux: l’animal tombé du ciel gisait au milieu du boqueteau assailli par un essaim de guêpes géantes. Il se cachait sous ses immenses ailes pourpres éprouvant des difficultés pour se sauver des insectes voraces, mécontents du désastre créer en détruisant leur nids dans les arbres.

Sans patienter plus longuement, il se jeta à la rencontre des insectes et transperça le mur qui entourait la victime en asséner son épée à la verticale. Les hyménoptères s’écartèrent bien avant la venue de l’épée. Il eut le temps de poser son fardeau à terre pour se battre avec maniabilité mais la douleur était si grande qu‘il failli faire tomber son épée sous sa masse. Il protégeait essentiellement les attaques dirigées contre lui et son amie avant de privilégier celle de l’animal blessé. Il déchaîna sa force furieuse dans chaque coup d’épée laissant à peine le temps aux guêpes de se dispersaient. Il trancha, abattit, faucha et  terrassa plusieurs abeilles en un même coups car il était en supériorité numérique impressionnante.

Au début se fut simple de trancher les volants en surnombre rageant de vouloir darder leurs ennemis mais dès qu’il n’émergea plus que cinq ou six agresseurs, se fut plus difficile car leur rapidité était supérieure à celle d’Alex. Son bouclier se leva alors pour le protéger des aiguillons empoisonnés qui claquaient et provoquaient un bruit distordu sur son sa protection. Deux insectes virent leur dard se brisaient sous la résistance du métal elfique. Quand ses ennemis surent qu’ils ne pourraient briser sa défense, ils se rabattirent sur la créature.

Certains retenaient l’épéiste tandis que d’autres se contenter de piquer l’oiseau blessé et immobilisé. Ses ailes déjà rougeâtres, laissés rouler les gouttelettes de sang qui perlaient en grand nombre sur le sol mêlé au poison jaunâtre des insectes ne cessant pas les attaques sur ses ailes. Alex ne permit pas longtemps cet affront et se jeta sur les hyménoptères qui dardaient sans relâche les ailes ployaient de l‘animal. Son arme fendit l’air avec une vitesse et une force remarquable qui hacha l’aile d’un insecte. Il affligea ensuite un puissant coup de bouclier à l’ennemi qui vint sur droite puis roula à terre pour fuir les éperons venus du ciel. Une fois relevé, il para un dard en l’éjecta de la force de son bouclier vers la lanceuse qui tomba raide morte. Une fois leur nombre devenu presque équitable à celui des victimes les guêpes se dispersèrent à travers les bois pour fuir la rage du seul attaquant qui les avait mises à mal.
Enfin débarrasser des bêtes infernales, il tomba à terre mort de fatigue et d’épuisement. Ses plaies craquelés faisaient couler le sang sur ses bras. Il sentait son cœur battre dans chacun de ses membres et la douleur ne cessait de le faire souffrir.

Oubliant son supplice, il vit à côté de lui, le bel animal déployait d’un coup sec, ses ailes ensanglantées faisant gicler le sang à profusion. Il apparut derrière le rideau rouge une divinité du ciel, ses ailes primaires étaient constellées de rouge, de bleu, de vert et de violet, ses ailes secondaires se partageaient le rouge et le jaune tandis que l’extrémité des plumes étaient rose. Son trio de queues étaient aussi longues que son corps imposant qui surpasser largement deux fois, la taille du héros, elles étaient cheminées de runes insolites sur toute la longueur et se terminaient à chaque fois par une lettre apparentait du ‘ O.

Encore agenouillé dans l’herbe, ses serres d’argents se dévoilaient d’une longueur singulière et ses pattes particulièrement hautes.
Sa tête était surmontée d’une couronne de plumes jaunes majestueuses lui rendant l’air d’un Roi et son bec luisant couleur pépite n’était quant à lui pas plus grand qu’une main.
Lorsqu’il croisa le regard d’Alex, celui-ci pleurait d’une douleur affligeante, ses yeux grenats roulaient la marque de souffrance endurés dans la bataille et les fleurs noires poussaient à ses pieds aussi vite que lorsque le soleil frappait la terre; ne cessant de pleurer, il fut rapidement encerclé d’un parterre de fleurs  nébuleuses.

L’épuisé voulut consoler l’animal qui l’avait attendri, il se releva malgré ses plaies et s’approcha du fabuleux animal, il tendit doucement sa main pour caresser son plumage de feu  mais dans une colère et une brutalité soudaine la créature le gifla d’un violent choc d‘aile, Alex et la jeune magicienne inanimée roulèrent plusieurs mètres plus loin. Ses blessures s’ouvrirent davantage lorsqu’il battit furieusement ses plumes pour risquer de l’envoler. Ses ailes répandirent ardemment dans l’herbe le sang et le poison mais malgré ses efforts il ne parvint à soulever son puissant corps du sol, à la place il créa des nuages de terres qui culbutèrent contre son sauveur le recouvrant d’une fine pellicule de poussière.
Voyant ses efforts inutiles il se dressa sur ses pattes et hurla un cri crissant qui fit réverbération plusieurs fois dans la gorge avant qu’il ne prenne peur de son propre écho et s’éclipsa à travers les buissons et les hautes herbes.    

Alex resta néanmoins sans voix de cet animal fabuleux qui traînait seul dans ses bois. Il n’avait jamais vu auparavant d’oiseau de cette taille aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il se releva avec peine de la claque qui avait marqué son visage et se mit a boité pour retourner auprès de l’inconsciente qui avait était projeter plusieurs mètres à côté de lui. Il observa avec attention le visage de la jeune fille dans son manteau noir et prit un temps pour se dépoussiérer lui et Laya. Il ne pouvait rester dans les sentiers encore longtemps sans le risque de voir les guêpes revenir en surnombre d’ici quelques minutes.
Il dut, malgré ses courbatures remontait Laya sur son dos pour retourner sans attendre vers le hangar: la forêt n’était jamais mère de sûreté. Une fois la maisonnette en vue une petite lumière venue du ciel vint à sa rencontre puis se dissipa aussitôt pour laisser place à une jeune fée aux allures royales.



- Alex! Enfin on se retrouve! Je t’ai cherché partout autour du hangar et j’ai bien cru que tu t’étais encore fait attaquer par des monstres!!  Rapporta la jeune fée qui l’avait sauvé auparavant.
« C’est bien gentil de ta part! Ria t’il. 
 Mais voit-tu je me prend rarement deux fois dans le même piège! »                                                 

- Tu es une vraie calamité quand il s’agit de rester en place! Tu t’étais aventuré hors du chemin principal et j’avais toutes les raisons de m’inquiéter et regarde moi toutes ses blessures!! Tu es passé par quel chemin pour en ressortir aussi amoché?
- Voyons j’ai étais prudent! Tu me connais maintenant! Simplement j’ai eu quelques soucis pour venir dans la forêt…
Ils se mirent à rire ensemble de leur propos de comportement aussi indiscipliné l’un que l’autre.          

- Je me doute… sinon que s’est-il passé depuis? Questionna la fée qui volait autour d‘Alex.
- Beaucoup de choses… je pourrais te raconter lorsque qu’on sera en lieu sûr! Je viens de me faire attaquer par des insectes volants.
- Elles n’ont pas encore toutes disparues mais elles ne viennent pas sur les route quand on les laissent tranquilles. Elles ont généralement gardé leur comportement pacifiste. Tu peux me relater ici!

- Très bien… répondit à regret Alex.
Mais je dois faire cour! Je préfère te le raconter au village sinon se serrait trop long et je suis au bord de la torpeur… Donc en fait, tu as pu constater que j’ai emmené une personne avec moi, car elle est tombée malade à la suite d’événements étranges que je n’arrive pas à élucider et mon amie est dans le coma depuis presque une semaine maintenant qui a coûté la prison a l’un de mes amis et l’autre est dans un sacré pétrin.

- Tu…as emmené une humaine? Alex a tu oubliais de qu’on t’avait demandé? Tant que les elfes et les hommes se tombent pas sur un sujet d’entente il ne sera pas question que d’autres personne que toi soit au courant de notre existence.
- Oui je sais! Mais si je ne le faisait pas, certains de mes amis pourrait en trouver la mort et les elfes sont les seules personnes qui peuvent percer à jour sa maladie appelée  ‘ confusion mentale ’ inconnue des livres humains! Vous ne risquez rien! Elle dort de toute façon!
- Hum… tu marques un point mais je doute que ces superstitieux d’elfes veuillent bien d’une humaine chez eux. Ils gardent jalousement leur secrets les plus anciens! Même pour les fées, ils s’avèrent difficile d’extirpé quoi que se soit d’intéressant de la bouche d’un elfe qu’on ne sait pas déjà!
- Tu m’as bien emmené une fois dans ton village quand j’ai été attaqué la première fois non? Vous n’aurez qu’à faire en sorte de nous sortir du village avant qu’elle se réveille! En plus… - je ne sais pas si c’est la même chose - mais… Laya est une magicienne! Expliqua avec beaucoup d’attention le garçon.

Féerie de mit à voler au-dessus du guerrier en réfléchissant à haute voix. Sa robe rose s’enroulait entour d’elle lorsqu’elle faisait des saltos ainsi que ses lanières de tissus qui se baladaient durant son vol.
- Hum… ta magicienne s’appelle Laya. Elle ferma les yeux et répéta ‘ une magicienne…’
Féerie changea brusquement et lui dit:
Bon, c’est d’accord!  J’espère que je ne fais pas une bêtise mais tes arguments me laisse sans voix et puis les elfes doivent bien ça à celui qui les a sauvés non? Indiqua la fée avec un clin d’ oeil.
Je vais me renseigner auprès des fées et appelait Eliot pour avoir son avis.
- Tu n’est pas obligé d’appeler cet elfe grincheux! Il va encore faire une crise en me voyant.
Je n’aurais pas la force de lui répondre, je suis à bout de toute façon…
- Es-tu venu seul jusqu’ici?? S’alarma la fée.          
- Bien sûr! Mes amis sont en prison! J’allais pas partir les chercher en premier… Maintenant je dois être rechercher par toute la garde royale…

- Tu as vraiment le don pour ce genre de situation intrépide! Tu n’as pas à t’en faire ici personne ne risque de te chercher!
- C’est aussi pour ça que je suis venu! Pourrions-nous partir vite? Mes forces commencent à m’abandonner! Dit-il en voyant les tremblements emplirent son corps.
- Alors allons-y! Enthousiasma la fée joyeuse.


Elle le saisi par le poignée et une lumière bleuâtre les entoura en quelques secondes. Une fois ébloui Alex ferma les yeux jusqu’à dissipation et ils se trouvaient dans une maison de marbre blanc au lit aussi blanc que la maison elle-même… ils avaient atterris en un instant chez Féerie qui lui conseilla de d’installer Laya sur le lit en patientant son retour. Elle sortit - toujours en volant - de sa propre maison. Sans attendre Alex ôta le manteau de Laya et la posa sur le lit. Son visage grave était toujours d’une pâleur mortelle mais ses membres furent un peu réchauffé par la chaleur du soleil et d’Alex qui ne l’avait pas lâché depuis son départ.

Alex, à l’inverse avait absorbé l’énergie glaciale de son corps d’autant qu’il mourait de froid dans la maison chauffait par les rayons du soleil.    
Il s’assit sur le lit, un peu déboussolait par l’arrivée surprenante dans le village. Il regarda par la fenêtre le village de marbre construit en plein cœur de la forêt. Toutes les maisons brillaient comme le cristal, de nombreuses luciole volaient dans le village se promenant de part et d’autre des maisons et des magasins aux enseignes elfiques.
Lorsque Féerie revint, elle avait les bras garnis de produits médicaux et de plantes bienfaisantes.
Elle tendit à Alex une tasse bleue contenant un liquide rouge à la senteur de fraise et cerise. Alex l’engloutit sans se poser de question….

Juste après, à chaque expiration, des petites paillettes rouges sortaient de sa bouche et ses narines pour s’envoler vers le plafond où elle disparurent à son contact.
Il sentit malgré le nuage d’élément lumineux une grande tranquillité et de bien être intérieur qui devait au bout de quelques jours faire disparaître ses blessures et sa fatigue musculaire.

Féerie posa-le tout sur la table près du lit et commença alors un mystérieux examen et plaça au-dessus de la mage une plante aux fleurs-cloches comme pour le muguet et l’agita doucement. Il sortit des cloches un son particulier qui se décomposa en une poudre blanche qui recouvra Laya.

Soudain la poudre cessa et la fleur se fana laissant apparaître les fleurs noires de la mort.
- Tiens… voilà qui est étrange. Ce n’est pas normal. Essayons… une potion Exorcik.
- Qu’est-ce que c’est? Encore une fleur? Interrogea Alex.
- C’est un remède à base des plantes d’un esprit de la forêt. Elle est conçue guérir les maladies mentales. Je vais essayer de lui en mettre un thermomètre dans la bouche.
Mot pour mot, elle prit le thermomètre et le rempli d’un liquide transparent  et le plaça délicatement sous la langue de la jeune fille. L’effet se fit ressentir très vite. En moins d’une minute le thermomètre se fissura et failli éclater, Féerie retira rapidement le tube avant qu‘il n‘explose. Le liquide avait viré au noir encre.
- Oui il y a bien quelque chose d’étrange la dedans…  Tu as bien dit qu’elle avait subit une ‘ confusion mentale ’ ?
- C’est ce qui se dit en tout cas…
- Cette maladie apparente beaucoup au rhume normal…  Pour les dragons, elle les fait éternuer en vomissant leurs flammes de tous les côtés. Leur souffle dévastateur détruit les montagne aussi bien que le volcan lui-même en éruption. C’est très gênant pour eux…
Alex se raidit en entendant parler de dragon car celui-ci devait s’avéraient le Démons le plus redoutable de l’empire.                                                            
- Ne te tourmente pas! Ton amie ne risque pas de cracher du feu par le nez et les oreilles… mais cette maladie est très difficile à transmettre à l’homme… Est-ce que tu t’es aventuré dans les montagnes du Nord auparavant?
- Non… je ne sais même pas où se trouve ces fameuses montagnes d’ailleurs… cependant je suis allé dans le cimetière maudit, il y a une semaine.
- Alex!!! Ton audace me surprend! Tu aurais pu te tuer!!! Tu me fait peur parfois…  baragouina t’elle.
Le garçon ne contesta pas cette réponse car il savait que Féerie avait raison: il avait été imprudent.
Tout à coup la porte de la maison claqua pour laisser entrer un elfe au beau tablier rose et au pantalon verdâtre. Sa chevelure blonde scintillait comme l’or au soleil, et ses yeux irradiaient un semblant d‘inquiétude.
« Féerie pourrait-tu m’expliquer ce qui se passe » ? Quémanda Eliot qui venait de franchir le seuil de la maison.
« ??? Alex! Que fais-tu ici au village des fées? Et qui est cette personne allongée sur le lit?
Aboya t-il en à peine eut t’il vu le jeune homme amoché.

- C’est une longue histoire… s’excusa t’il pour s’épargner le courage de raconter de qui c’était passé.
- Ca fait longtemps que tu es ici? Insista l’elfe.
- Je suis venu avec mon ami Laya, pour que tes semblables m’aident à la sauver! Elle est tombée malade et je ne pas comment la soigner!
- Tu as emmené une humaine dans le village!!? rugit Eliot qui ne supportait pas ce genre d’intolérance.
- C’est pas vrai…  faut t-il encore que j’explique tout ? Alors laisse moi parler rabat joie! Si je suis venu ici c’est qu’il y avait vraisemblablement un problème UN gros en ce qui me concerne! Laya est dans le coma depuis plusieurs jours et ne se réveille pas! Je voudrais que les elfes qui connaissent l’ancienne sagesse du monde m’aide à retrouver cette infection pour la guérir car apparemment les livres classiques ne connaissent pas ce traumatisme.

«  … je vois… mais ce que tu as fais été risqué! Les elfes ne peuvent pas supportés qu’on désobéissent au préceptes! Fais attention et préviens-moi la prochaine surtout pour ce qui concerne les elfes! Ta témérité est grande pour l’avoir emmené ici…  explique-moi tout d‘abord ce que tu es allé faire dans les montagnes du Nord! »
« C’est éventuellement ce que je lui est dit! Il prétend ne pas être aller Pics des Skulblakas pourtant je ne vois pas comment on peut pas respirer ce gaz ailleurs! » s’immisça la jeune fille pour éviter de passer hors de la conversation.
«  Hum… il serait préférable avant quoi que soit que tu nous raconte exactement ce qui s’est passé! » interloqua Eliot.
« Hum…mm  »  soupira le blessé qui était blasé par tout ça.
Bon d’accord… mais après je vous en pris passer le mot aux autres! Je n’ai pas envi de raconter cinq fois la même chose!

Il commença donc son récit pittoresque. Il racontait avec sang-froid chaque partie de l’histoire car chaque détails pouvait être un élément supplémentaire pour ses amis.
Son récit fut si long et si détaillé que la lueur orange du crépuscule naquit dans le ciel.

«  Voilà ce qui s’est passé…  » acheva t’il avec un ton mordant.
Tout restèrent en silence un moment et ce fut Féerie qui rompit le calme.

- C’est tout de même bien étrange… mais je pense que les elfes devraient savoir avec ce que tu nous as dit: la couleur améthyste des yeux, perte de contrôle magique en enfin le coma ça doit acclamer bien des choses. Expliqua la fée.

«  Oui je pense… mais en attendant est-ce prudent de le garder dans le village? Les fées ainsi que les elfes n’apprécieront peut-être pas! Il que je demande l’avis de Guismar  pour en être certains! En attendant, on va devoir te déposer hors de la commune. Nous prendrons soin de ton amie! » intervint le l’elfe soucieux.

Le guerrier poussa un gémissement effrayant, il était à bout de force et il fallait qu’on lui demande de passer encore une nuit dehors? Ce fut presque impossible dans son état actuel.

- Je dois sortir? Hum…  mais combien de temps ça te prendra Eliot? 
Il fit mûre réflexion avant de répondre:
- Pas moins de deux heures et pas plus de quatre je pense…
- Tu devras rester sur les sentiers! C’est plus sûr… et prend ça! Ça t’évitera de tomber de t’évanouir! Féerie lui confia alors une petite bouteille rouge avec la même liqueur que dans la tasse senteur de cerise! Elle n’était pas très grande mais bien remplie.

- Reste bien près du hangar! On te retrouvera rapidement comme ça! Recommanda dernièrement Eliot.
Puis par l’intermédiaire de la magie Féerique il fut ramenait au hangar aussi rapidement qu’il était venu.

Le garçon, même encore debout sentait ses jambes se dérobaient sous son poids. Le soleil couchant lui offrait la grâce de dormir sous son manteau malgré les abominations de la forêt. Il devait attendre plusieurs heures en regardant le soleil qui déclinant doucement…

Ne pouvant plus rien supporter d’autre que le sommeil il s’écroula contre le mur du hangar et commença à somnoler faiblement. Malgré sa fatigue avancée il se réveiller à chaque fois qu’un oiseau célébrait son cri ou qu’un buisson remuait, il était sur les nerfs depuis si longtemps qu’il n’arrivait plus à trouver le sommeil.

Ce fut le cri le plus puissant qui le réveilla. Un cri d’oiseau grisant retentit dans toute la vallée et suscita l’attention d’Alex. Le chevalier reconnut rapidement ce cri d’animal pitoyable qui attendrissait les mœurs. Ayant retrouvé un peu de forces, il se souleva donc et reparti vers le bosquet au milieu des bois. Il traversa les herbes robustes et une fois de plus l’oiseau scintillant était là. Il était presque mort et ses ailes ne se distinguer plus que par une voile de sang qui se soulevait à chaque battement. Déchu de ses sommet, il se laissait mourir au crépuscule qui continuait son chemin pour disparaître. Ses paupières avaient gonflé par ses pleurs et les fleurs autrefois verdoyantes à ses pieds étaient elles aussi pliées par la  mort qui les rattrapaient. Ses forces l’abandonnaient, il renonçait à la vie, certains de partir en mort douce mais lente. Pourtant le soleil desséchait son sang mais l’animal luttant contre la mort réouvrait ses plaies à chaque fois qu’il tentait de se relever. Proche de l’hémorragie celui-ci était condamné.

Alex fut de nouveau ému par cette bête qui allait mourir il se rapprocha de l’animal en espérant le sauver mais il était déjà trop tard. Il ne répondait même plus à ses caresses sur cou svelte et son bec entrouvert signifiait son trépas prochain. Sans se demander s’il allait mourir il pris sa gourde au liquide rougeoyant et versa tout le contenu dans le gosier de la bête mourante. Celle-ci se laissa faire sans susciter le moindre intérêt au garçon. La potion se vida rapidement si bien qu’elle fut sec en quelques secondes. La créature sur le point de mourir avala le contenu sans réaction.

Il ouvrit alors ses yeux paupières asséchés et regarda le jeune homme qui était au désespoir d’assister à sa perte. Il passa doucement sa main dans les plumes de son cou et tentant de l’aider de se relever mais rien n’y faisait.

A cet instant précis, l’oiseau se mit à cracher des jets de lumière rouge comme à l’instar d’Alex.
Ces petites particules se répandirent dans l’air en enveloppant l’animal.
Soudain, Alex sentit sous ses doigts des pulsations cardiaques très faibles mais qui reprenaient intensité très vite. Surprit il tenta de savoir s’il ne s’agissait pas de ses propres battements mais non. L’animal était bien en train de revenir de son début de deuil. Ses plumes commençaient à rougeoyées et ses plaies disparaîtrent. Se voyant retrouver ses forces il se réveilla et déployant violemment ses ailes mais cette fois ci en épargnant Alex qui tenta de se protéger sous la bourrasque de son vent.
Ses plumes brillaient rouge-feu sous la tombée de la nuit en milles paillettes d’or.

«  C’est… magnifique »  dit alors le garçon au bout de la stupéfaction.

«  Ourhmdnok » répondit une faible voix.
«  Qui est-là? » demanda le garçon sortit de son hébétude cherchant à percer une vie humaine dans la forêt.  
«  Ofôjik zwefokum é izelm bzoc iflîh. » continua la voix
«  Mais qui… » soudain il regarda l’oiseau qui le fixait du regard. 
C’est… toi? Interrogea t’il

«  Dacôro? » celui-ci semblait bien parler, son bec remuait comme une lèvre et  ses cordes vocales se contractaient sous ses paroles.

Alex n’en revenait pas. Jamais il n’avait entendu d’animaux parler en plus dans une autre langue incompréhensive.
« C’est… impossible » tonna t’il.
«  Tenor glankum »? Demanda l’animal avec sa petite voix affaiblie.
«  Je ne saisi pas un mot de ce que tu dis! » interloqua le garçon.
«  Gourou izvuhîm »!
«  C’est vraiment dommage… mais… je ne comprend rien! Tu veux me remerciais? Ou quelque chose d’autre? Est-ce que tu as un nom au moins?

L’oiseau le regarda puis baissa le regard pour dire:
« Eka Fethrblaka! Fethrblaka!!! » répéta t’il.
«  Fethr…blaka? Ah… mais c’est imprononçable comme nom! Arracha Alex exaspéré par tant d‘incompréhension de sa part.

L’oiseau se releva avec grâce et gonfla ses cordes vocales pour parler de sa plus belle voix.
« Yuzok cela êtha nous yuzokfo,
Ersumleh tôt dzun,
Mowmkok fok miro kessozun,
Gridiam fu remhum gfolirbri vômloy,
Kuiielz brisingr, adurna, vindr.
Tô fethrblaka kemuful eh wemoblgu,
Qumuh grmulzoh,
Gifôjlwefelyehm helgrindr,
Miro eh poenas,
Piriquios kifé,
Kazakh mulfok de loi brisingr, zel gath uun remisa du rak!
Jierda theira kalis!
Fatras gulai un ilian tauthr ono atra ono waise skolir rauthr! »

Alors sans même jeter un regard, à son sauveur il s’envola vers le ciel et disparut dans la nuit. Alex ne l’avait pas retenu mais l’idée d’un oiseau qui parler une langue étrangère le perturber. Qui pouvait connaître cette langue? Peut-être Hélia…

En attendant il retourna vers le hangar car la nuit était tombée. Sous un ciel rouge.



LEXIQUE:
Langue ancienne:

- Dacôro: Surprenant
- Ourhmdnok: Pas maintenant 
- Ofôjik zwefokum é izelm bzoc iflîh: Nous avons à faire dans la forêt
- brinsigr: feu
- Adurna: eau
- vindr : vent
- Jierda theira kalis: Que leurs jambes se brisent!
- Fatras gulai un ilian tauthr ono atra ono waise skolir rauthr!: Que la chance et la joie t’accompagne et te  protége de la mauvaise fortune.
- Gath uun remisa du rak: que les nuages s’assemblent et s’unissent.
- helgindr : mort



Chapitre 17: Le village des elfes.
Posté par - cassandra - le 22-06-2006 à 16:27
Avatar de - cassandra -Eliot Zetnar.

Description: Un guerrier elfique à l’âge inconnu… Dans son village, il est bien connu pour son caractère railleur et sa connaissance du monde qui s’étant sur tout le continent excepté les Pics Skulblakas et le continent de l’Aqua Concreta.

Il fait parti de la fière armée d’archers magiques qui a autrefois soutenu les Sages lors de la rebellions des Démons. Vêtu d’une belle tunique couleur du lilas et d’un tablier jade, il est aussi messager des elfes envers le peuple des fées situé à l’autre bout de la forêt et à donc, était initié à la magie des plantes et de la nature.
Malgré ses puissantes compétences au combat, il reste, à certain moment un ami exaspérant et désagréable.  

Capacités : Ses capacités dans le combat et le maniement des armes sont variées: arc, lance, bâton, épée, rapière… n’importe quels instruments peut s’avérait une arme entre ses mains mais la rapière et l‘arc reste ses armes les plus apprécier.

Il est aussi redoutable en matière de magie elfique bien que, moins puissante que celle des mages elle reste efficace et sauve souvent le groupe en difficulté.
Il peut transformer et modifier à volonté la formules des magies afin d’en donner un effet différent.


Élément d’attribut et protecteur : l'air.



Féerie Parertino.

Description: Jeune fée vivant dans la forêt, elle participe à la rencontre des envoyés entre fées et elfes et à l’infiltration lors des marquages des villes (expliquer au chapitre 17.
Elle est de nature plutôt enjouée et ne tolère guère l’égoïsme.
Elle n’a que 10 ans mais pourtant elle se saisit aussi intelligente que la majorité des humains. Son aptitude particulière reste de voler et de se transformer en boule lumineuse - pas plus grosse qu’une balle -  pour passer inaperçu.
Elle modère assez mal la magie féerique au combat qui ne peut intervenir que dans des cas particuliers de terrains et de changements climatiques.

Capacités: N’ayant pratiquement aucune force physique, seule sa magie - en grande partie - peut aider le groupe en cas d’attaque. Pourtant le reste de ses aptitudes reste secret.


Élément d’attribut et protecteur : maléfique.
Posté par - cassandra - le 02-09-2006 à 20:47
Avatar de - cassandra -Chapitre 17: Le village des elfes.


Une fois revenu près du sentier sûr, Alex dû encore attendre longtemps.
Il aurait bien voulu aller à la cabane du bûcheron au fond de la forêt mais le disque lunaire était déjà haut dans le ciel.
Ne pouvant retrouver le sommeil dans l’obscurité, il déambulait sur le sentier en se promenant farouchement. Ce fut la maison abandonnée qui avait saisi son curieux appétit.
Le hangar à bateaux était une petite maison au bord du lac, de façon symétrique et parallèle deux ponts de chaque côté du hangar menaient à une maison bâtie sur l’eau. Il passa sur le pont de droite pour voir où celui-ci mener. Le pont allait en ligne droite bien définie de très bonne stature, seul défaut: il était sans protection des monstres marins. Alex avait bien vu que des poissons étranges se cacher sous le pont en attendant leur heure. En guise d’avertissement il dégaina sa rapière pour faire comprendre qu’il ne laisserait pas faire en cas d’agression. Cette arme luisante d’éclat lunaire se refléta sur l’eau en trahissant la présence des monstres. Le banc se dispersa avant qu’Alex ne put savoir où ils étaient.

Tout en enfournant son arme, il continua.
Au fond du pont se dressait une petite bâtisse au toit carré et usé. Presque en ruine, elle dégageait une odeur désagréable de moisissure. La porte avait été forcée et des marques de griffes l’avaient mise en lambeaux.
A l’intérieur, il ne subsistait qu’un tableau de bord rouillé, des boutons de tous les côtés sans explication cohérente. A l’opposé du tableau, il y avait une fenêtre brisée située juste en face de l’autre maisonnette. Au travers on pouvait voir apparaître une immense porte métallique au milieu de l’eau entre les deux pontons. Le hangar, les deux ponts et la porte oxydée formé une sorte d’enclos où proliféraient des barques en bois et autre bateaux. Les plus beaux vaisseaux devaient se trouver à l’intérieur du hangar.
Alex n’osa pas toucher les multiples boutons dispersant des bouts de verres et se résout à revenir vers l’avant de l’habitation.

Sur le pont, les ombres étaient revenues en surcroît. Plusieurs paires d’yeux se dessinèrent dans l’eau, s’avançant doucement près du pont en bois sans défense, ils encerclèrent le garçon qui avait déjà entamé la traversée. De chaque côté de la passerelle des tâches noirs aux yeux rouges s’avançaient quand l‘un d’eux sortie sa nageoire dorsale hors de l‘eau et brisa le silence du paisible lac. Alex s’arrêta net et pris conscience qu’il était dans un cul de sac. Cherchant à marcher sans faire de bruit, il continuait d’avancer mais la passerelle en bois ne cessant pas de craquer sous ses pas.  


Subitement, quelque chose brisa brusquement la couche calme et plate de l’eau. Derrière, un poisson aux écailles sombres sauta sur lui avant qu’il n’eut le temps de sortir son épée. L’épéiste  plongea à terre pour éviter la créature aux dents pointues et aux nageoires ocres affinaient de griffes de félins.

Il put sortir son épée et son bouclier, mais resta à terre. Autour du pont, des dizaines d’ailerons aux membranes rouges dépassaient la couche d’eau en laissant paraître des yeux albinos. Leurs dents, malgré leur taille de truite, étaient aussi grosses que le poing d’Alex et saillaient vers le ciel.

Il tenta de ramper jusqu’à la berge mais à peine eut t-il progresser à la manière d’un serpent que les poissons quittèrent leur habitat pour, d’un bond, lui bloquer la route. Alex se redressa d’un coup et déchira la mâchoire d’un monstre qui n’avait pas su contrôler sa faim. Bien qu’hors de l’eau, ils semblaient amphibiens et utiliser leurs puissantes nageoires crochus pour s’agripper au pont et avancer vers la victime.

Ils déchiraient le pont avec leurs puissantes ongles en traînant leur ventre balourd sur le sol. Le chevalier assailli, fit demi-tour en courant vers la maison en ruine; mais les poissons sautèrent comme des dauphins sur le pont voulant arracher un morceau de chair à leur victime.
Ils sautaient et griffaient son bouclier puis retombaient dans l’eau trouble. Les amphibiens derrière Alex se rapprochaient doucement tandis qu’il se protégeait des mâchoires et des griffes de ses ennemis.

A chaque fois qu’une truite sautait hors de l’eau pour tenter de le mordre, il tailladait son opposant avec facilité grâce à sa texture de poisson. Au bout d’une dizaine de cadavres, ceux qui étaient dans l’eau vaseuse cessèrent les attaques désespérées. Ils restaient ceux qui bloquaient son chemin, dans leurs yeux une avidité sans conteste les tourmentés. Malgré que leur corps n’était pas fait pour vivre à l’air libre ils avancèrent en faisant siffler leur langues comme des serpents.
Le garçon hésitait terriblement à lancer la première attaque car s’il abaissait sa garde il pouvait le payer cher.
Au bout de quelques minutes ils furent à quelques mètres de lui et l’épéiste fut pris dans un cul de sac au bout du pont qui aller vers la maison. Il aurait pu sauter dans l’eau pour s’enfuir à la nage mais les monstres marins l’aurait vite rattraper et il ne voulait pas servir d‘appât aux piranhas. Il n’y avait pas d’échappatoire alors, ne sachant pas quoi faire il s’élança à la rencontre des adversaires, le bouclier levé et l‘épée prête à trancher.
Un poisson sortit brutalement de l’eau pour l’arrêter dans sa course. Il se figea sur son bouclier et essaya de rayer sa surface blanche. En attendant les autres truites se préparèrent à sauter sur lui pour le tuer. Alex ne pouvait se défaire de la bête qui gigotait sur son armure et l’empêchait de se concentrer sur le reste de ses adversaires.

Alors les monstres se jetèrent sur lui…

A peine projeté dans les airs, une volée de flèches venues de l’avant du hangar vint frapper les bêtes en plein cœur avec une précision mortelle. La plupart des créatures ne furent que grièvement blessé et prirent la fuite. Les autres flottaient sur l’eau en rependant leur sang dans le lac. Une nouvelle volée parcoura le ciel en déchirant la voûte de l’espace pour frapper les bêtes en fuite. Elle franchirent la barrière de l’eau et frappaient avec violence les créatures de l’ombre.
Une seule flèche sifflante, partit à l’écart et vint frapper le bouclier d’Alex en transperça le monstre accrochait à son armure.
Toutes les bêtes se dispersèrent en laissant échapper des plaintes de douleurs dans la nuit.

Alex se redressa rapidement et courra vers la face première du hangar. De là, il s’arrêta net. Plusieurs flèches se pointèrent vers lui en menaçant l’arrivant de stopper son avancée.
Alex put reconnaître qu’il s’agissait d’elfes. Une dizaine de personne avec de longues oreilles saillantes et le regard furtif se tenaient postés devant le hangar. Leurs armures bleues scintillaient à la lueur de la lune, sans une rayure elles étaient parfaites, leur casque d’or était affiné et poli pour illuminait la nuit d‘une couleur jaune clair. Les arcs étaient terminés par une pointe blanche qui étaient toutes dirigé vers le chevalier.

- Letta orya thorna! ! Ordonna une voix autoritaire.

Tous les pics s’abaissèrent à terre et Alex fut soulagé de savoir qu’ils soient de son côté.
Un homme en armure verte avec un casque à plume vint à sa rencontre.

- Alex venait avec nous! C’est Eliot qui nous a envoyaient pour venir vous cherchez. Des médecins compétents viennent de terminer leurs analyse sur votre amie.
- Ah? Euh… très bien et qu’est-ce qu’il en résulte?
- Nous n’en parlerons pas ici. Guismar, nous a demander de vous ramener au village.    
«  D’accord…  Abandonna Alex.
  Mais n’a t’il pas exagéré sur le nombre de soldats qui devait venir me chercher? »
- Nous sortons toujours en petite troupe durant la nuit comme vous avez pu le constater c’est l’heure de chasse pour les monstres! Expliqua le chef.
- Je vois… c’est logique…, vous avez sûrement raison!
«  Bon! Il est temps d’y aller! » Conclut l’elfe qui semblait pressé. Celui-ci fit signe à ses soldats de se rapprocher et ensemble ils firent un cercle autour d’Alex qui restait peu assuré au milieu des elfes en armures.
Ils semblaient prononcés une formule magique lorsque le chef s’écria:

‘ Grajzla ’

Alors le rayon lunaire vint créer une boule lumineuse autour d’eux, semblable à la magie féerique mais différente. Elle s’envola, entraînant les elfes et Alex et traversa le ciel comme une étoile filante pour s’arrêter violemment plus loin dans la forêt, une fois le lac survolé. Alex, à cause de la force cinétique partit en avant et percuta les elfes à l’autre bout du cercle. Ceux-ci ne lui répondirent pas lorsqu’il s’excusa aimablement. Sûrement ne devait t’il pas comprendre.
La boule s’était arrêter dans les airs et flottait au-dessus de la forêt. Alex put voir au travers comme si s’était une vitre et contempla un énorme bouclier bleu qui lui, n’était pas translucide et s‘étendait sur plusieurs hectares de forêt.

«  Comment vous appelez-vous? » Demanda subitement Alex au chef.
Ce dernier le regarda étonné. Il le fixa d’un regard grave et lui répondit:
«  Mon nom Dargan, chef de la légion n°3 des elfes archers et aussi conseiller de notre souverain Guismar.
Se justifie t’il comme s’il assisté à une conférence.
- Dargan… c’était de la magie elfique tout à l’heure? Lorsque vous avez créer cette sphère? Sollicita le guerrier intrigué.
«  Oui, c’était de la magie! Mais seuls les elfes ayant reçu une expérimentation à l’enseignement de cette magie peuvent la contrôler sans risque! Si jamais tu te découvres des pouvoirs magiques ne tente pas de les prononcer en elfique: il te videront de ton énergie vitale.
«  C’est promis! » Ria le chevalier.
« Qu’attendons nous à flotter dans l’air? » Renouvela Alex.
- Attendre que les elfes repèrent que nous sommes au-dessus pour désactiver leur sphère. Répondit Dargan qui commençait à déléguer cet interrogatoire.

«  Du vardens gata vanta!  » Cria l’elfe.

Brusquement la sphère disparue… Le globe lumineux put descendre mais son mouvement avait fait disparaître la visibilité. Supposant qu’ils devaient contrôler leur descente par magie, Alex ne posa aucune autre question de peur de déconcentrer les elfes.
Un bruit étrange accompagna leur atterrissage et la lueur se dissipa.

Il faisait nuit et Alex fut surpris par toutes les lumières que le village créait à lui tout seul. Le village était bordé de fleur un peu partout qui poussait entre les chemins. De jolies petites plantes aux pétales closes embellissait tout le paysage. Les maisons étaient bâties en bois et parfois placés au sommet d’arbre immenses. Il fallait grimper à une échelle sans fin pour arriver jusqu’en haut. Toutes bâties dans le bois des arbres, elles semblaient collées les unes autres et s’étalaient sur plusieurs kilomètres.
La troupe s’avança alors dans la ville pour atteindre le Nord. Là, une immense battisse en brique se tenait posté sur une petite colline et Eliot l’attendait sur le seuil du bâtiment.

«  Eliot! Je suis content de te voir! Détendit le garçon soulagé.  » 
L’elfe concentrait ne lui répondit pas.
«  ELIOT !  » brailla t’il à nouveau.

« Chut!!! Lui répliqua l’elfe.
Guismar, notre dirigeant va arriver! Sois- respectueux… je te remercie!

Il entrèrent ensemble dans une grande salle de conférence couverte par une belle nappe violacé puis attendirent l’arrivée de Guismar. Au plafond d’étranges lumières coloraient la salle et, il n’y avait qu’un seul meuble pour reflétait ces lueurs. La salle était silencieuse bien que deux personne y étaient présentes.

Alex resta muet. Il regagna son sérieux avant l’arrivée du ‘ chef  ’ malgré son manque de sommeil et son état délabré.  Au bout de quelques minutes, un homme de haute taille et armé d’un arc arrive dans le hall. Il ressemblait plus à un chevalier qu’un Roi au allure modèle.

- Bienvenue à vous Alex! Il me semble que c’est la première fois que nous nous voyons!
L’homme était un elfe au regard assuré et sincère, sa tunique était bleue et son pantalon blanc. A son dos, un arc créait dans un métal elfique avec un carquois aux flèches d’argents.

- Mon respect est plus grand que tout! J’espère ne pas vous avoir perturber en venant en ces lieux…
- Non! Votre venue est une bénédiction! Vous avez vaincu à l’aide de mon fidèle messager Eliot le redoutable Horoum! Vous êtes un héros pour nous tous!

Alex fut un peu gêner par cet accueil chaleureux mais dès que le sombre regard d’ Eliot croisa le sien il reprit vite son sérieux.
- Merci beaucoup! Mais le mérite ne me revient pas entièrement! Eliot et Féerie était avec moi!
Eliot gênait à son tour fit mine de ne pas avoir entendu.
- Vous avez raison! Il y a aussi cette petite fée messagère venue du Sud de la forêt qui vous a aidé! Continua Guismar.
Bon… nous pourrions passer des heures à vous remerciez Alex mais je crois que votre venue avait un autre sens… non? Nous allons passer à cette analyse tout de suite! Dit-il en souriant gracieusement.

Il attrapa alors le dossier placé sur son dos entre son arc et son carquois et le posa sur l’immense table de conférence en provocant un bruit sourd.

Il commença à feuilleté rapidement le dossier et déclara:
- Nous avons décerné sur votre amie une paralysie sérieuse qui ralentie considérablement le temps de réveil de cette dernière. Ensuite une atonie peu sérieuse mais qui induit en erreur la réelle cause de son inertie et enfin une confusion mentale, ce que vous aviez déjà discerné…
- Comment pourrait-elle avoir toutes ces maladies à la fois? C’est impossible!! Je n’ai jamais rien vu de pareil! S’alarma le garçon qui débutait à désespérer de plus en plus.

- Moi de même… révéla l’elfe.
C’est une maladie très rare qui n’intervient que dans certains endroit… les plus chaudes de Forésia notamment! La cause de contamination nous est inconnue mais nous savons que cette maladie mentale servait à affaiblir l’âme en tout son être et à l’endormir complètement… Entre cette chose et la jeune mage… c’est une guerre mentale qui à éclatait et l’empêche de prendre conscience du reste.
Elle ne pourra pas se réveiller comme ça c’est certains!
Pourtant ça date du temps des Sages…

-… Alors c’est quoi comme genre de traumatisme? Ca porte quel nom? Souffla le garçon extenué.
- Le tout… on le nommait  ‘ faiblesse spirituelle ’ elle était essentiellement utiliser par les Sages des quatre éléments principaux de la nature.
- Encore ces Sages? Gronda le garçon dans son esprit. Ils ont vraiment mis à la panique avant de disparaître ceux-là!

- Nous n’y pouvons rien du fait du ‘ comment ’ et du ‘ pourquoi ’ Alex… apporta Eliot qui avait deviné ses pensées.
Cette affection est encore initié par quelques Démon de nos jours mais je doute fort qu’il puissent contrôler les esprits.
Guismar, soucieux fit mine décontracté bien que son regard restât grave.
Il reprit:
«  Il a raison… c’est presque impossible pour un Démon de pouvoir contrôler les esprits surtout qu’ils sont vus dans le Royaume comme les