
Chapitre 20: Le vol du chevalier déchu.
Pour le jeune homme se fut presque une bénédiction que l’Esprit l’a remis dans un état d’inconscience totale. Il rattrapait son manque de sommeil quoique, de nouveau perturbé par des songes ténébreux.
Cette phrase revenait sans cesse dans sa tête, sans jamais trouver de répit, elle le harcelait et rendait son supplice encore plus violent.
- Tu n’es pas humain… tu es un Démon. Disait-elle sans cesse, l’enveloppant dans ces pensées.
Elle avait même réveillé en lui ce rêve… à Mabressia… tout était sombre et l’on ne voyait que les ombres. Il se demandait même si cette phrase n’avait pas une part de vérité.
Dans son rêve… il n’avait vu que des monstres… éliminant des êtres humains sans pitié et les créatures infâmes lui faisaient presque ressentir de la compassion dans l’histoire qu’il avait put comprendre…
Un messager dragon… venu du Nord qui avait péri à cause d’une humaine.
Un loup nommé Lyso qui semblait bien plus qu’une simple créature aux dents aiguisées… il avait presque du cœur.
Des armées particulières et bien organisées… à croire qu’il était dans ces camps depuis toujours. Lui-même ne se souvenait pas de son enfance… étrangement… bizarrement… curieusement.
Et cette jeune fille… au visage voilée, qui était-elle? C’était la seule personne qu’il avait pu voir assez distinctement: un visage insouciant de peur, une flûte à la main et une créature étrange à ses côtés.
Était-elle aussi du côté des monstres? Ou celui-des humains? Que sont vraiment les Démons?
Et… n’était-ce vraiment un rêve?
Ces questions l’irritaient clairement pendant sa léthargie et il aurait bien voulu pouvoir dormir en paix… jusqu’à ce qu’une lumière aveuglante transforma son profond sommeil en un regard troublé illuminait par plusieurs lampes. Il entendait des voix autour de lui et à contrecœur se résolut à ouvrir l’œil pour rassurer Eliot.
D’un bond il leva et hurla de douleur en sentant ses côtes cernées d’un bandage serré ainsi que son front saturé de plaies qui venaient de craquelaient même sous la ligature. Il se frotta machinalement les yeux le temps que ses yeux s’habituent à l’éclairage.
Il se rendit compte une fois bien réveiller, qu’il n’était plus dans le temple mais dans une étrange salle au pavage de marbre et aux lampes de cristal. Mais il délaissa vite tout ce qui l’entourait pour voir dans quel état il avait survécu.
Il était presque méconnaissable:
- Enveloppait de bandelettes comme une momie sur tout le long des bras et au niveau de la taille.
- Les mains rougeâtres, non par le sang mais par la couleur de sa peau dont la coagulation du sang était devenue plus que fulgurant.
- Le reste subsistait en divers pansements un peu partout sur le corps.
Il gronda sous de rage et retira une bonne partie des compresses qui l’étouffait. Il s’énervait sur les pansements qui collaient ses mains sans le lâcher avec leur composition adhésive. Secouant les mains de tous les côtés pour que les crampons relâchent leur prise, il se faisait mal… tout seul cette fois-ci.
Tous ces pansements le frustraient et à la fin ne laissa que ceux autour de son estomac et sur son front. Il sentait sa tête bourdonnait dans ses oreilles mais cette douleur commençait à s’atténuer.
Il resta allongé un certains pour reprendre ses forces et tentait de savoir ce qui s’était passé. La scène, lui revenait doucement. Durant près d’un quart heure, il chercha à reconstituer tous les détails de ce qui s’était passer juste avant, cependant il mélangeait nombre d’événements parmi ceux qui s’étaient passer récemment.
Toujours pris dans sa rêverie, il n’avait pas remarqué que quelqu’un était rentré dans sa chambre.
« Est-ce que tu vas mieux? Lui demanda une voix d’elfe masculine au ton clair.
A ce même moment seulement, il sursauta en entendant la tonalité de la voix. Un elfe dans une tunique bleu clair s’était penché sur son lit.
Il bégaya instinctivement:
« Je… je… oui… ça va… mais où… suis-je? »
« On vient de te ramener au village afin que tu récupères. Tu venais d’être littéralement sonné par l’Exorcika lorsqu‘Eliot a prévenu les gardiens du temple. Tu ne te souviens pas je suppose? »
Alex hocha la tête doucement et un terrible mal lui prit en compte.
« Hum… je me demande s’il n’a pas exagéré un peu. Il a insisté pour que tu le rejoignes au temple pour commencer à t’entraîner avec un Esprit. » dit-il en se redressant.
Alex s’en trouva étonné mais ne manifesta pas d’autres commentaires saumâtres. Il se contenta de dire:
« Je vais y aller… mais j’espère que ce n’est pas mouvementé comme exercice. »
L’elfe tourna les talons pour sortir en lui répondant:
« Je ne sais pas… tu verras bien »
Cette réponse avait quelque chose de peu convaincant mais il faisait confiance à Eliot. Il se redressa en gémissant et sortit aussi vite qu’il put de cette salle insolite qui l’empêchait de voir quoi que se soit.
La lumière lui rendait un mal crânien aussi insoutenable que lors de sa sieste. Une fois dehors, son malaise mental disparut mais il restait les blessures qui le tiquaient de temps à autre et il devait s’arrêter à chaque fois que ses douleurs le faisaient souffrir.
Par chance, il sut retrouver son chemin vers le temple. Il contempla le ciel qui commençait à s‘assombrire. Il supposa, qu’il avait dormi plusieurs heures d’affilées!
Juste devant, Eliot était en compagnie de Aiedail et sellait le grand et bel oiseau avec des harnache qui entouraient son poitrail et passaient sous son ventre. Les rênes étaient de couleur bleu marin, elles étaient attachées avec la même élégance que pour un cheval mais plus gros notamment. Le garçon, étant très occupait à vérifier de la sûreté de la selle azur, des rênes couleur mer profonde, des attaches en cuir, - et tout le reste - ne remarqua que très tard l’arrivé du garçon qui l’avait rejoint.
Alex dû donc, mettre en valeur sa présence:
- Qu’est-ce que tu fabriques?
L’elfe laissa un instant ses premières préoccupations pour regarder son interlocuteur en face.
« J’étais en train de seller Aiedail. Ca m’a pris pas mal de temps car il faut faire passer toutes les attaches des deux côtés pour bien coincé l’ensemble et évitait au quelconque risque que tu perdes ta selle! »
- C’est Aiedail qui a voulu que je sois son cavalier? Ca ne m’aurait pas étonné! Gloussa le garçon alors que l’Esprit vint frotter le flanc de son aile contre son épaule.
- Banni était prêt à t’emmener aussi mais cet aigle a plus d’un tour dans son sac pour faire céder les autres candidats!
- Pourquoi étaient-ils si attacher à l’idée de m’emmener? Je pense que je dois plus les importuner qu’autre chose… non ?
- Les raisons de ces conséquences de doivent pas être révélées à celui-ci qui obtient le droit de monter un Esprit. Sache seulement qu’ils ont défendu leurs intérêts avec insistance! J’ai bien cru un instant qu’ils allaient se battre!
- Banni… c’était le gros mille-pattes? Comment aurait-il put aller jusqu’aux montagnes vu qu’il ne peut pas voler?
- Ce ’ gros mille-pattes ’ comme tu l’appelles est un de nos plus puissants Esprits! Tu ne connais pas ses pouvoirs alors ne le sous-estime pas!
- Mouais… à par franchir les montagnes ou creuser des tunnels je me demande ce qu’il sait faire…
Eliot le foudroya agressivement en croisant les bras et se tourna vexé de son dernier propos.
- C’est compris. Se renfrogna le garçon. Je suppose aussi que les pouvoirs de chacun des Exorcikas ne peuvent être révéler que si tu as réussi à obtenir sa confiance!
- C’est exact! Tu m’évites des explications supplémentaires.
Cette réflexion fit monter une petite colère intérieure envers celui-ci montrait une passivité hors normes en dissuadant chaque information qu’il pouvait transmettre au dérouté. Tous deux se toisait d’un œil rival et Alex lui esquissa même un petit sourire.
- Bon… il serrait temps que tu t’entraînes! Sinon, on ne partira jamais!
- Pour quelles raisons il n’y a que moi qui dois m’entraîner? S’irrita le chevalier. Je ne suis pas le seul à partir, je te signale!
- Pour les simples et bonnes raisons que MOI j’ai DEJA la confiance de Aiedail et que Féerie est une fée et comme toutes les fées elle sait voler. Il n’y a que toi qui pose problème!
- En gros tu veux dire quoi? C’est moi le boulet?
- Hum… en quelque sorte… oui. Dit-il d’un ton toujours aussi indifférent. Mais tu dois bien venir au cas où l’on rencontrerait des Démons! Tu serra plus utile une fois sur place! Alors entraîne-toi si tu veux pas jouer les ‘ boulets ’!
- Si tu sais déjà commander à l’Esprit pourquoi tu ne le dirigerais pas?
Le visage d’Eliot se durcit sur le ton avec lequel Alex lui avait adressait la question.
- Tu ferrais mieux d’arrêter de poser des questions inutiles! On aura besoin de toi en route c’est tout! Si on a besoin de se défendre, il vaudrait mieux que nous soyons deux à pouvoir dirigé Aiedail... au cas d’un quelconque blessé. Maintenant cesse de perdre du temps et monte !
Alex se broncha pas. Il savait que quelque chose fracassait l’archer magique mais il ne voulait pas lui dire tout simplement.
Il monta - avec une grande aide de la part des étriers - sur l’oiseau accroupi.
Une fois sur l’Exorcika, la bête releva la tête et déjà, il avait failli tomber car il n’avait même pas attraper les rênes. Il était légèrement incliné en arrière et Eliot lui rappela toujours maintenir les rênes en mains et de bien de cramponner au décollage étant parfois brusque.
De là, il vit que des harnaches étaient placées à l’avant de la selle des deux côtés de la tête de l’animal.
Celles-ci avaient attiré son attention.
- Ca ne sert à pas à grand chose… à par pour simplement éviter de t’écraser au sol lorsque Aiedail exécutera des figures complexes. Tu devras seulement les tenir fermement. Dévoila ironiquement l’archer.
Enfin, il ne lui donna pas plus d’explications et Aiedail d’un puissant battements d’ailes s’arracha du sol et s’envola très haut dans le ciel en recouvrant Eliot d’une infime pellicule de poussière. Alex, lui ne manqua pas de rire derrière sa main au grand désarroi de son entraîneur qui lui cria:
- Izek zhmoefo !
Quelque chose de rassurant ou non? Le jeune homme n’avait pas saisi.
Puis avec une vitesse croissante, ils s’éloignèrent de la terre et bientôt, il ne vit plus que les cimes des arbres.
Il jeta un coup d’œil par-dessus l’aile battante de Aiedail et s’aperçut que leur hauteur était déjà vertigineuse alors il eut comme un malaise avant de se reprendre, éperdu par la vue. Il en avait presque oublié le moyen de liaison qui devait l’unir à la créature.
Donc, il ferma les yeux, se concentra et s’avança timidement vers l’esprit de l’aigle en cherchant à le contacter.
C’est alors qu’il avait distingué très nettement une lueur puissante qui émanait de l’autre esprit. Il s’avança et vit que, contrairement à Exultans, il n’y avait pas de hautes barrières qui l’empêcher de parler avec Aiedail. Lui, se tenait dans la lueur éblouissante en versant un regard plein d’égard vers le garçon. Une voix perça alors le silence:
- Dépêche-toi! Tu es trop loin de moi pour que je puisse te parler alors approche! Lui demanda une intelligente voix au ton clarifié qui retentissait entre les deux personnes.
Il s’approcha et s’arrêta juste en face de lui puis l’oiseau le connecta à son âme avec un petit tic de douleur qui détacha une grimace au visage de l’épéiste. L’aigle se contenta de dire « Oups! Désolé! Exultans a dû y aller trop fort avec toi! Va-y ouvre les yeux maintenant et essayer de me parler tout en scrutant le paysage! »
‘Oups’ ? Étais-ce vraiment ainsi que parler les Esprits?
Il s’hésita à ouvrir les yeux de peur de lâcher trop hâtivement le contact qui soulèverait une nouvelle douleur dans son cerveau. Il ouvrit donc ses deux pupilles en cliquetant pour pouvoir garder l’Exorcika à ses côtés.
Dès qu’il vit que rien ne se passait, il rouvrit les yeux et vit que l’aigle était en train de planer dans le ciel en attendant autres ordres de sa part.
« Va-y! Maintenant on peut se parler! Donne-moi quelques instructions à suivre! Tu es là pour apprendre! Je ne ferrais pas grise mine! » l’obligea t’il alors qu’il commençait à exécuter un tonneau dans le ciel en déstabilisant son cavalier.
« Ne refais jamais ça!!! S’arracha l’épéiste qui sentait sa tête bourdonnait comme le bourdonnement d’ailes d’un hyménoptère. »
- Alors va-y… saisi ta chance sinon je continue!
C’était visiblement de la provocation et Alex avait bien l’intention d’avoir du répondant.
Il prit le temps nécessaire avant de répondre, le moment où l’Esprit achevait un salto pour commencer.
Sa dernière figure lui avait donné mal au cœur et il se cramponna pour éviter de tomber. Ses muscles lui faisaient encore mal mais s’était moins douloureux que la veille. Alors il cria en silence: « STOP! Redresse-toi en descend vers les arbres! ».
Alors, Aiedail plongea vers les arbres à une vitesse extrême sans s’arrêtait en provoquant le bruit grave du vent qui les fouettait en pleine face.
« NE PERCURTE PAS LES ARBRES!!! STABILISE-TOI AU-DESSUS D’EUX! » brama le garçon dans un effroi mortel.
L’Esprit se contenta d’écouter et déployer ses ailes pour arrêter durement la chute qui fit hurlait le garçon par les souffrances que ses muscles enduraient.
« Est-ce que ça va? Il aurait fallu me demander plus précisément si tu veut que je descende à une vitesse moyenne, par palier ou encore très vite! »
« Je m’en souviendrais merci… glapit le chevalier sous la douleur. Maintenant que dois-je faire? »
« Tu continue comme ça ! C‘est tout » ria t’il.
Ils passèrent en l’air encore près d’une heure en effectuant des tours de prouesses guidés par l’esprit.
Alex avait peine à suivre les gestes furtifs de celui-ci car il multipliait les petits caprices, seuls stimulant pour le faire réagir. Et encore une heure passa… très, très vite pour le chevalier. Au bout de la deuxième heure, il sentait le froid frigorifié ses mains et refroidir son corps tout doucement. De plus le contact mental prolongé avec l’esprit commençait à faire siffler ses oreilles et faire grincer sa tête.
Autant dire qu’il devait descendre. L’entraînement avait déjà duré assez longtemps Aiedail.
Le bel oiseau, guidé sous les ordres de son Armika ploya ses ailes avant de plonger vers la terre. L’épéiste appréciait de plus en plus ces descentes vertigineuses qui lui procurait des sensations incroyables bien qu’il resta prudent sur la façon dont son Esprit chutait pour éviter de s‘écraser au cas où... L’Exorciser descendit en palier avant d’accélérer un peu avant la fin.
Une fois au sol, Eliot, qui s’était déplaçait pour les admirer, les rejoignit sur la clairière.
- C’était presque excellent pour une première fois. Commenta agréablement Eliot.
- Merci! J’ai trouvait ça assez éprouvant donc je suppose que j’ai bien réussi à mener la partie!
Aiedail grogna un cri de reprise à celui-ci qui se croyait être le seul vainqueur de cette histoire.
Il se tourna vers le vexé et le calma:
- Je ne t’avais pas oublié! Me fais pas la tête Aiedail!
Mais celui-ci s’écarta et bougonna dans son coin comme un enfant puni.
- Ce pauvre Exorcika est toujours le même! Éclata l’archer.
- Il est toujours comme ça?
- C’est fréquent! Fais comme si de rien n’était! Il serra mieux demain.
- Si tu le dis…
- En attendant, tu peut faire ce que tu veut. On reprend demain à la même heure!
- C’est noté. A demain! Je vais me balader dans la ville!
- Ne te perd surtout pas! J’aurais dû mal à te retrouvé! Plaisanta son compagnon tandis qu’Alex disparaissait dans les bois.
Le crépuscule descendait doucement. Il se dirigea vers la ville en titubant malencontreusement mais il avait beaucoup moins mal qu’à la dernière soirée. Il se savait pas quoi faire avant le lendemain, il aurait voulu continuer de s‘entraîner. Il errait dans les rues en écoutant diverses conversations des elfes qui parlait sa langue. Deux elfes, dans une ruelle parlaient d’un incendie volontaire qui s’était produit, il y a peu dans le village. Alex les écouta avec concentration.
- Encore cette bande de monstre! Cria l’un.
- Je donnerais n’importe quoi pour leur mettre la main dessus! Bientôt ils mettront la ville à sac! Glapit l’autre.
- Je me demande bien comment il peuvent faire ça sans qu’on s’en aperçoive! Les vigiles ne repèrent jamais un seul monstre dans les environs alors qu’ils doivent être au moins une dizaine!
- Ils sont plus malins que nos vigiles! Bientôt, lorsqu’ils en aurons assez ils s’en prendront à quelque chose de plus gros…
Comme si la mémoire lui revenait brusquement, Alex vit l’incendie de Mabressia se dessinait dans ses pensées. Les monstres avaient-ils vraiment pu brûler la cité impériale à l‘heure qu‘il était?
Non… Ce n’était pas possible… le roi les aurait repousser mais… si… ça n’avait pas été le cas???
Et si ç’avait était réel?
La peur s’empara de lui, il voulait savoir si ce qu’il avait vu n’était que rêverie absurde ou réalité matériel. Il devait en avoir le cœur net… il devait retourner à Mabressia… mais comment?
Il mettrait plusieurs jours à revenir et le roi avait sûrement renforcer la sécurité de sa cité. Et puis… son entraînement alors? Il ne pouvait pas retourner au château sans…
Son entraînement… un aigle… un Armika…ne pouvait-il pas…
OUI! Eurêka! Grâce à Aiedail il pourrait aller voir si la cité n’a pas été attaquée! Avec la vue, en quelques heures il pourrait apercevoir le château!!!
Il souffla un instant, et se remit à réfléchir. Est-ce que Aiedail en temps qu’Esprit, avait le droit de l’emmener au-delà de la forêt et d’aller si loin? Si jamais on apercevait l’aigle, on pourrait le confondre avec un monstre et tenter de l’abattre… C’était légèrement périlleux.
Mais c’était la seule solution et il avait l’intention d’en parlerais à Aiedail demain.
Une dernière pensée lui revint en tête… combien de temps l’Oiseau Sacré du jugement avait-il encore à parcourir avant d’arriver à Mabressia? Aux dernières nouvelles… on l’avait vu du côté de l’Empire vers le mur de l’effroi qui était la porte d’accès à la plaine maudite. C’était… à un mois et demi à cheval… et en survolant… un peu moins… un mois ou légèrement plus.
Il continuait de marcher tout en réfléchissant… son voyage ne devrait pas prendre un mois entier… mais au cas de quelconque imprévu cela serrait très mauvais pour ses amis…
Il repensa à eux… Hélia… Chris… et… Laya… tous étaient dans une situation délicate, et lui-même ne pouvait pas de défaire de ses obligations pour le moment.
La décision de laisser Chris en prison ne le rassurer guère… mais il ne pouvait pas faire autrement.
Hélia… que décidera t’elle si Chris est mis devant le jugement?
Et Laya… va t’elle revenir… ? Ou mourir sans jamais se réveiller?
Questions de tortures. C’était insupportable mais bientôt, elles auraient une réponse…
En attendant, il retourna chez ’ lui ’ où il y restera cloîtré le reste de la journée.
Le lendemain, il but la boisson rouge qu’avait déposé Féerie pour apaisait ses muscles et arriva à l’heure pour son entraînement. Eliot en fut même impressionné que cette fois, il fut si rapide.
Il s’envola avec Aiedail dans le ciel et lui fit par de son projet de la journée sans lui expliquer pour autant qu‘il avait rêver de la cité en feu.
- C’est une bonne idée! Ca te donnera l’occasion de faire un petit voyage avant le départ! Assura l’Esprit.
- Mais… si jamais les gardes nous voient? Ne risqueraient t’ils pas de nous prendre pour cible?
- Ca ne risquera pas d’arriver! On va rester suffisamment loin de la ville!
- Ca me rassure! Alors allons-y!
- Très bien! Mais c’est où exactement Mabressia? Je ne vais pas souvent à l’extérieur de la forêt!
Le chevalier scruta les environs avant de répondre:
- Au Nord-Est! Je te dirais si jamais tu t’éloignes!
- Alors on y va!
L’Exorcika déploya ses ailes puis commença à prendre une vitesse qu’il n’avait pas atteint la veille et troubla sobrement le garçon.
Au-dessus de la plaine dévastée, il faisait assez froid et Alex vit que ses vêtements se couvraient de petites gouttelettes d’eau qui humidifiait l’air. Le froid entreprenait de frigorifié le jeune homme sur l’aigle blanc qui, lui, ne semblait pas atteint des nuages austères de bruine.
Au bout d’une heure, il pouvait apercevoir l’ombre trouble et lointaine du château dans la plaine. Alex fixa d’un regard de rapace la ville assombrit par un nuage blanc. Il sentait son cœur battre dans ses tempes, et ce battement ne cessait de s’accélérer sous l’anxiété.
Le nuage blanc passait son chemin doucement… doucement… agaçant le chevalier par la hâte avec laquelle il devait savoir. Il demandait à Aiedail de descendre puis remonter afin qu’il puisse voir une quelconque parcelle de muraille blanche mais l‘opacité ne lui laissait guère de temps d‘apercevoir quoi que se soit.
Alors que le temps passait, il voulut faire demi-tour car les plumes de l’aigle commençait sérieusement à se tremper et alourdir l’animal.
Cela devenait dangereux pour les deux.
Alors qu’il rapprêtait à faire demi-tour, Alex aperçut la ville, qui se dessinait fièrement alors qu’un nuage laissait un trou dans la voûte du ciel. Ses hautes tours se dressaient bravement et son haut mur d’enceinte blanc cernait à ville comme une prison. Au point le plus élevé de la ville on pouvait voir des petites traînées de fumée montaient lentement.
Alex resta perplexe… apparemment la ville n’avait pas subi de dégâts matériels et les murs tenaient encre debout…
Le retour se fit dans le silence le plus totale entre l’Esprit et l’Armika. Il n’y avait pas à s’inquiété pour la cité mais son rêve lui donnait froid dans le dos…
Encore deux jours passèrent alors qu’il s’entraînait à supporter les tonneaux aériens et débutait aux ordres offensifs. L’Esprit possédait plusieurs sorts magiques et de techniques attaques assez étranges que le garçon dû apprendre à utiliser seulement dans certaines conditions.
Eliot, lui l’observait toujours dans les progrès aériens et lui donner des conseils à chaque fois.
Une fois la fin de la quatrième journée d’entraînement, Eliot vint lui parler lorsqu’il parvint à se poser terre.
Il parla d’un ton maussade:
- Je crois que tu es suffisamment entraîné… on va partir demain si cela ne te dérange pas…
- Demain ? C’est encore mieux…
- Ne t’en réjouie pas trop.
L’elfe lui remit une liste très étrange de produit à acheter pour le voyage. Le chevalier tenta avec une certaine difficulté à traduire l’écriture peu lisible et du garçon qui semblait écrire à moitié elfique. Le nom des produits à acheter notamment qui étaient de nature imprononçable.
- Va acheter tout ça auprès des marchand et rassemble-le tout dans un sac! On chargera le tout demain.
Le garçon émit une grognement sournois avant de s’en retourner vers la ville acheter le matériel.
Derrière l’elfe grommela:
- Eka askol hrôr me sifra…
Langue ancienne:
Armika: Titre honorifique donné à celui ou celle qui à pour droit de monter un Esprit Divins.
Eka askol hrôr me sifra : Je me demande comment il a pu apprendre si vite…
Chapitre 21: L’envoyée de la lumière